Archives mensuelles : juin 2007

Auf Achse.

Avec des paroles romantiquement prétentieuses et grivoises posées sur un instrumental disco (plus overdrive, moins cordes) Franz Ferdinand était apparu avec fracas sur la scène musicale en 2004. Propulsé par le hit Take me Out (et son vidéoclip très arty) l’album éponyme est devenu un classique de l’indie-rock et a ouvert la porte pour le rock « pour faire danser les filles ».

Le début de Jacqueline fait figure de trompe-l’oeil avec le petit gratage de guitare classique avec un chant « oh so british » avant de passer brusquement aux choses sérieuses avec les guitares urgentes et tranchantes qui sont la marque de commerce du groupe. Puis on enchaîne avec Tell her Tonight qui est clairement un rip-off instrumental de Funky Town à partir de quoi le beat disco ne quittera plus d’ici la fin de l’album. Take me Out la bombe nous fait alors vraiment entendre ce qu’est Franz Ferdinand, c’est à dire un groupe capable de composer des riffs complètement accrocheurs et dansant (qui n’a jamais siffler cet air?). Dark of the Matinée vient continuer ceci dans un mode verse-chorus-verse, puis arrive Auf Asche petite pause désespérée sur fond de claviers. L’énergie repart de plus avec Cheating on You (dangereusement prétentieuse), This Fire (deuxième bombe dansante de l’album) et Darts of Pleasure (urgence). Arrive Michael, sûrement le titre le plus déstabilisant de l’album de par ses paroles homoérotiques mais qui deviennent à la longue un hymne tellement comique. L’album semble prendre fin sur Come on Home (genre de balade disco-rock) mais 40′ vient terminer le tout avec un riff réverbé à la sixties et mystérieux…

Avec ses airs de Blur et de XTC avec plus de disco et des guitares bien aiguisées, l’album éponyme de Franz Ferdinand a rafraîchit le rock en 2004-2005 en le ramenant sur les planchers de danse….

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Death on the Stairs.

Ayant depuis au moins 2003 plusieurs de leurs titres en Mp3 sur mon disque dur, ce n’est que cette année que je me suis procuré les deux albums de The Libertines, sans trop savoir pourquoi j’ai tant attendu…

Groupe phare du renouveau indie britannique au début de la décennie, le groupe était à l’abord décrit comme étant la réponse anglaise à The Strokes et malgré sa très courte carrière (soit de 2002 à 2004) il est sûrement l’un des plus, sinon le plus, influent sur la musique rock actuelle britannique. Comme son nom peut l’indiquer le groupe était entouré d’une certain décadence autant dans sa musique que dans la vie de ses membres (on ne compte plus les frasques de Pete Doherty).

Bâti autour de la collaboration de Doherty et de Carl Barât qui se partageaient le chant et l’écriture, The Libertines avaient selon moi une petite sonnorité distincte avec leurs guitares jouées avec nonchalance et par improvisation ainsi que des paroles qui démontre une certaine culture urbaine digne de Morrissey (ce qui par ricochet a selon moi eu une influence sur Arctic Monkeys).

Débutant par Vertigo, petit titre urgent bourré d’alcool dans la lignée des Strokes, l’album Up the Bracket enchaîne ensuite sur Death in the Stairs, pour moi premier classique du groupe, où le son du groupe se dévoile vraiment avec les guitares jouées salement alors que les deux chanteurs se répondent à merveille. Puis arrive Horroshow digne du punk anglais de la fin des seventies (l’album est produit par Mick Jones ex-guitariste de The Clash, influence majeure sur le son selon moi) et deux autres bombes soit Time for Heroes et Boys in the Band, chantées respectivement par Doherty et Barât, toutes deux très british. Ensuite le rythme s’apaise et la guitare acoustique arrive pour Radio America, petite ritournelle facile mais démontrant la profondeur lyrique de Doherty avec des choeurs digne de The Beatles. Puis un cri strident de Doherty nous ramène à l’électrique pour Up the Bracket puis l’acoustique revient un peu dans le fond pour Tell the King, mais l’électrique est ramené encore une fois par des cris The boy looked at Johnny, qui n’a certainement pas été enregistrée à jeun… Begging et The Good Old Days passent bien puis arrive la fin avec deux autres classiques : I Get Along (c’est ici que je souligne l’excellent jeu du batteur Gary Powell) et What a Waster, regard sur l’abus de drogue (Doherty sait de quoi il parle…).

Bref, le son improvisé et live de l’album est selon moi ce qui rend le plus charmant l’album Up the Bracket en rendant justice au fait que The Libertines était un groupe qui offrait un spectacle débauché… et une sacrée claque à la britpop proprette!

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Alone we stand, together we fall appart.

Sûrement l’album le plus usé de ma discothèque, du haut de ses 30 minutes bien sonnés Is this it ? le premier album de The Strokes se hisse facilement dans mon top 5 à vie (top pas nécessairement définit, mais il y figurerait certainement…). Lancé à la fin 2001, cet album lança selon moi la vague actuelle d’indie-rock (garage, post-punk et cie), et à ce moment on parlait des quatre fameux groupes en The : The Hives, The Strokes, The Vines et The White Stripes. Maintenant on suivit plusieurs groupes que j’aime bien et que je considère de cette lignée (quoi qu’ils ne ressemblent pas tous) tels que Interpol, Arctic Monkeys ou The Libertines.

L’oeuvre débute après trois secondes de retard par Is this it ? (Can’t you see I’m trying ? I don’t ever like it.) qui nous met dès le départ dans le contexte (les tribulations d’un loser éternel mais cool, (c’était peut-être pas ma meilleure définition ça…)) et dans le son (très lo-fi avec une voix fuzzé, une basse mélodique, deux guitares qui se répondent à merveille et une batterie simple mais efficace). Suit Modern Age, titre totalement lo-fi qui avait lancé la hype entourant le groupe à l’été 2001 en Angleterre. Puis avec Soma et Barely Legal le groupe signe deux incontournables avec des riffs ravageurs et une ambiance l’ambiance rock relax overdrivé qui est la marque de commerce du groupe. La suite avec Someday, Alone Together ainsi que les bombes Last Nite et Hard to Explain amènent certaines des paroles les plus marquantes (Yeah it hurts to say but i want you to stay / You say you wanna stay by my side, Darling your head is not right / You drink too much, makes me drink the same / I try but you see, It’s hard to explain, I say the right things but act the wrong way). L’album se termine par When It Started, sûrement la plus faible de l’album alors qu’elle vient remplacer l’irremplacable New York City Cops dans la version nord américaine, suit Trying your Luck hymne par excellence pour losers sentimentals puis Take it or Leave it avec l’overdrive et l’attitude dans le tapis qui clos incroyablement bien l’album en vitesse alors que l’album avait débuté doucement…

Bref, c’est un classique personnel, mais c’est certainement aussi un jalon dans l’histoire du rock ayant jeté (sans révolution) les bases du indie-rock très en vogue aujourd’hui sans nécessairement récolter un grand succès populaire, mais tout de même…

Donc voilà Soma live, ce ne fût pas un single mais l’ambiance est décrite en son et en image…

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