Archives mensuelles : avril 2007

Yours to Keep.

Une résultante classique d’un groupe qui décide de prendre une sabbatique est évidemment l’envie d’au moins d’un de ses membres de ne pas rester inactif et de continuer à lancer du matériel, que ce soit par l’entremise d’un side-project ou en solo. C’est cette dernière option qu’a choisi Albert Hammond Jr. le guitariste frisé de The Strokes en attendant que ses quatre autres accolytes décident de reprendre le colier d’ici la fin 2007. Il a donc amassé du matériel qui aurait été vraisemblablement été rejeté par le groupe lors des derniers enregistrements (Julian Casablancas, le chanteur, est apparement très jaloux de ses crédits d’auteur-compositeur). Hammond s’est donc mis au micro et a invité divers amis à venir l’aider dont Sean Lennon, Julian Casablancas et cie.

L’album débute par une petite ritournelle (fallait que je plugue ce mot là un jour) Cartoon Music for Superheroes qui trahit une influence des Beach Boys, mais celle-ci s’arrête à cette chanson (quoique ça réapparait dans une partie de Scared). Après suit In Transit, déjà connue des fans de The Strokes car étant apparue dans un documentaire, à partir de laquelle une division se forme à mes yeux entre tous les titres du reste de l’album. D’un côté se trouvent les chansons qui sonnent relativement comme son groupe mais en plus pop et plus riche (In Transit, 101, Everyone gets a Star, Scared, Holiday, Hard to Live in the City) alors que de l’autre côté se trouvent des titres plus légers et parfois acoustiques (Bright Young Thing, Blue Skies, Call an Ambulance). Mais cette relative division n’empêche pas que l’album forme un tout qui s’écoute avec plaisir et qui s’écoute très bien en cette période du printemps. Bref, nul besoin d’être fan de The Strokes pour pouvoir vraiment apprécier cet album!

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Whatever people say I am, that’s what I’m not.

Je suis actuellement accro au nouvel album de Arctic Monkeys sorti mardi dernier, Favourite Worst Nightmare, mais j’attendrai encore un peu de « digérer » l’écoute avant d’en faire un commentaire complet. Sinon, le premier single est vraiment trippant et met à l’avant leur petit côté plus « dance », comme le montre bien le vidéoclip :

Sinon, leur premier album Whatever people say I am, That’s what I’m not m’avait vraiment fait tripper parce qu’il était un foutu bon compromis entre tout ce qui s’était fait dans le Indie depuis 2001 environ. On y sent des airs de Franz Ferdinand dans les riffs de guitare parfois très dansants, des airs de The Strokes avec certaines paroles et un son urbain ainsi que disons parfois une influence rap du genre de The Streets dans les paroles et la manière de chanter (Je vais peut-être loin, mais c’est ce que j’ai cru sentir). Des titres comme The View from the Afternoon et When the Sun goes Down sont devenus des classiques pour moi et Alex Turner, le chanteur et l’auteur principal, est un foutu songwriter avec des textes remplis et originaux. En plus, musicalement parlant, quoi que ce soit tellement simple parfois, ils ont de foutus riffs accrocheurs dès la première écoute tandis que le batteur Matthew Helders est à mes yeux l’un des meilleurs de la génération. Les moments plus « reposant » comme Riot Van ou When the Sun goes Down démontrent aussi une certaine profondeur dans ce groupe, qui est tout de même assez jeune et qui a donc bien des années productrices devant lui… s’il ne renie pas son côté indépendant.

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The Queen is Dead, boys.

À l’heure où j’écrit ces lignes, je me suis trouvé de quoi me divertir pour la soirée pour éviter de faire mal à mes finances en allant voir Modest Mouse au Métropolis juste pour Johnny Marr, un de mes idoles de guitare qui vient de joindre ce groupe à temps plein. Pour les incultes il fût le guitariste/compositeur de The Smiths de 1984 à 1987 et il est à mes yeux un foutu guitariste parce qu’en étant le seul du groupe il a su créer une rythmique « active » disons. En fait, il a su avec génie faire des riffs de guitare qui sonnaient à la fois comme des leads (désolé pour mes amis musiciens qui sont habitués aux « grands » termes, mais c’est comme ça que je peux l’exprimer). Bref, lorsque The Smiths s’est séparé en 1987 suite à la sortie de Strangeways, here we come et que Morrissey a décidé de continuer en solo, l’absence de Marr s’est fait sentir tout de suite dans ses enregistrements subséquents malgré qu’il reste un foutu auteur/interprète…

Alors que j’ai pu me procurer une table tournante de bonne qualité enfin il y a quelques semaines (salutations à mon grand-père paternel), j’ai acheté quelques 33 tours usagés et pas chers dont The Queen is Dead, l’album classique de The Smiths. Avec des titres tels que The Boy with the Thorn on his side, Some Girls are bigger than others, There is a light that never goes out et Bigmouth Strikes Again l’oeuvre renferme de grands classiques du groupes (et de foutues performances de Marr). Des titres comme Cemetry Gates ou Frankly, Mr. Shankly sont aussi ravageurs avec la petite « innocence sarcastique » qu’on aime tant chez Morrissey. Mais ma préférée reste l’ouverture The Queen is Dead avec sa batterie apocalyptique, ses guitares « lousses » ainsi que l’urgence dans la voix, hymne anti-monarchiste digne de Morrissey encore une fois…

Bref, cet album sorti en 1986, alors que la new-wave synthétisée prédominait, est certainement un classique et une pierre d’assise de l’Indie actuel, avé Morrissey-Marr!

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Yours truly, angry mob.

Bon j’ai enfin trouvé une certaine inspiration pour m’exprimer sur un blogue, oublions donc tout le flafla d’introduction usuel. Je commence sans tambour ni trompette (vraiment ça c’était une expression terrible à mettre sur un blogue consacré à la musique… je m’en excuse sincèrement).

Mon premier sujet sera le groupe britannique Kaiser Chiefs, qui a lancé récemment son deuxième opus Yours Truly, Angry Mob et que j’ai vu en spectacle mardi dernier au Spectrum de Montréal appuyés par The Walkmen (que j’ai personnellement trouvé relativement moyens, peut-être que j’avais trop d’attentes) et par Annuals (Deux mot : belle claviériste). Bref, ils nous ont offert une prestation qui a dépassée mes attentes tout de même, c’était très divertissant disons. Le chanteur Ricky Wilson (du même nom que le défunt guitariste de The B-52’s) était en feu et en voix alors qu’ils nous ont débité tous leurs hits dans la première partie du spectacle (I predict a riot, Ruby, Everyday I love you less and less, Nananana) alors que tous le reste était tout aussi ravageur. Enfin, tout ceci s’est terminé dans un Oh my god endiablé alors qu’une certaine fille (appellée affectueusement Trash) a décidé de se dénuder en haut de la ceinture, ce qui m’a amené à me demander si je n’étais pas en fait à un show de Mötley Crue

Pour ce qui est de leur deuxième album Yours Truly, Angry Mob, que je me suis procurré suite au spectacle après plusieurs semaines d’hésitations, je dois dire qu’il est très bon… mais sans plus! Ce n’est certainement pas un album qui sera cité plus tard comme ayant été une influence pour de futurs artistes puisqu’il s’inspire lui même (parfois trop) de plusieurs de ses prédecesseurs. L’influence de The Smiths est évidente sur Ruby alors que des petits airs de Morrissey (Stephen Street un de ses anciens accolytes produit l’album en fait, ce qui peut expliquer certaines choses), The Jam et The Clash trainent durant pas mal tout l’album, ce qui n’est pas totalement mauvais non plus. L’album s’écoute très bien même s’il risque de mal traverser l’épreuve du temps, on passe un bon moment toutes les chansons ayant un petit accro. Les paroles sont faciles à retenir, n’étant pas très poétiques ou compliquées, et les mélodies viennent rapidement. Fait bizarre, sur Try your Best on peut même penser à Depeche Mode. Sinon, Ruby est très contagieuse tout comme sa suivante, The Angry Mob (qui peut nous sembler être une suite à I predict a Riot du premier album Employment) ainsi que Heat dies Down. Enfin, pour le prix qu’il m’a coûté, soit 9.99$, il en vaut certainement la peine sans nécessairement crier au génie, on passe un bon temps.

Donc c’est à conseiller pour les amateurs de Rock britannique, à la limite du Indie à mon avis…

(Ce texte, comme tout les suivant, a été composé d’un trait il se peut donc que je sois incohérent, soyez indulgents… c’est ce qui fait la beauté des blogues.)

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