Disclaimer.

Bon je suis pas mal dans les travaux d’université en ce moment, mais après quelques jours de travaux intensifs, je m’offre une petite pause ce soir. J’aurais bien aimé écrire un autre billet depuis le temps mais ou bien le vouloir était déficient, ou bien le temps l’était malgré la volonté. Ce faisant, ce soir je suis inspiré et j’ai relativement le temps, parce que je suis claqué.

Donc, sujet du présent billet : The Dears et leur toute dernière galette, Missiles. Fan de ce groupe depuis un spectacle en décembre 2006 d’une intensité que je n’ai que très peu rencontrée depuis (hormis une série de trois spectacles en une semaine au mois d’août dernier : Pierre Lapointe, Paul McCartney et Radiohead. La totale quoi). Bref, j’ai acheté l’album il y a quelques semaines. Depuis, il roule en boucle dans mon lecteur CD et sur mon iPod. Intensité? Oh que oui!

Si The Dears a perdu le 4/6e de ses membres durant le processus de création de l’album. La qualité et les compositions ne s’en font pas tant ressentir. En effet, Murray Lightburn EST The Dears, sans lui niet… le reste on s’en fout un peu. Malgré toute, je regrette les guitares trachantes de Patrick Krief, la batterie furieuse de George Donoso III et la basse mélodieuse de Martin Pelland. Toutefois, le premier participe à quelques titres sur l’album, le second s’est tout de même prêté au jeu pour bien faire… mais on y sent moins d’entrain.

En général, Missiles sonne relativement à mi-chemin entre Gang of Losers et No Cities Left. Cependant, il n’est tout de même pas dénué d’une personnalité propre selon moi. Si l’on n’y trouve pas nécessairement l’excellente cohésion de groupe de GOL, l’album n’est pas aussi riche et grandiose que NCL. On y retrouve certes des couches de claviers à l’infini parfois, mais peu de cordes et de cuivres. Ce faisant, l’on plane à plusieurs reprises comme par exemple sur Dream Job, qui se développe lentement mais sûrement, réussie.

L’album commence par une ambiance relaxante puis un petit rock très écho sur Disclaimer où Lightburn semble décharger tout ce que le groupe a vécu depuis quelques mois. Money Babies est un petit ramassis qui ne sonne comme rien de ce que The Dears ont fait auparavant, réussi malgré les paroles pas mal nunuches (j’en ai même trouvé une version française sur iTunes, marrant : Notre argent est élastique/Faut trouver du lait pour le bébé). Sur Berlin Heart, on retourne sur la douceur qui monte en force encore une fois lentement et sûrement puis qui atteint des sommets intéressants avec… un banjo! Je trouve l’intégration fort bien réussite, bizarrement.

Selon moi, les bijoux de l’album sont sans contredit Lights Off (une synthèse réussie de GOL et NCL, avec Krief en prime) ainsi que Meltdown in A Major (un autre merveilleux titre qui se développe lentement, avec un coeur qui vient chercher). Quant à Demons, on se croirait revenir à Hollywood Bedtime Story avec les claviers et les guitares simples. Sur Missiles, on entend un autre titre de The Dears où tout est tranquille pour les trois premiers quarts puis explose avant la fin. Crisis 1&2, chantée en partie par Natalia Yanchak, rappelle There There de Radiohead tant au niveau des guitares que des tambours, petit bémol tout de même pas agaçant… Enfin, Saviour vient résumer à merveille l’album, quoique en dix minutes, cuivres en prime.

En somme, Missiles est un album extrêmement bien réussi. Toutefois, je regrette tout de même que l’on ai pas eu droit à un autre album aussi cohérent que Gang of Losers mais je les félicite de ne pas avoir voulu recréer un deuxième No Cities Left. Moins de guitares, plus de claviers. Mais quelque chose qui vieillit très bien au rythme des écoutes…

La bombe : Disclaimer.
La carte cachée : Lights off.
Le frisson dans le dos : Les courts coeurs dans Meltdown in A Major.

Money Babies.

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