Archives mensuelles : novembre 2008

L’Âge de la Sous-estimation (Sic).

Bon un autre billet en si peu de temps (le dernier écart entre deux billets était de près de trois mois), wow. En fait, cette pratique me permet de faire asbstraction de mes présents travaux d’université… tout en conservant mon verbe à vif.

Depuis quelques mois, j’ai tenté à quelques reprises de jeter ici mes impressions sur The Age of the Understatement le premier album de The Last Shadow Puppets, projet parallèlle d’Alex Turner, des Arctic Monkeys, sorti en mai dernier. Malheureusement, toute tentative a été suivie d’une baisse d’inspiration rapide, ce malgré le fait que les dites chansons aient tourné régulièrement durant l’été 2008 sur mon iPod et à travers mon système de son Marantz.

Allié à Miles Kane de The Rascals, et anciennement de The Little Flames, Turner sort carrément du sentier tracé avec les Monkeys. Exit les petites guitares tranchantes et le petit indie-rock minimaliste. Les deux comparses partagent les guitares et les voix, qui se ressemblent à s’y méprendre en passant… J’ai oublié de dire qu’ils ont engagé un orchestre d’une vingtaine de musiciens pour l’occasion, sous la direction et les arrangements d’Owen Pallett, qui occupe la même fonction chez Arcade Fire, aussi connu pour son propre projet : Final Fantasy.

Réalisé par James Ford, le même qui avait produit Favourite Worst Nightmare, The Age of the Understatement est une très belle surprise en soi à mon avis. J’avais des doutes à l’abord lorsque j’ai entendu parler du projet la première fois. En effet, je suis toujours dubitatif lorsqu’un petit rocker affirme que son projet album sera enregistré avec un orchestre… j’ai sous-estimé Alex Turner. Bourré de talent, il se laisse aller avec Kane au jeu de la pop intelligente, à la sauce spectorienne si l’on veut. De plus, le son de guitare « mystérieux » qui avait été évoqué dans le dernier album des Monkeys est ici utilisé à très bon escient. Bref, du bonbon pour moi.

L’album démarre en vitesse avec le titre éponyme. Grandiose, on se laisse charmer rapidement… malgré le manque de présentations. On est convaincu dès lors du bienfait du projet. Puis, Standing next to you nous ramène directement dans la pop british des sixties, comme en fait foi son vidéoclip en fait. Sur Calm like you, les cuivres et l’orgue entrent en jeu, on varie. Avec Seperate but ever Deadly, on finit par se souvenir qu’un des camarades est un Monkeys, intéressante perspective.

Sur The Chamber, l’album prend une allure plus mystérieuse, plus douce. Mais on revient rapidement à quelque chose du plus tribal avec Only the Truth pour ensuite baisser la cadence sur My mistakes were made for you. Puis, Black Plant nous fait retomber dans une petite folie sixties, digne de la trame sonore d’un James Bond, version Sean Connery. Le mystérieux revient de l’avant avec I don’t like you anymore pour finalement se développer raidement avant la fin. La même ambiance continue avec un orgue, et plus de cordes, sur In my Room (sérieusement ce titre doit être revenu 50 fois dans l’histoire du pop-rock…).

Mais mon coup de coeur de l’album est sans contredit Meeting Place qui avant la fin de l’album nous présente un titre qui se développe en douceur et qui est bien poli par l’orchestre. Merveilleux, du bonbon. Puis la fin arrive avec The time has come again qui amène l’éternelle petite balade acoustique, Turner en solo. Bref, on est charmés et les attentes sont rencontrées. Que nous réserve Alex Turner en 2009 ? Sûrement un quatrième album en trois ans et demi, productif le gars… personnelement, je lui prédis un très bel avenir, sans équivoque.

La Bombe : The Age of the Understatement.
La Carte-cachée et le frisson dans le dos : Meeting Place.

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Disclaimer.

Bon je suis pas mal dans les travaux d’université en ce moment, mais après quelques jours de travaux intensifs, je m’offre une petite pause ce soir. J’aurais bien aimé écrire un autre billet depuis le temps mais ou bien le vouloir était déficient, ou bien le temps l’était malgré la volonté. Ce faisant, ce soir je suis inspiré et j’ai relativement le temps, parce que je suis claqué.

Donc, sujet du présent billet : The Dears et leur toute dernière galette, Missiles. Fan de ce groupe depuis un spectacle en décembre 2006 d’une intensité que je n’ai que très peu rencontrée depuis (hormis une série de trois spectacles en une semaine au mois d’août dernier : Pierre Lapointe, Paul McCartney et Radiohead. La totale quoi). Bref, j’ai acheté l’album il y a quelques semaines. Depuis, il roule en boucle dans mon lecteur CD et sur mon iPod. Intensité? Oh que oui!

Si The Dears a perdu le 4/6e de ses membres durant le processus de création de l’album. La qualité et les compositions ne s’en font pas tant ressentir. En effet, Murray Lightburn EST The Dears, sans lui niet… le reste on s’en fout un peu. Malgré toute, je regrette les guitares trachantes de Patrick Krief, la batterie furieuse de George Donoso III et la basse mélodieuse de Martin Pelland. Toutefois, le premier participe à quelques titres sur l’album, le second s’est tout de même prêté au jeu pour bien faire… mais on y sent moins d’entrain.

En général, Missiles sonne relativement à mi-chemin entre Gang of Losers et No Cities Left. Cependant, il n’est tout de même pas dénué d’une personnalité propre selon moi. Si l’on n’y trouve pas nécessairement l’excellente cohésion de groupe de GOL, l’album n’est pas aussi riche et grandiose que NCL. On y retrouve certes des couches de claviers à l’infini parfois, mais peu de cordes et de cuivres. Ce faisant, l’on plane à plusieurs reprises comme par exemple sur Dream Job, qui se développe lentement mais sûrement, réussie.

L’album commence par une ambiance relaxante puis un petit rock très écho sur Disclaimer où Lightburn semble décharger tout ce que le groupe a vécu depuis quelques mois. Money Babies est un petit ramassis qui ne sonne comme rien de ce que The Dears ont fait auparavant, réussi malgré les paroles pas mal nunuches (j’en ai même trouvé une version française sur iTunes, marrant : Notre argent est élastique/Faut trouver du lait pour le bébé). Sur Berlin Heart, on retourne sur la douceur qui monte en force encore une fois lentement et sûrement puis qui atteint des sommets intéressants avec… un banjo! Je trouve l’intégration fort bien réussite, bizarrement.

Selon moi, les bijoux de l’album sont sans contredit Lights Off (une synthèse réussie de GOL et NCL, avec Krief en prime) ainsi que Meltdown in A Major (un autre merveilleux titre qui se développe lentement, avec un coeur qui vient chercher). Quant à Demons, on se croirait revenir à Hollywood Bedtime Story avec les claviers et les guitares simples. Sur Missiles, on entend un autre titre de The Dears où tout est tranquille pour les trois premiers quarts puis explose avant la fin. Crisis 1&2, chantée en partie par Natalia Yanchak, rappelle There There de Radiohead tant au niveau des guitares que des tambours, petit bémol tout de même pas agaçant… Enfin, Saviour vient résumer à merveille l’album, quoique en dix minutes, cuivres en prime.

En somme, Missiles est un album extrêmement bien réussi. Toutefois, je regrette tout de même que l’on ai pas eu droit à un autre album aussi cohérent que Gang of Losers mais je les félicite de ne pas avoir voulu recréer un deuxième No Cities Left. Moins de guitares, plus de claviers. Mais quelque chose qui vieillit très bien au rythme des écoutes…

La bombe : Disclaimer.
La carte cachée : Lights off.
Le frisson dans le dos : Les courts coeurs dans Meltdown in A Major.

Money Babies.

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