Archives mensuelles : août 2008

Intimacy.

Je savais que Bloc Party étaient, ou supposé être actuellement, en studio pour compléter leur troisième album en plus ou moins trois ans et demi. Mais surprise, mardi dernier (le 19 août) les membres du groupe ont annoncé par l’entremise de leur site internet officiel qu’ils le lanceraient digitalement dès le jeudi suivant (le 21 août, soit aujourd’hui, quoi). Un peu désemparé sur le coup, cette sortie n’était prévu dans mon « budget » musical que pour la fin de l’année, j’ai fait « Oh well… fuck off » et j’ai décidé de me procurer Intimacy en prévente hier soir puis Atlantic Records m’a fait parvenir la nuit dernière le lien pour effectuer le téléchargement. Le processus de sortie d’album « à la Radiohead » (In Rainbows était sorti digitalement en octobre dernier puis physiquement en janvier) deviendrait donc de plus en plus commun… mais cette fois je n’aurais pas un méga coffret spécial mais plutôt la version simple physique de l’album qui va me parvenir à la fin octobre pour à peu près le même prix que sur les tablettes.

Ayant adoré leurs deux premiers albums pour des raisons différentes, ce qui est bon signe, j’étais pas mal curieux d’entendre leurs prochains enregistrements puisque le single hors-album Flux ainsi que le premier d’Intimacy, Mercury, ont des sonorités très électro et dance. En guise de comparaison, Silent Alarm s’inscrivait dans la lignée du retour en force des guitares tranchantes du début de la décennie tandis que A Weekend in the City jouait plutôt dans les ambiances planantes, majoritairement sombres par contre, tout en gardant une partie de l’urgence du premier.

J’ai donc pris le risque de l’achat sans avoir entendu autre chose que Mercury, dont j’avais eu à l’origine les plus grands maux à apprécier. Eh bien, après une bonne journée d’écoute, Intimacy m’a complètement séduit et ce même dès la première écoute complète, ce qui dans mon cas est assez peu fréquent. Rapidement, on se rend compte qu’en général l’album repose sur des rythmes très électroniques et à la limite du dance tandis que l’ambiance de l’album est disons plus éclairée que dans A Weekend in the City, qui frisait selon moi la déprime totale la moitiée du temps.

L’album débute sur Ares qui après quelques secondes nous ramène près de SIlent Alarm avec une bonne évolution au niveau du bidouillage électronique. Rythme tribal, guitare traitée et urgente, voix possédées, elle accroche l’oreille rapidement. Mercury avec sa section de cuivres échantillonés penche du côté de la danse mystérieuse et le traitement de la voix au séquenceur est efficace, ici on est encore dans la même ambiance que sur le premier titre, transition parfaite. Avec Halo, on est encore une fois plus près du premier album de Bloc Party avec ses power-chords rapides et overdrivés mais avec une production plus grandiose. C’est ici que je me dois de vous dire que j’adore le son du guitariste Russel Lissack qui se rapproche de celui de Jonny Greenwood avec une grande utilisation de la palette d’effets électroniques, parfois même de Tom Morrelo.

Puis sur Biko, Intimacy prend une petite pause qui se rapproche plus de A Weekend in the City avec une guitare tranquille, douce et reverbée, ce avec une batterie électro qui orne sa seconde moitiée. Mais le tout repart de plus bel avec Trojan Horse qui débute sur un rythme distorsionné pour ensuite évoluer sur quelque chose de plus conventionnel avec les guitares. Avec Signs, Bloc Party font une utilisation parfaite du glockenspiel dans une ambiance proche de Everything in its Right Place de Radiohead. Me demandez pas pourquoi, mais je n’ai pas l’impression d’avoir jamais entendu un aussi bon enregistrement de cet instrument…

One Minute Off porte le mauvais nom, la pièce est totalement urgente et possédée avec une bonne alliance entre les claviers et des guitares ultra-présentes. Quant à elle, Zepherus est la plus électronique de l’album avec une multitude de séquences de voix et une absence de totale d’instruments acoustiques, réussie tout de même, on comprend parfaitement l’idée. La fin approche et Better than Heaven semple résumer à merveille l’allure de l’album : guitare mystérieuse puis tranchante, rythme urgent (Matt Tong en est un spécialiste, sûrement l’un des meilleurs batteurs de sa génération même), claviers divers, etc.

Enfin, Ion Square qui rappelle un peu I Still Remember de l’album précédent. Pop, elle permet à Bloc Party de clore, pour une fois, un album de manière relativement enjouée.

Bref, troisième album très réussi pour ces Britanniques que je suis depuis leurs débuts sur disque, ma critique est peut-être prématurée toutefois. Mais j’ai le sentiment que j’apprécierai plus Intimacy que A Weekend in the City et qu’il semble être un retour vers Silent Alarm mais avec de nouveaux moyens de production appris entretemps. À conseiller pour les amateurs…

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Orange Orange.

J’ai eu un petit coup d’inspiration ce matin (parce que 12h45 ces temps-ci, c’est pas mal tôt le matin pour moi) et celui-ci m’amène à déroger de mes habitudes d’écriture d’un billet. Sans parler d’un album en particulier, je vais ici vous entretenir tout simplement d’un petit duo de, ce que je pourrais appeler, Power Pop électronique que j’ai eu le plaisir de découvrir ces derniers temps : Orange Orange. Formé d’un des membres de Gatineau, DomHamell (selon le Myspace de la paire) ainsi que d’une certaine Sabrina « Sabotage » Bellemare, j’ai repéré ce groupe par pur hasard en juin dernier. Mais, pour l’anecdote, ce hasard fut en vérité provoqué de toute pièce avec l’aide de mon acolyte Gaube alors que nous nous étions promis d’aller voir un show au Quai des Brumes sans prendre connaissance d’avance de l’identité nos hôtes de la soirée.

En gros, nous avons été agréablement surpris et très satisfaits de la prestation à laquelle nous avons assisté ce soir là. Dans les faits, disons que de voir autre chose qu’une éternelle formation Guit/Bass/Drum/Vocals a sûrement aidé aussi puisque la paire base sa musique surtout sur les claviers, l’échantillonage de leurs voix ainsi qu’une rythmique de guitare. Il est très probable que je ne sois pas tout à fait au courant de développements de groupes semblables au sein de la scène locale québécoise, mais j’ai trouvé Orange Orange très raffraîchissant et j’ai fait une agréable découverte instrumentale en la moitiée masculine du duo. Ce dernier fait des expérimentations très intéressantes avec des instruments inhabituels, souvent trafiqués, ce qu’il a aussi démontré lors de la prestation de Gatineau au spectacle de clôture des Francofolies à laquelle j’ai aussi assisté.

J’ai quelques misères à vous décrire correctement comment sonne Orange Orange mais disons que c’est de la pop bien pensée et extrêmement bien ficelée… L’utilisation des séquenceurs est très efficace, une guitare rythmique agrémente souvent le tout et les claviers très 80’s sont directement dans ma palette de couleurs. Le traitement lo-fi des voix est aussi intéressant avec l’utilisation d’un combiné de téléphone ainsi que de vieux écouteurs comme micros. Enfin, je dois avouer que j’aime le petit timbre nasillard dans la voix de DomHamell qui fait penser à la voix de Trevor Horn de The Buggles dans la fameuse Video killed the Radio Star. Mais bon, c’est peut-être encore le fruit de l’une de mes inombrables hallucinations auditives…

Bref, Orange Orange est un duo que je vous invite à découvrir avec plaisir sur leur MySpace (http://www.myspace.com/orangeorangeduo) et que mon propre plaisir regrette d’avoir manqué aux dernières Francofolies…

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I Believe in a Thing Called Love.

… vous avez bien lu encore une fois… (Si nous n’avez toujours pas fermé la fenêtre de votre navigateur).

Peu inspiré par l’écriture d’un nouveau billet, l’idée m’est venue de me donner un certain défi pour en venir à bout. Pourquoi ne pas écrire à propos d’un album dont la possession me fait relativement rougir et dont plusieurs détails m’échappent encore et toujours aujourd’hui ? Après avoir consulté profondément ma discothèque personnelle, mon dévolu s’est jeté en trombe sur The Darkness. Hyper inspirant comme sujet puisque ce groupe britannique (ils peuvent pas être tous bons…), ayant percé les oreilles de plusieurs d’entre-vous en 2004, est passé dans notre mémoire à court terme aussi rapidement qu’il s’est dissous de lui-même.

Je l’avoue (les prochains cinq mots seront très durs à écrire pour moi) j’ai acheté leur premier, de deux, album alors que mon Secondaire 5 battait son plein au rythme des trois solos de I believe in a Thing called Love. En effet, Permission to Land orne encore et toujours les ténébres de ma discothèque aux côtés de Will Smith et autres Big Shiny Tunes (là, c’est beaucoup d’aveux à la fois, prenez donc une pause et respirez profondément, ou je vous invite encore une fois à fermer votre fenêtre).

Donc, venons-en aux choses sérieuses (s’il je peux vraiment les nommer de cette manière) avec mes commentaires sur cet enregistrement (parce que ici, j’évite les commentaires élogieux à propos de l’objet, du genre « l’oeuvre »). L’album débute sur un ramachage plus ou moins officiel d’AC/DC croisé à la voix Freddie Mercury, de Queen, (Mika a aussi reprit le concept en 2007, AC/DC en moins) sur Black Shuck, ce qui en dira long sur le reste de l’album. Puis on enchaîne avec ce que l’on peut appeler les « Trois pièces qui font l’album à elles toutes seules » soit Get your hands off my Woman, Growing on Me ainsi que le super hit international l’incomparable (en fait, c’est très comparable…) I beliève in a Thing Called Love.

Tandis que la dernière pièce du lot n’a plus besoin de présentation et qu’elle (je me dois bien de l’avouer) continue à accrocher l’oreille, son vidéoclip avait traumatisé les masses avec le suite du chanteur Justin Hawkins pas mal ajusté, qui fut très sûrement volé directement dans un vieux garde-robe de David Bowie. De son côté, Get your hands off my Woman nous permet d’entendre des hautes fréquences plutôt inexplorées dans le domaine de la voix masculine, à l’exception de quelques escapades de Geddy Lee de Rush dans les années ’70. Enfin, Growing on me est disons la toune la plus crédible de l’album, la seule qui n’a pas soulevé dans mon esprit le souvenir de quelconque autre groupe…

Le reste de l’album ? Bah… je l’ai jamais vraiment écouté et mon petit doigt me dit que je devrais même pas essayer de le faire. Aurais-je le courage un jour ? À suivre…

Les trois pièces qui font l’album à elles toutes seules : Get your off my Woman, Growing on Me ainsi que I beliève in a Thing Called Love.
L’album que t’aurais dû pirater avant de l’acheter : Permission to land

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