Le Kevin

Un mélomane insomniaque

What’s my age again ?

Oui, vous avez bien lu le titre. Mais si vous ne l’avez pas compris, c’est à se demander où vous étiez en 1999, sûrement pas en plein dans votre adolescence.

Eh oui, le but du présent billet sera de divaguer sur Blink 182 et, plus précisément, sur leur album culte, soit Enema of the State. Pourquoi? Parce que j’ai eu une drôle d’envie de ressortir ce chef d’oeuvre de pop-punk (sic) il y a environ deux semaines alors que je m’apprêtais à faire la vaisselle dans le silence le plus total, peu inspiré par mes achats récents. Pourquoi ne pas piger dans le très vieux matériel ? me dis-je alors. Je pris donc mon courage à deux mains et je m’aventurai dans les ténèbres de ma discothèque, soit dans les dizaines d’album à sonorité pop-punk issus de mon Moyen-âge musical (c’est à dire entre douze à quinze ans environ). J’ai donc jeté mon dévolu sur le fracassant album de ces californiens, dont je possède tous (oui mesdames) les albums.

Avant d’envoyer le laser sur la chose, je me suis demandé si je n’allais pas être porté à stopper l’aventure dès les premiers power chords. Eh bien, il s’avéra que non et que j’ai même renouvelé le fait environ trois à quatre fois depuis ! Enema of the State s’avère être un album toujours écoutable, disons. Malgré la quasi décennie qui nous en sépare et le passage à plusieurs autres modes ainsi que l’évolution psycho-physique d’une grande part de ses auditeurs originels, il a encore réussit à amuser mes oreilles. Pas mal pour un ouvrage qui, selon moi, a relativement très peu réussi à se transmettre aux générations suivantes et qui sombre de plus en plus dans l’oubli.

Maintenant passons au décorticage de la galette. Débutant par l’efficace Dumpweed, l’album prend définitivement une couleur pop avec une réalisation proprette avec un petit beat aux origines punk et une ligne de power chords magistralement accrocheuse. Notons aussi que la voix de Tom Delonge avec le recul est toujours au bord d’être désagréable (en fait, elle l’a toujours été pour plusieurs d’entre vous, mais moi je l’ai toujours bien aimé), pour les néophytes, disons qu’elle ressemble à celle de Simon Proulx des Trois Accords. Puis on enchaine avec Don’t Leave Me, alors que Mark Hoppus prend le relais à la voix, pour le bien de certains d’entre vous, titre que j’ai toujours bien apprécié. Notons ici qu’après deux titres, les paroles n’ont pas beaucoup changé, en effet nous sommes encore dans le carcan des relations interpersonnelles chez les jeunes américains au tournant du millénaire présent.

Mais surprise, un thème totalement ésotérique nous est proposé par Tom dans Aliens Exist. Par contre, on l’oublie très rapidement dès que le lecteur CD (vous pensiez pas que j’écoutais ça en 33 tours?) enchaîne avec Going Away to College qui prend maintenant tout son sens alors que je suis à l’université moi-même (mettons). Puis c’est la révélation et le retour en arrière dans mes pantalons cargo larges ainsi que mes souliers de rouli-roulant lorsque se pointe What’s my Age Again dans mes moniteurs. C’est ici que Blink 182 prend tout son sens avec ses paroles grivoises et son vidéoclip osé pour l’époque (mais depuis, Christina Aguilera a repoussé les limites).

Puis l’album semble stopper avec Dysentery Gary qui vient un peu casser le rythme de l’album (et là je suis vraiment sérieux, c’est du vrai, cette chanson n’avait pas sa place à ce moment là) pour repartir plus lentement avec Adam’s Song. Petit hymne tristounet et incroyablement lent pour Travis Barker, qui se veut tout de même imaginatif là-dessus, je n’ose même pas y imaginer un batteur normal de pop-punk, c’aurait été certainement terrible. C’est là que je dois avouer que l’un des très bon point de Blink 182 n’était pas seulement d’avoir deux chanteurs également cons aux voix totalement différentes mais aussi d’avoir réussi à enrôler ce musicien qui surpasse en talent à peu près cinq fois ses deux comparses. Soulignons aussi que actuellement avec toute la perspective historique que l’on a, on pourrait considérer Adam’s Song comme un initiateur du emo-pop polluant les ondes radiophoniques de nos jours. Mais bon, là je m’avance sur un terrain musicographique très glissant.

Puis arrive le deuxième gros succès souvenir de Enema of the State, soit All the Small Things avec laquelle on avait fait un vidéoclip se moquant des boys bands aussi très en vogue à l’époque. Mais en se penchant de plus près sur ce titre, on se dit “merde c’est pas loin d’être pas mieux que des paroles des Backstreet Boys, j’espère que Blink niaisait là aussi sinon on s’est fait foutument avoir”. Puis on enchaîne avec quatre autres titres moins marquants pour clore l’album, desquelles The Party Song ressort tout de même avec un refrain qui peut facilement rester en tête. Sur Mutt j’en vint vraiment à me demander si le producteur de l’album a pas édité Aliens Exist ainsi que What’s my Age Again ensemble par erreur. En même temps, je me suis dit que je devrais pas écouter du Blink avec autant de concentration, ce que Wendy Clear me rappelle alors que la vitesse à laquelle elle se déroule ne nous donne aucun temps pour poser quelconque question. Puis arrive la fin avec Anthem, qui ne sort aucunement de l’ordinaire.

Sérieusement, c’est bon, mais prévoyez vous un peu de vaisselle sale pour l’apprécier à sa juste valeur si vous avez actuellement plus de seize ans.

P.S. J’ai failli tout abandonner (tout comme vous sûrement) en cours d’écriture, mais j’ai tenu bon, je crois que ça parait dans le propos.

juin 8, 2008 Publié par LeKevin | Uncategorized | , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Tonight in Jungleland…

Je suis inspiré, donc je vais en profiter pour écrire un autre billet pendant que l’enthousiasme y est. Un peu déconnecté des nouvelles découvertes ces temps-ci, et depuis quelques temps même, je suis même débranché du lecteur CD actuellement. Je ne crois pas l’avoir allumé en 2 semaines même, seulement des vinyles ont fait des tours depuis. Du lot, un certain américain du New Jersey, adepte de Telecaster, a pas mal crié dans mes hauts-parleurs dernièrement : Bruce Springsteen.

Alors que son statut ne fait pas l’unanimité dans ma garde rapprochée, j’ai toujours adoré ce porteur de chemise à carreau qui aime bien chantonner des hymnes digne un ouvrier éternellement paumé mais avec la voiture toujours pleine d’essence. La présence de deux claviéristes ainsi que d’un saxophoniste dans sa musique mi-urbaine mi-rurale rendent selon moi sa musique relativement unique. Pour les contemporains, je dirais que ça se rapproche un peu (je fais attention à ce que j’écris là) d’Arcade Fire, l’acordéon en moins, le glockenspiel en commun.

Actuellement, Born to Run de 1975 roule sous la platine de ma table tournante et j’ai du entendre ces sons dès mon très jeune âge car ma mère avait une cassette de cette album qui s’est déroulée par intermittence sur la tête de divers lecteurs cassette (appareils que je honnis maintenant) jusqu’à sa décomposition finale il y a quelques temps je crois. D’emblée, personnellement, je vois cet album comme étant un chef d’œuvre en quelque part entre du Bob Dylan et le Wall of Sound de Phil Spector. Si certains d’entre vous écoutez CHOM par intermittence depuis votre naissance, activement ou passivement, plusieurs des titres de cet enregistrement sont communs à vos oreilles.

Débutant relativement lentement avec l’excellente Thunder Road, avec son harmonica et sa ligne de piano reconnaissables, Born to Run passe au côté plus cuivré de Springsteen avec Tenth Avenue Freeze Out. On passe ensuite à la seconde vitesse avec l’urgente Night qui nous amène pas très loin de New York à mon avis. Puis le Bruce que plusieurs connaissent pour Born in the USA s’époumone dans Backstreets, fermant la première partie de l’album qui avait augmenté en intensité.

Arrive alors ce qui est selon moi LE sommet de l’album au début de la seconde partie, soit le titre éponyme, petit bijou de studio pas très loin de Spector, comme je l’ai soulevé plus haut. Le rock plus dépouillé revient sur She’s the One, pour qu’ensuite l’album ralentisse sur Meeting Across the River, chanson idéale pour un bar situé dans un sous-sol selon moi. Puis arrive l’épique Jungleland qui est sûrement l’une des meilleures fermetures d’album que je n’ai jamais entendu, tellement qu’elle nous laisse sur notre faim, on en redemande. De plus, le solo de saxophone qu’elle contient est absolument génial, tout comme la ligne de piano et de violon qui ouvre le titre.

Bref, aussi ficelé par des paroles fleuves, Born to Run est selon moi un jalon de la musique rock qui allie à merveille simplicité et profondeur instrumentale comme peu peuvent réellement le réussir.

La Bombe : Born to Run ainsi que l’ouverture de Jungleland.
Le Frisson dans le Dos : Le solo de saxophone de Jungleland.
La carte-cachée : Tout ce qui n’est pas Born to Run, Jungleland et Thunder Road, en particulier Night.

P.S. Le vidéo a été enregistré en 1982 et non en 1975, mais c’est la meilleure performance que j’ai trouvé jusqu’à maintenant.

juin 1, 2008 Publié par LeKevin | Uncategorized | , , | Un commentaire

Billie Jean is not my lover.

Bon ça fait quelques temps que je n’ai pas écrit un billet sur ce blogue, ni sur aucun autre en fait, et suite à de nombreuses demandes, toutes faites par un certain Mathieu Lavoie, j’ai craqué. N’ayant plus eu l’inspiration pour un certain temps, j’en était venu à presque oublier l’existence de cette partie du Web 2.0, maintenant le défi était de trouver quelque chose à dire. Je n’ai pas eu à chercher trop loin car le présent sujet tourne actuellement sous la platine de mon système de son : Thriller de Michael Jackson.

Il y a environ 2 semaines de cela, j’ai eu une petite rage de 33 tours que l’on peut acheter pour moins de 3-4$ usuellement sur l’Avenue Mont-Royal et sur la Rue St-Denis à Montréal. Me promenant dans les allées et recherchant l’inspiration, mon dévolu s’est jeté sur quatre enregistrements dont celui-ci. Prenant en compte qu’il s’est vendu à un nombre démentiel dans le monde entier depuis sa sortie en 1982, j’étais encore surpris de ne pas le posséder. Voici donc ce que j’en ai pensé depuis ces quelques séances d’écoutes.

Tout d’abord, j’aimerais exprimer un idée qui m’a frappée dès la première écoute de l’album : Thriller est loin d’être un album parfait. Malgré la présence de bombes dont le qualificatif de classiques n’est plus à redire, pas besoin de les nommer vous les connaissez déjà toutes, ce qui est parfois considéré comme étant le chef d’oeuvre de Michael Jackson contient aussi au bas mot trois titres qui ont soit très mal vieillit ou qui ont un peu trop influencé R. Kelly à mon goût.

Dans le lot, The Girl is Mine, qui est un duo avec Paul McCartney, est tellement quétaine que même votre mère changerait le poste de la radio s’il elle venait à jouer à son canal favori. Ajoutons à ceci, Human Nature et The Lady in my Life qui sont des parfaits exemples de titres qui ont mal passé le 31 décembre 1989, ou peut-être même avant.

Mais bon, Thriller étant Thriller, ces derniers titres sont rapidement oubliés, je suis peut-être même le seul à en parler, à la faveur de bombes réglées au quart de tour qui arrivent comme un raz de marrée dans mes enceintes. Nul besoin d’en redire sur Billie Jean, Thriller ainsi que Beat It qui ont l’effet d’un électrochoc dès qu’un DJ bien allumé décide de les faire jouer sur un plancher de danse. Toutefois, même si elle a aussi brisé les barrières du Top 10, P.Y.T. (Pretty Young Thing) est souvent oubliée, en fait l’écoute intensive de Thriller m’a presque fait découvrir ce titre où l’on sent facilement que Justin Timberlake n’est pas très loin. L’entrée avec Wanna be Startin’ Somethin’ est aussi réussie et tout au long de l’album on sent que la production de Quincy Jones est relativement influencée par son background Jazz en la personne d’une utilisation extensive des cuivres.

Bref, Thriller est certainement un classique par la présence de plusieurs bombes inoubliables de la Pop mais il n’est pas n’ont un chef d’oeuvre vu la présence de quelques chansons qui sentent le remplissage ou qui ont plutôt très mal vieillies.

La Bombe : Euh…
La Carte cachée : P.Y.T. (Pretty Young Thing)
“J’avais le doigt pas loin du bouton skip mais ça se fait pas avec un 33 tours” : Human Nature

P.S. Ce billet a été écrit en un seul jet, peut-être que dans 5 minutes, je vais changer d’avis.

mai 30, 2008 Publié par LeKevin | Uncategorized | , , , | Un commentaire

L’Humeur du Rédacteur, Tome III.

Franz Ferdinand reviendra bientôt, je le sens.

septembre 23, 2007 Publié par LeKevin | Uncategorized | | Pas de commentaire

L’Humeur du Rédacteur, Tome II.

The Dears, Lost in The Plot, Live, Bonheur.

septembre 2, 2007 Publié par LeKevin | Uncategorized | | Pas de commentaire

We’ll travel to infinity

J’aurais bien voulu écrire plus tôt de ce que je pense du premier album de Klaxons mais il m’est encore aujourd’hui très difficile de décrire le son de ce groupe qui selon moins est jusqu’à présent le plus original à nous être parvenu cette d’année de Grande-Bretagne.

Gravity’s Rainbow

À la vue et l’écoute de l’album Myths of the Near Future ainsi que de leurs différents vidéoclips on voit que Klaxons ramènent le fluo et le futurisme des ‘80s à l’avant plan! Ce qui fait que la plupart de leurs titres sont totalement éclatés et spacey, emplis de synthés, d’effets de guitare ainsi que basse distorsionnée.

L’album début sur Two Receivers titre totalement spacey et mystérieux qui nous arrive par un lointain écho puis on enchaîne sur un Atlantis to Interzone totalement éclaté digne d’un rave avec sa forte sirène, son sampling et sa basse rapide, dangereux sur un plancher de danse. Golden Skanks arrive comme étant la toune la plus radio-friendly de l’album, légère mais tout autant travaillée que les autres, représentative du son du groupe avec l’éternelle voix dans l’écho. Totem on the Timeline est une autre de celle qui est relativement mystérieuse mais qui devient graduellement urgente et on peut y trouver quelques ressemblances avec Bloc Party dans le jeu de guitare et le chant. Puis As Above, So Below et Isle of Her sont tout aussi mystérieuses, la première avec son océan de bruit ambiant et la deuxième son ensemble sonore qui semble tout droit sortie d’une usine…

Arrive ici selon moi la bombe de l’album Gravity’s Rainbow qui est en est en même temps le titre le plus dépouillé et le plus direct, un riff de bass distorsionnée avec des effets de guitare intéressant et le refrain le plus accrocheur de l’album ” Come with me, come with me, we’ll travel to infinity, I’ll always be there my future love… ” digne de Justin Timberlake ! Puis suit un autre titre mystérieux Forgotten Works et un autre titre pop-noisy, Magick. S’en suit la genre de balade de l’album (dans les termes de Klaxons) avec It’s not over Yet, seule reprise de l’album d’un groupe britannique obscur des années ‘90. La fin arrive avec Four Horsemen of 2012 qui est somme toute un genre de melting-pot du son Klaxons ainsi que représentatif du type de paroles qui fût récité tout le long de l’album, c’est à dire influencé par la littérature futuriste et la science-fiction… fluo!

La Bombe : Gravity’s Rainbow
La Carte-Cachée : Totem on the Timeline

août 30, 2007 Publié par LeKevin | Uncategorized | , , , , , | Pas de commentaire

L’Humeur du Rédacteur, Tome I.

The Strokes par Arctic Monkeys, voilà tout.

août 28, 2007 Publié par LeKevin | Uncategorized | | Pas de commentaire

Hot Fuss.

Été 2004, je suis jeune, j’ai une job (donc je suis “riche”) et j’ai une Nissan Sentra ‘92 (couleur rouille avec des taches de rouges), toutes les possibilités sont donc miennes ! Dans mon taco rouillé se trouve un superbe système de son avec lecteur CD et je n’écoute jamais la radio FM car je m’offre maintenant tous les CD que je désire sans problème (argent et mobilité aidant). Arrive alors sur les ondes de Musique Plus un groupe qui attire mon attention avec une petite sonorité ’80s et de faux airs prétentieux (c’est ce que je croyais à l’époque). Ce groupe c’était The Killers avec leur hit Somebody told Me tourné en plein désert du Nevada, peu de temps après la révélation leur album était mien et le disque se mit à tourner un nombre incroyable de fois dans la voiture (Maxime Blanchette à l’appui)…

Débutant par ce qui semble être une émulation d’un bruit d’hélicoptère, Hot Fuss s’engage sur un riff de bass funk sur Jenny was friend of Mine avec le faux accent british (d’alors) du chanteur/claviériste Brandon Flowers, belle entrée en la matière digne d’un hymne d’aréna de Duran Duran! Puis, le hit Mr. Brightside enchaîne (toujours plaisant en karaoké) sur le cercle éternel de l’amour à sens unique puis Smile like you Mean it digne du U2 des années ‘90. Arrive le méga tube Somebody Told Me empli de synthétiseurs et d’un riff de bass ravageur, titre inoubliable dans mon cas…

All these things that I’ve done rappelle encore U2 par son riff de guitare space et se donne des airs grandioses avec sa chorale (I’ve got soul but I’m not a soldier) tout comme Andy, you’re a Star que j’apprécie plus par contre (sûrement à cause du titre). Puis arrive quatre titres qui sonnent de la brique pop tout droit sortie des années 1980, commençant par une simple mélodie synthétisée sur On top enchaînant sur la très new-wave Change your Mind. Puis arrive Believe me Natalie encore une fois digne de U2, mais cette fois plutôt du temps de Joshua Tree avec sa guitare à écho, tout ceci se termine sur la très urgente Midnight Show dangereuse pour le plancher de dance. Mais la vraie fin est Everything will be Alright, titre moins intéressant totalement enregistré sur le laptop du chanteur, sûrement un démo jamais vraiment terminé…

Malheureusement, toute cette belle inocence de l’été 2004 fût perdue avec la sortie du second album, Sam’s Town, qui démontra que le groupe était peut-être finalement vraiment prétentieux et décida de devenir vraiment américain, exit l’accent british…

août 25, 2007 Publié par LeKevin | Uncategorized | , , , , , | Pas de commentaire

Computer Camp Love.

La démocratisation informatique effectuée avec l’entrée en jeu des micro-ordinateurs (quel mot tellement ’80’s…) personnels abordables depuis une quinzaine d’années a depuis quelques années un effet certain sur la manière de faire la musique. De nos jours, l’on peut, moyennant quelques centaines de dollars évidemment, monter son propre petit studio personnel d’enregistrement dans le confort de son salon, encore faut-il avoir des connaissances de base dans le domaine. Un certain renouveau de la musique électronique s’effectue évidemment grâce à ceci et la musique rock y échappe de moins en moins. Datarock, selon moi, en est certainement l’une des meilleures preuves (avec un nom comme ça…) alors que leur album Datarock Datarock a été auto-produit par les deux membres (reste à voir comment ils traverseront l’épreuve du live par contre…)

Lancé en 2005 dans leur contrée d’origine, soit la Norvège, l’album de Datarock n’est apparu dans nos bacs que cette année (question de distribution sûrement, quoi que certains mélomanes plus avertis devaient le connaître depuis…). Donc ça sonne comment du Datarock ? Eh bien, c’est très dansant et ça nous semble tout droit sorti des années ‘80, réalisation et sonnorité kitsch en moins.

L’album débute avec Bulldozer rare titre de l’album basé sur la guitare où l’on apprend que le ” Bmx is better than sex “, belle entrée en la matière dans l’environnement de science-fiction grivoise des deux accolytes. À partir du deuxième titre, I Used to Dance with my Daddy, on sait à quoi s’en tenir avec le groupe et c’est là que leur sonnorité s’installe, soit du électro-dance-rock (paquet de claviers et de programmation). Computer Camp Love arrive comme étant une romance de geeks dans un camp d’informatique et toutes questions qui s’en suivent (She’s not that kind of a girl booger / Why, does she have a penis ?). C’est avec Fa-fa-fa qu’on voit qu’on peut faire un lien entre Datarock et Franz Ferdinand qui avait rouvert la porte au dance-rock en 2004 selon moi, sur ce titre on peut avoir l’impression d’entendre la voix d’Alex Kapranos de Franz Ferdiand dans un univers plus eighties et disco-rock digne de XTC ou Gang of Four. Ces deux dernières influences ressortent musicalement aussi dans le titre suivant Princess, qui fait une comparaison entre une rencontre du troisième type et un crush sur un plancher de dance ! Ganguro girl arrive comme étant le titre le plus radio-friendly où fait son apparition une guitare acoustique, je sais pas pourquoi j’y ai l’impression d’entendre du Jack Johnson (oui moi aussi je suis supris d’écrire ce nom à l’instant, mais c’est ce qui me vient à l’esprit) avec des claviers, belle chanson de plage en fait…

See what I care semble tout droit sortie d’un album de Duran Duran, refrain anthémique en moins. Sort alors hommage électro-rock à Lou Reed (I want to be Lou Reed, cause I ain’t) où la guitare sonne en effet très Velvet Underground. The New Song sonne carrément comme un titre urgent digne de Kaiser Chiefs, donc très britpop, tandis que Ugly Primadona et The Most Beautiful Girl sont les titres électro par excellence de l’album et les plus space (c’est ici que le jeu d’ordinateur paraît le plus). Franz Ferdinand et XTC semblent nous revenir après quelques petits coups de claviers dans Sex me Up (quel titre plus digne de FF ?). Mais l’album finit sur un coup de canon ultra disco avec I will Always Remember you, la tentative la plus réussie depuis des lunes de recréer l’ambiance disco ! Tout y est : les cordes (quoi que maintenant synthétisées), la basse omniprésente, la guitare funk, les petits coups de piano ainsi que la présence féminine de la chanteuse pop norvégienne Annie ce qui rend le titre digne d’ABBA !

Voilà donc un album de syncrétisme musical aigu très réussi selon moi et une de mes belles surprises de 2007 de la part d’un duo de traumatisé des années ‘80!

juillet 8, 2007 Publié par LeKevin | Uncategorized | , , , , , , , , , , , , | Pas de commentaire

Auf Achse.

Avec des paroles romantiquement prétentieuses et grivoises posées sur un instrumental disco (plus overdrive, moins cordes) Franz Ferdinand était apparu avec fracas sur la scène musicale en 2004. Propulsé par le hit Take me Out (et son vidéoclip très arty) l’album éponyme est devenu un classique de l’indie-rock et a ouvert la porte pour le rock “pour faire danser les filles”.

Le début de Jacqueline fait figure de trompe-l’oeil avec le petit gratage de guitare classique avec un chant “oh so british” avant de passer brusquement aux choses sérieuses avec les guitares urgentes et tranchantes qui sont la marque de commerce du groupe. Puis on enchaîne avec Tell her Tonight qui est clairement un rip-off instrumental de Funky Town à partir de quoi le beat disco ne quittera plus d’ici la fin de l’album. Take me Out la bombe nous fait alors vraiment entendre ce qu’est Franz Ferdinand, c’est à dire un groupe capable de composer des riffs complètement accrocheurs et dansant (qui n’a jamais siffler cet air?). Dark of the Matinée vient continuer ceci dans un mode verse-chorus-verse, puis arrive Auf Asche petite pause désespérée sur fond de claviers. L’énergie repart de plus avec Cheating on You (dangereusement prétentieuse), This Fire (deuxième bombe dansante de l’album) et Darts of Pleasure (urgence). Arrive Michael, sûrement le titre le plus déstabilisant de l’album de par ses paroles homoérotiques mais qui deviennent à la longue un hymne tellement comique. L’album semble prendre fin sur Come on Home (genre de balade disco-rock) mais 40′ vient terminer le tout avec un riff réverbé à la sixties et mystérieux…

Avec ses airs de Blur et de XTC avec plus de disco et des guitares bien aiguisées, l’album éponyme de Franz Ferdinand a rafraîchit le rock en 2004-2005 en le ramenant sur les planchers de danse….

juin 29, 2007 Publié par LeKevin | Uncategorized | , | Pas de commentaire