Orange Orange.
J’ai eu un petit coup d’inspiration ce matin (parce que 12h45 ces temps-ci, c’est pas mal tôt le matin pour moi) et celui-ci m’amène à déroger de mes habitudes d’écriture d’un billet. Sans parler d’un album en particulier, je vais ici vous entretenir tout simplement d’un petit duo de, ce que je pourrais appeler, Power Pop électronique que j’ai eu le plaisir de découvrir ces derniers temps : Orange Orange. Formé d’un des membres de Gatineau, DomHamell (selon le Myspace de la paire) ainsi que d’une certaine Sabrina “Sabotage” Bellemare, j’ai repéré ce groupe par pur hasard en juin dernier. Mais, pour l’anecdote, ce hasard fut en vérité provoqué de toute pièce avec l’aide de mon acolyte Gaube alors que nous nous étions promis d’aller voir un show au Quai des Brumes sans prendre connaissance d’avance de l’identité nos hôtes de la soirée.
En gros, nous avons été agréablement surpris et très satisfaits de la prestation à laquelle nous avons assisté ce soir là. Dans les faits, disons que de voir autre chose qu’une éternelle formation Guit/Bass/Drum/Vocals a sûrement aidé aussi puisque la paire base sa musique surtout sur les claviers, l’échantillonage de leurs voix ainsi qu’une rythmique de guitare. Il est très probable que je ne sois pas tout à fait au courant de développements de groupes semblables au sein de la scène locale québécoise, mais j’ai trouvé Orange Orange très raffraîchissant et j’ai fait une agréable découverte instrumentale en la moitiée masculine du duo. Ce dernier fait des expérimentations très intéressantes avec des instruments inhabituels, souvent trafiqués, ce qu’il a aussi démontré lors de la prestation de Gatineau au spectacle de clôture des Francofolies à laquelle j’ai aussi assisté.
J’ai quelques misères à vous décrire correctement comment sonne Orange Orange mais disons que c’est de la pop bien pensée et extrêmement bien ficelée… L’utilisation des séquenceurs est très efficace, une guitare rythmique agrémente souvent le tout et les claviers très 80’s sont directement dans ma palette de couleurs. Le traitement lo-fi des voix est aussi intéressant avec l’utilisation d’un combiné de téléphone ainsi que de vieux écouteurs comme micros. Enfin, je dois avouer que j’aime le petit timbre nasillard dans la voix de DomHamell qui fait penser à la voix de Trevor Horn de The Buggles dans la fameuse Video killed the Radio Star. Mais bon, c’est peut-être encore le fruit de l’une de mes inombrables hallucinations auditives…
Bref, Orange Orange est un duo que je vous invite à découvrir avec plaisir sur leur MySpace (http://www.myspace.com/orangeorangeduo) et que mon propre plaisir regrette d’avoir manqué aux dernières Francofolies…
Tonight in Jungleland…
Je suis inspiré, donc je vais en profiter pour écrire un autre billet pendant que l’enthousiasme y est. Un peu déconnecté des nouvelles découvertes ces temps-ci, et depuis quelques temps même, je suis même débranché du lecteur CD actuellement. Je ne crois pas l’avoir allumé en 2 semaines même, seulement des vinyles ont fait des tours depuis. Du lot, un certain américain du New Jersey, adepte de Telecaster, a pas mal crié dans mes hauts-parleurs dernièrement : Bruce Springsteen.
Alors que son statut ne fait pas l’unanimité dans ma garde rapprochée, j’ai toujours adoré ce porteur de chemise à carreau qui aime bien chantonner des hymnes digne un ouvrier éternellement paumé mais avec la voiture toujours pleine d’essence. La présence de deux claviéristes ainsi que d’un saxophoniste dans sa musique mi-urbaine mi-rurale rendent selon moi sa musique relativement unique. Pour les contemporains, je dirais que ça se rapproche un peu (je fais attention à ce que j’écris là) d’Arcade Fire, l’acordéon en moins, le glockenspiel en commun.
Actuellement, Born to Run de 1975 roule sous la platine de ma table tournante et j’ai du entendre ces sons dès mon très jeune âge car ma mère avait une cassette de cette album qui s’est déroulée par intermittence sur la tête de divers lecteurs cassette (appareils que je honnis maintenant) jusqu’à sa décomposition finale il y a quelques temps je crois. D’emblée, personnellement, je vois cet album comme étant un chef d’œuvre en quelque part entre du Bob Dylan et le Wall of Sound de Phil Spector. Si certains d’entre vous écoutez CHOM par intermittence depuis votre naissance, activement ou passivement, plusieurs des titres de cet enregistrement sont communs à vos oreilles.
Débutant relativement lentement avec l’excellente Thunder Road, avec son harmonica et sa ligne de piano reconnaissables, Born to Run passe au côté plus cuivré de Springsteen avec Tenth Avenue Freeze Out. On passe ensuite à la seconde vitesse avec l’urgente Night qui nous amène pas très loin de New York à mon avis. Puis le Bruce que plusieurs connaissent pour Born in the USA s’époumone dans Backstreets, fermant la première partie de l’album qui avait augmenté en intensité.
Arrive alors ce qui est selon moi LE sommet de l’album au début de la seconde partie, soit le titre éponyme, petit bijou de studio pas très loin de Spector, comme je l’ai soulevé plus haut. Le rock plus dépouillé revient sur She’s the One, pour qu’ensuite l’album ralentisse sur Meeting Across the River, chanson idéale pour un bar situé dans un sous-sol selon moi. Puis arrive l’épique Jungleland qui est sûrement l’une des meilleures fermetures d’album que je n’ai jamais entendu, tellement qu’elle nous laisse sur notre faim, on en redemande. De plus, le solo de saxophone qu’elle contient est absolument génial, tout comme la ligne de piano et de violon qui ouvre le titre.
Bref, aussi ficelé par des paroles fleuves, Born to Run est selon moi un jalon de la musique rock qui allie à merveille simplicité et profondeur instrumentale comme peu peuvent réellement le réussir.
La Bombe : Born to Run ainsi que l’ouverture de Jungleland.
Le Frisson dans le Dos : Le solo de saxophone de Jungleland.
La carte-cachée : Tout ce qui n’est pas Born to Run, Jungleland et Thunder Road, en particulier Night.
Billie Jean is not my lover.
Bon ça fait quelques temps que je n’ai pas écrit un billet sur ce blogue, ni sur aucun autre en fait, et suite à de nombreuses demandes, toutes faites par un certain Mathieu Lavoie, j’ai craqué. N’ayant plus eu l’inspiration pour un certain temps, j’en était venu à presque oublier l’existence de cette partie du Web 2.0, maintenant le défi était de trouver quelque chose à dire. Je n’ai pas eu à chercher trop loin car le présent sujet tourne actuellement sous la platine de mon système de son : Thriller de Michael Jackson.
Il y a environ 2 semaines de cela, j’ai eu une petite rage de 33 tours que l’on peut acheter pour moins de 3-4$ usuellement sur l’Avenue Mont-Royal et sur la Rue St-Denis à Montréal. Me promenant dans les allées et recherchant l’inspiration, mon dévolu s’est jeté sur quatre enregistrements dont celui-ci. Prenant en compte qu’il s’est vendu à un nombre démentiel dans le monde entier depuis sa sortie en 1982, j’étais encore surpris de ne pas le posséder. Voici donc ce que j’en ai pensé depuis ces quelques séances d’écoutes.
Tout d’abord, j’aimerais exprimer un idée qui m’a frappée dès la première écoute de l’album : Thriller est loin d’être un album parfait. Malgré la présence de bombes dont le qualificatif de classiques n’est plus à redire, pas besoin de les nommer vous les connaissez déjà toutes, ce qui est parfois considéré comme étant le chef d’oeuvre de Michael Jackson contient aussi au bas mot trois titres qui ont soit très mal vieillit ou qui ont un peu trop influencé R. Kelly à mon goût.
Dans le lot, The Girl is Mine, qui est un duo avec Paul McCartney, est tellement quétaine que même votre mère changerait le poste de la radio s’il elle venait à jouer à son canal favori. Ajoutons à ceci, Human Nature et The Lady in my Life qui sont des parfaits exemples de titres qui ont mal passé le 31 décembre 1989, ou peut-être même avant.
Mais bon, Thriller étant Thriller, ces derniers titres sont rapidement oubliés, je suis peut-être même le seul à en parler, à la faveur de bombes réglées au quart de tour qui arrivent comme un raz de marrée dans mes enceintes. Nul besoin d’en redire sur Billie Jean, Thriller ainsi que Beat It qui ont l’effet d’un électrochoc dès qu’un DJ bien allumé décide de les faire jouer sur un plancher de danse. Toutefois, même si elle a aussi brisé les barrières du Top 10, P.Y.T. (Pretty Young Thing) est souvent oubliée, en fait l’écoute intensive de Thriller m’a presque fait découvrir ce titre où l’on sent facilement que Justin Timberlake n’est pas très loin. L’entrée avec Wanna be Startin’ Somethin’ est aussi réussie et tout au long de l’album on sent que la production de Quincy Jones est relativement influencée par son background Jazz en la personne d’une utilisation extensive des cuivres.
Bref, Thriller est certainement un classique par la présence de plusieurs bombes inoubliables de la Pop mais il n’est pas n’ont un chef d’oeuvre vu la présence de quelques chansons qui sentent le remplissage ou qui ont plutôt très mal vieillies.
La Bombe : Euh…
La Carte cachée : P.Y.T. (Pretty Young Thing)
“J’avais le doigt pas loin du bouton skip mais ça se fait pas avec un 33 tours” : Human Nature
P.S. Ce billet a été écrit en un seul jet, peut-être que dans 5 minutes, je vais changer d’avis.
L’Humeur du Rédacteur, Tome III.
Franz Ferdinand reviendra bientôt, je le sens.
L’Humeur du Rédacteur, Tome II.
The Dears, Lost in The Plot, Live, Bonheur.
We’ll travel to infinity
J’aurais bien voulu écrire plus tôt de ce que je pense du premier album de Klaxons mais il m’est encore aujourd’hui très difficile de décrire le son de ce groupe qui selon moins est jusqu’à présent le plus original à nous être parvenu cette d’année de Grande-Bretagne.
À la vue et l’écoute de l’album Myths of the Near Future ainsi que de leurs différents vidéoclips on voit que Klaxons ramènent le fluo et le futurisme des ‘80s à l’avant plan! Ce qui fait que la plupart de leurs titres sont totalement éclatés et spacey, emplis de synthés, d’effets de guitare ainsi que basse distorsionnée.
L’album début sur Two Receivers titre totalement spacey et mystérieux qui nous arrive par un lointain écho puis on enchaîne sur un Atlantis to Interzone totalement éclaté digne d’un rave avec sa forte sirène, son sampling et sa basse rapide, dangereux sur un plancher de danse. Golden Skanks arrive comme étant la toune la plus radio-friendly de l’album, légère mais tout autant travaillée que les autres, représentative du son du groupe avec l’éternelle voix dans l’écho. Totem on the Timeline est une autre de celle qui est relativement mystérieuse mais qui devient graduellement urgente et on peut y trouver quelques ressemblances avec Bloc Party dans le jeu de guitare et le chant. Puis As Above, So Below et Isle of Her sont tout aussi mystérieuses, la première avec son océan de bruit ambiant et la deuxième son ensemble sonore qui semble tout droit sortie d’une usine…
Arrive ici selon moi la bombe de l’album Gravity’s Rainbow qui est en est en même temps le titre le plus dépouillé et le plus direct, un riff de bass distorsionnée avec des effets de guitare intéressant et le refrain le plus accrocheur de l’album ” Come with me, come with me, we’ll travel to infinity, I’ll always be there my future love… ” digne de Justin Timberlake ! Puis suit un autre titre mystérieux Forgotten Works et un autre titre pop-noisy, Magick. S’en suit la genre de balade de l’album (dans les termes de Klaxons) avec It’s not over Yet, seule reprise de l’album d’un groupe britannique obscur des années ‘90. La fin arrive avec Four Horsemen of 2012 qui est somme toute un genre de melting-pot du son Klaxons ainsi que représentatif du type de paroles qui fût récité tout le long de l’album, c’est à dire influencé par la littérature futuriste et la science-fiction… fluo!
La Bombe : Gravity’s Rainbow
La Carte-Cachée : Totem on the Timeline
L’Humeur du Rédacteur, Tome I.
The Strokes par Arctic Monkeys, voilà tout.
Hot Fuss.
Été 2004, je suis jeune, j’ai une job (donc je suis “riche”) et j’ai une Nissan Sentra ‘92 (couleur rouille avec des taches de rouges), toutes les possibilités sont donc miennes ! Dans mon taco rouillé se trouve un superbe système de son avec lecteur CD et je n’écoute jamais la radio FM car je m’offre maintenant tous les CD que je désire sans problème (argent et mobilité aidant). Arrive alors sur les ondes de Musique Plus un groupe qui attire mon attention avec une petite sonorité ’80s et de faux airs prétentieux (c’est ce que je croyais à l’époque). Ce groupe c’était The Killers avec leur hit Somebody told Me tourné en plein désert du Nevada, peu de temps après la révélation leur album était mien et le disque se mit à tourner un nombre incroyable de fois dans la voiture (Maxime Blanchette à l’appui)…
Débutant par ce qui semble être une émulation d’un bruit d’hélicoptère, Hot Fuss s’engage sur un riff de bass funk sur Jenny was friend of Mine avec le faux accent british (d’alors) du chanteur/claviériste Brandon Flowers, belle entrée en la matière digne d’un hymne d’aréna de Duran Duran! Puis, le hit Mr. Brightside enchaîne (toujours plaisant en karaoké) sur le cercle éternel de l’amour à sens unique puis Smile like you Mean it digne du U2 des années ‘90. Arrive le méga tube Somebody Told Me empli de synthétiseurs et d’un riff de bass ravageur, titre inoubliable dans mon cas…
All these things that I’ve done rappelle encore U2 par son riff de guitare space et se donne des airs grandioses avec sa chorale (I’ve got soul but I’m not a soldier) tout comme Andy, you’re a Star que j’apprécie plus par contre (sûrement à cause du titre). Puis arrive quatre titres qui sonnent de la brique pop tout droit sortie des années 1980, commençant par une simple mélodie synthétisée sur On top enchaînant sur la très new-wave Change your Mind. Puis arrive Believe me Natalie encore une fois digne de U2, mais cette fois plutôt du temps de Joshua Tree avec sa guitare à écho, tout ceci se termine sur la très urgente Midnight Show dangereuse pour le plancher de dance. Mais la vraie fin est Everything will be Alright, titre moins intéressant totalement enregistré sur le laptop du chanteur, sûrement un démo jamais vraiment terminé…
Malheureusement, toute cette belle inocence de l’été 2004 fût perdue avec la sortie du second album, Sam’s Town, qui démontra que le groupe était peut-être finalement vraiment prétentieux et décida de devenir vraiment américain, exit l’accent british…
Eh voilà…
Le Kevin fût élevé au son de Supertramp, The Beatles, Genesis, Led Zeppelin, Rush et Offenbach (en vérité c’était plus l’album solo de Gerry Boulet Rendez-vous Doux…). Il devint avec l’âge “musicalement indépendant” et éventuellement “mélomane fini” ce qui le poussa parfois à faire certaines folies ($$$). Ne sachant comment guérir cette maladie, il décide d’expier ici certaines de ses pensées quant à l’actualité musicale et certains souvenirs.