Archives mensuelles : mai 2007

I’ll walk you up, what time’s the bus come?

J’ai acheté au moins 3-4 autres albums depuis que je possède le deuxième des Arctic Monkeys Favorite Worst Nightmare, mais rien n’y fait je suis totalement accro (la dernière fois c’était pour Gang of Losers de The Dears et A Weekend in the City de Bloc Party) depuis environ un mois et demi et suite à un spectacle enlevant, quoique sans rappel et sans 505. Alors, j’ai été jusqu’à acheter 3 de leurs singles cette semaine et en plus j’ai mis sur commande leur EP Who the Fuck are the Arctic Monkeys! Je me suis dit que tant qu’à acheter des singles (chose absurde ici bas en Amérique…) aussi bien acheter ceux d’un groupe contemporain dont la collection n’est pas encore large et dont on dit un grand bien de leur B-Sides…

Je n’ai toutefois pas trouvé le single de I bet you look good on a Dancefloor (celui qui a lancé la folie en Angleterre en Octobre 2005…) mais ça viendra assez vite. Je me suis donc procuré When the Sun Goes Down, Leave Before the Lights Come On et Brianstorm.

When the Sun Goes Down fût le deuxième single lancé par Arctic Monkeys et se hissa lui aussi au #1 du palmarès britannique suite à I Bet you Look Good on a Dancefloor. Personnellement ce titre est mon favori de l’album Whatever People say I am, That’s what I’m not avec The View from the Afternoon et il est accompagné des B-Sides Stickin’ on the Floor, Settle for a Draw et 7. Alors que le premier est un petit titre urgent et rapide comme le groupe en a le secret (on dirait même une publicité de iPod…), le deuxième est un très bon compromis entre ce qui s’est fait dans le 1er et le 2e album tandis que le troisième est tout droit dans la lignée de Still take you home.

Leave Before the Lights Come On (vidéo ci-dessous) est un single hors-album (chose commune en Angleterre) sorti à l’été 2006 en Angleterre ce qui rend ce titre relativement inédit en Amérique en dehors des cercles avisés. Le titre est rapidement devenu l’un de mes préférés du groupe depuis la première écoute avec une mélodie accrocheuse et des paroles intéressantes, qui aurait pu facilement être une des bombes du deuxième album. Les deux B-Sides sont aussi très intéressants alors que Put Your Dukes up John, une reprise de l’obscure groupe The Little Flames maintenant apparement séparé, est tout aussi dansant que mystérieux. Mais la grande surprise provient de Baby I’m Yours une reprise d’une chanson « quétaine » des années ’70, alors qu’ils nous avaient habitué à un son live, cru et guit-bass-drums, le groupe signe ici un morceau leché avec un arrangement de cordes et des choeurs très Motown. Il me fait plaisir de dire que c’est très réussi ce qui démontre une certaine prodondeur…

Brianstorm premier single lancé pour leur second album Favourite Worst Nightmare débute plutôt par une introduction (avec ensemble de cordes…) qui trahit une influence de la musique de films dans If you found this it’s probably too late (qui sert d’introduction dans leurs spectacles) qui enchaîne très rapidement encore par un court titre urgent pour passer à Brianstorm. Le 2e B-Side Temptation greets you like your naughty friend aurait pu facilement se retrouver sur l’album si ce n’aurait été de la collaboration intéressante (mais pas si surprenante connaissant leurs penchants hip-hop) de Dizzee Rascalz et avec une phrase comme  » I don’t ever want to hate you, so don’t show me your bed « . C’est tout à fait pareil pour le 3e B-Side What if you were right the first time? l’un des titres les plus raw fait par le groupe avec l’utilisation évidente d’une Big Muff (profond fuzz) dans le bridge. Bref, le single de Brianstorm est quant à moi le plus solide des trois que je me suis procuré alors que chacun des titres fait en sorte qu’il semble être un album. Ce qui me fait dire que si l’on peut utiliser d’aussi bon titres comme B-Sides c’est qu’il y en a de meilleurs qui seront mis sur album à l’avenir…

Donc en attend la réception de Who the Fuck are the Arctic Monkeys et la sortie imminente du single Fluorescent Adolescent (ce sera une bombe)….

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Le 3e Sexe.

Je vais peut-être perdre toute crédibilité mélomaniaque mais bon… Who cares about a little destruction ?

Oui je l’avoue, j’aime bien le Indochine des années ’80 et j’ai jamais vraiment su pourquoi. Peut-être est-ce tout simplement parce que ça sort profondément des années ’80 (et jamais vraiment su pourquoi j’aime bien la musique années ’80 et bla bla bla), pourtant le chanteur Nicolas Sirkis est l’un des paroliers les moins talentueux qui m’ait été donné d’entendre tandis que leur créativité instrumentale est limité. Mais par contre, mis à part certain singles, ce qu’ils ont fait depuis le début des années ’90 ne m’accroche pas du tout et n’a fait que prouver leur manque de profondeur évident… juste retour des choses.

Je possède donc le Birthday Album, qui est une compilation sortie en 1991 pour célébrer (c0mme son nom l’indique…) le dixième anniversaire du groupe, en gros leur période électro-pop. Ce avant que le groupe original se désagrège avec la sortie du guitariste/compositeur Dominique Nicolas en 1994, sortie qui fit certainement une différence alors que le groupe est aujourd’hui un simple juke-box wannabe-goth centré encore plus sur les guitares bizarrement… Peut-être pour tout simplement pour survivre au purisme des années 1990.

L’album démarre en trombe avec L’Aventurier hymne consacré à Bob Morane (on voit la force poétique…) qui est en soit une petite bombe pop, suit des titres comme Kao Bang et Miss Paramount représentatifs de la première période du groupe. Mais pour moi ce sont les titres 6 à 9 qui ont motivé l’achat de la compilation, étant l’apogée de tout ce qu’Indochine représente pour moi. Sortis de l’album 3, 3 nuits par semaine, Tes Yeux Noirs, 3e Sexe et Canary Bay sont des bombes pop, dansantes et ambigues de choix. Le 3e sexe étant LA bombe parmis les bombes avec son riff de basse-synthé inoubliable et ses paroles au combien légèrement ambigues. Après ceci, à mesure que l’on avance dans l’album moins le tout devient intéressant pour moi, mis à part Les Tzars et Des Fleurs pour Stallinger, titre qui m’a fait découvrir qu’Indochine n’était pas seulement le groupe de J’ai demandé à Lune

Bref, je terminerai avec ceci :

C'est tout ce que j'ai à dire.

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

10 tounes en passant…

Tiens ça me tente de débiter mes 10 chansons favorites du moment (vieilles, nouvelles, etc.)… petit conseil d’écoute!

Fluorescent Adolescent -Arctic Monkeys

505 – Arctic Monkeys

Teddy Pickers – Arctic Monkeys

Hey Bulldog – The Beatles

Sunday Morning – The Velvet Underground

Femme Fatale – The Velvet Undergound

Let’s Call it off – Peter, Björn and John

Gravity’s Rainbow – Klaxons

What a Waster – The Libertines

Thriller – Michael Jackson

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Pet Sounds.

Il y a de ces albums dont on a tellement entendu parlé que lorsqu’on ne le possède pas on se pose longtemps la question à savoir pourquoi, dans mon cas il en fût ainsi pour Pet Sounds des Beach Boys durant au moins 2-3 ans. Eh bien, ce problème je l’ai reglé il y a environ un mois et demi après avoir résisté

Enregistré fin 1965 et début 1966 sous l’égide totale de Brian Wilson (un idole), Pet Sounds est ce qu’on peut appeler un landmark dans l’histoire de la musique pop (rock si on veut…) alors que le compositeur utilsa des méthodes d’enregistrement révolutionnaires et une panoplie d’instruments tels que des accordéons, des orgues, des ensembles de vents et de cordes ainsi qu’un theremine. Tandis que le groupe était en tournée (Brian Wilson avait cessé les tournées dès 1964, remplacé par Bruce Johnston à la position de bassiste, vu des crises d’angoisses), Brian Wilson utilisa des musiciens professionnels pour parvenir à un son optimal. Bref je pourrais continuer encore longuement là dessus, mais je risque de me perdre…

Débutant par Wouldn’t It be Nice l’album débute donc selon moi par un miracle de musique pop avec la richesse instrumentale et vocale, mélancolique en soit, comme tout le reste de l’album en fait, on ne peut s’empêcher d’être heureux à son écoute. S’ensuit de parfait exemples de la méthode du Wall of Sound que Brian Wilson a reprise de Phil Spector tels que You Still Believe in Me, Don’t Talk put your Head on my Shoulder et I’m Waiting for the Day. L’album aussi deux instrumentaux qui démontrent toute la richesses des arrangements utilisés tout le long de l’album avec Let’s go Away for Awhile et Pet Sounds. La deuxième moitiée de l’album débute par God Only Knows qui est selon moi le paroxysme du génie de Brian Wilson, un frisson parcourt mon dos à chaque écoute de cette chanson vu la profondeur instrumentale et vocale dont elle fût dotée. I know there’s an Answer et Here Today sont géniales mais sont certainement celles qui ressemblent le plus à ce que le groupe nous avait habitué avant Pet Sounds. L’album se termine sur deux autres points forts avec I just wasn’t made for these times (démonstration évidente de l’état d’esprit du compositeur durant l’enregistrement et toute la pression qu’il se mettait, ce qui éventuellement le mena à tout délaisser durant l’enregistrement de sa suite Smile) ainsi que Caroline, No sûrement la chanson la plus dépouillée mais qui laisse toute la place à la voix merveilleuse de Brian Wilson.

Chef d’oeuvre, voilà le qualificatif que l’on peut donner certainement donner à cet ouvrage miracle de la pop (je crois qu’on a assez de recul pour l’affirmer…), ce qui le rend tout aussi génial est le fait qu’il influença grandement les Beatles lors de l’enregistrement de Sergeant Pepper’s Lonely Heart Club Band dans des détails tels que l’utilisation d’instruments variés et inhabituels de même que le seul son de la basse…

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

I think you should know you’re his favourite worst nightmare

Bombe, c’est vraiment le qualificatif que je donne personnellement au nouvel album d’Arctic Monkeys Favourite Worst Nightmare auquel je suis accro depuis la première écoute (ce qui est rare dans mon cas alors que ça me prend toujours 3-4 écoutes avant de saisir un album). Non, cet album ne sera jamais considéré comme une révolution et il n’est pas totalement différent différent de Whatever people say I am, that’s what I’m not, mais par rapport à celui-ci je le trouve plus solide et les riffs sont plus accrocheurs, When the Sun goes Down en moins…

Favourite Worst Nightmare démarre en trombe avec le single Brianstorm, surprenant un peu car le groupe n’a jamais sonné aussi dur. Ses quatre suivantes sont autant de petites bombes soit Teddy Picker, D is for Dangerous, Balaclava ainsi que Fluorescent Adolescent, cette dernière est selon moi la meilleure composition de l’album. Ces titres ont tous aussi un riff reconnaissable et accrocheur tout comme les suivantes telles que This house is a circus et Old Yellow Bricks. On devient surpris à l’écoute de Only One who Knows où la batterie et la basse sont absentes et laissent toute la place à Alex Turner qui nous démontre la profondeur de son talent d’auteur et d’interprète, tout comme dans Do me a Favour. Mais celle qui surprend encore plus est la finale 505 avec ses deux accords (parfois c’est tout ce que ça prend pour faire la job…) à l’orgue et sa montée en intensité qui en vient à me donner des frissons à chaque écoute.

On peut dire que pour une fois un groupe a grandement réussi le test du 2e album et ce rapidement puisque le 1er avait été lancé au début 2006. Ils ont toujours leur petite originalité alors que le chanteur Alex Turner laisse transparaître des influences rap dans sa manière de débiter les paroles dans des titres comme Balaclava, Fluorescent Adolescent ou The Bad Thing

Maintenant l’album que j’attend le plus est le 3e d’Interpol dû pour le 10 juillet sous le titre Our Love to Admire, bien hâte de voir ce premier album sous une major (Capitol-EMI vis à vis Matador)… À suivre en attendant Radiohead…

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

You and I are a Gang of Losers

Il y a de ces albums que l’on écoute sans arrêt sans trop savoir pourquoi et qui en plus deviennent meilleurs à chaque écoute, personnellement Gang of Loser de The Dears fait partie de cette catégorie. Après les avoir vu en spectacle en décembre dernier, je suis totalement tombé sous le charme de ce groupe montréalais qui avait fait parler de lui en 2003 suite à la sortie du génial No Cities Left. La prestation en elle-même fût indescriptible alors que le chanteur Murray Lightburn était en forme et en voix (et quelle voix!) tandis que son band s’occupait de lui fournir un instrumental solide et sans faille.

Dans Gang of Losers, Murray Lightburn se préoccupe moins de nous chanter l’amour-catastrophe (si on peut l’appeler ainsi…) dont il nous parlait généralement dans No Cities Left. Ses paroles sont alors plus vagues et il nous parle bien souvent de recherche d’égalité sociale ou de reconnaissance sociale (je cherche mes mots en fait…) comme dans Ballad of Humankindness (Il y soulève le fait qu’il a été déjà été un sans-abri). Par contre, il m’apparait clair qu’il sous entend l’esclavage et les problèmes d’émancipation dans You and I are a Gang of Losers, Whites Only Party et enfin, Find our way to freedom. Plus courtes que sur le précédent album, les chansons ont selon moi plus d’impact et de personnalité même si elles y sont moins symphoniques et riches, ce qui est tout à l’avantage du grand talent brut de Lightburn. Les claviers sont moins omniprésents par contre, mais les guitares sont devenues plus trachantes et actives, trahissant encore une influence de The Smiths avouée…

La bombe : Ticket to Immortality
Le frisson : Hate then Love et la finale de Find our way to freedom
La carte-cachée : Ballad of Humankindness

Poster un commentaire

Classé dans indie, musique