En direct du plus profond de mon armoire à vinyles – Volume 1

(Bon, je ne prendrai pas encore huit lignes pour expliquer que ça fait trois mois que je n’ai pas écrit ici…)

J’aime les enregistrements vinyles, mais si cet amour réside maintenant au niveau de la sonorité de ceux-ci, il n’en a pas toujours été ainsi. En vérité, au départ, il y a environ cinq-six ans, c’était surtout parce que mon grand-père m’avait donné une table tournante (très cheap, qui ne fonctionnait que du côté gauche…) et que cela m’a permis de ressortir quelques vieux disques que mes parents avaient mis de côté après l’achat d’un lecteur CD au début des années 1990.  Si la réécoute de Sgt. Pepper’s Lonely Heart Club Band des Beatles s’est élévée au rang des émotions fortes, il y a plusieurs albums dont j’ai hérité, par défaut, que je n’ai pas daigné d’écouter jusqu’à tout récemment (depuis j’ai une autre table (d’un autre grand-père) avec un système de son avec des gros transitors sales).

Ce faisant, j’ai décidé de vous en faire découvrir rapidement trois qui ont attiré mon attention, pour une raison ou une autre, dernièrement…

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George Harrison – George Harrison (1979)
On connait la carrière solo de George Harrison surtout pour son premier album All things must past tandis que cet album m’a semblé obscur au premier regard. À l’écoute de l’album, on se rend compte que Harrison n’était plus vraiment au diapason des tendances à la mode en 1979 (Personnelement, je dirais que il a toujours été le plus conservateurs des Beatles… mais c’est négociable). En gros, sur cet enregistrement au titre inspiré, ça suinte le soft-rock par les hauts-parleurs. Mais c’est pas totalement dénué d’intérêt, c’est tout de même très bien ficelé et on apprécie entendre le jeu distinct d’Harrison à la guitare à l’avant-plan. En fait, je dirais que c’est un album qui sonne comme si Billy Joel jouait de la guitare au lieu d’un piano, ça devient jamais un peu violent.
Titres d’intérêt : Not Guilty (Un titre travaillé d’abord pour le White Album des Beatles, mais rejeté à l’époque), Blow Away, Love comes to everyone.
Titre très particulier : Here comes the Moon (une réponse à Here comes the Sun… inspiré le George)

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Phil Collins – No Jacket Required (1985)
Ah là, je vous sors une grosse bombe d’heavy-soft-rock!
Ça m’a pris quelques temps avant de m’avouer à moi-même que j’étais devenu accro après la première écoute de l’album… C’est tellement fait de « crochets » qu’on peut pas réprimer l’envie de mémoriser les refrains et de tapper du pied (ce qui doit être normal compte tenu du fait que l’artiste en question est à prime abord un excellent batteur). Toutefois, je ne peux pas m’empêcher de penser que Collins ne va pas tellement plus loin que ce que faisait à l’époque son groupe, Genesis… mais ce n’est pas une opinion, mais un fait généralement accepté dans la société occidentale. En fait, il se recopie lui-même à même l’album (Sussudio vs. Who said I would). Mais on lui pardonne, c’est Phil Collins.
La bombe interplanétaire : Sussudio (qu’est-ce que ça veut dire? je n’en ai aucune foutue idée).
Le refrain qui tue : I don’t wanna know (avec un pont qui résume les années 1980 en 35 secondes).
Le succès rock-matante qui fait pleurer : One more night.

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Offenbach – Traversion (1979)
Eh oui, Offenbach, GERRY BOULET. Oubliez Rendez-vous doux et Gerry le « rockeur au coeur tendre », ici c’est sérieux… ou presque. Si on ne peut parfois pas réprimer un rire à l’écoute du chanteur qui s’époumonne sur des paroles quelques peu absurdes, je dois reconnaître que se trouve là l’un des meilleurs albums de « vrai » rock de l’histoire de la musique populaire québécoise, rien de moins selon moi. Extrêmement bien jouée et composée, la galette est ornée d’une multitude de titres mémorables dans l’histoire du groupe : Ayoye, Mes blues passent pu dans porte, Je chante comme un coyote, Deux autres bières, etc. Le secret de cette qualité : le parolier de la majorité des titres est Pierre Huet, qui fut aussi parolier pour Beau Dommage. En somme, un must pour les amateurs de rock québécois.
L’ouverture très Deep Purple : Je l’sais ben.
Gerry Boulet et ses trippes : Je chante comme un coyote, Ayoye.
Le hit qui fait bouger : J’ai le rock n’Roll pis toé.


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4 Commentaires

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4 réponses à “En direct du plus profond de mon armoire à vinyles – Volume 1

  1. Bon, d’après Wiki (qui cite VH1 Storytellers), « Collins has said that he « improvised » the lyric. He was just playing around with a drum machine, and the lyric « sus-sussudio » was what came out of his mouth. » Bref ça veut rien dire, cherche pas trop loin…comme je viens de faire…

    Je tiens à dire que Billy Joel forge sa violence dans la passion de sa musique. Des chansons comme « Big Shot » (52nd Street) peuvent devenir assez intense, si on est dans le bon mood…

  2. Fritz

    Je serais curieux d’entendre cet album de Georges Harrison. Honnêtement, j’ai jamais pris la peine de regarder sa carrière solo. Tu dis le plus conservateur, mais n’était-ce pas lui qui a intégré un aspect oriental dans certaines chansons des Beatles ? Ceci dit, je te demande si il a développé également ce thème durant sa carrière solo ou si cela lui a passé ?

  3. LeKevin

    @ Mathieu : En effet, Billy Joel bûche un peu plus que Harrison dans les faits… mais ce que je voulais dire c’est qu’il ne traverse jamais une « limite » inaudible pour un auditoire douillet.

    @ Fritz : En effet, c’est lui a apporté l’aspect le plus « oriental » (Indien plus précisément) aux Beatles, mais c’est tout! Après, il s’est contenté de faire un petit rock doux et constant avec quelques teintes indiennes par ci par là. En fait, il est resté très marqué par ses voyages en Inde.

  4. La musique Indienne doit dater d’un bon 4-5000 ans. Si c’est pas conservateur…

    Mais oui c’est innovateur de l’intégrer à la musique occidentale. On ne jouera pas sur les mots.

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