Archives mensuelles : août 2009

Caméra Vidéo (Les Trois Accords rappliquent).

Putain, à l’écoute du premier extrait (Caméra Vidéo) du troisième album des Trois Accords – qui s’intitulera gracieusement Dans mon corps, pour une sortie en octobre –, j’ai l’impression qu’on aura droit à tout un album.

Je trouve que ça frappe plus dans la tête que les singles du second effort. Avec Gus Van Go et Werner F (le duo de réalisateurs de The Stills et du dernier Vulgaires Machins) derrière la console, je crois qu’ils vont aussi relever le niveau de leur sonorité. On peut déjà y entendre une section de cuivre… à moins que ce ne soit que de la poudre aux yeux, ça promet!

Caméra Vidéo en écoute libre ici

Vive Drummondville!

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CHOM.

La radio de CHOM 97.7 FM c’est une légende au Québec – à tout le moins dans le rayon de diffusion de la station -, presque tous les amateurs de rock du pays, vieux et moins vieux, connaissent la station, c’est un must. Personnellement, si je ne trouve rien à mon goût sur les ondes, je retourne automatiquement, sans même y penser, à cette station. C’est un réflexe héréditaire chez des gens comme moi, élévés par un ou des parents qui synthonisait ad vitam eternum le 99,7 FM, sauf parfois pour écouter les émissions d’humour des canaux francophones – qui ne sont plus aussi drôle qu’avant d’ailleurs (la présence d’Éric Salvail est patente).

Mais personne ne parle vraiment de CHOM dans les médias, c’est une espèce de gros bouche à oreille – le repère caché des vieux rockers québécois. De plus, si la station est anglophone… je ne connais que des auditeurs francophones. Ainsi, si vous êtes attentifs à l’écoute, lorsqu’il y a des concours ou des demandes spéciales en ondes, l’anglais très cassé des participants trahit indubitablement leur langue maternelle.

Grosso modo, le fait anglophone de CHOM s’explique par la législation du CRTC qui oblige – avec raison tout de même, selon moi – les canaux francophones à diffuser 60% de musique francophone québécoise – une obligation que n’a pas une chaîne anglophone. Mais, dans le domaine du Classic Rock – le segment visé par le 97.7 – disons que l’offre franco-québécoise est famélique… et même parfois très quétaine. Néanmoins, la station diffuse tout de même de temps à autre du Beau Dommage, Harmonium, Offenbach et Pagliaro, tandis leurs animateurs font parfois quelques commentaires en français, juste de même.

Justement,  parlons de ces animateurs. Excepté Sharon Hyland, qui est une femme – en tout cas, je n’entends pas vraiment une pomme d’Adam résonner dans sa voix -, je n’arrive pas à différencier les animateurs mâles. Même après près de 22 ans d’écoute, et des séances plus attentives pour tenter de les distinguer, niet, toujours le même gars avec une grosse voix cool qui me vient à l’esprit, qu’il soit 8h, 16h ou 3h33 du matin.

Enfin, venons en au contenu musical de CHOM. Empiriquement parlant, dès lors que nous synthonisons le poste, nous avons une chance sur quatre de tomber soit sur :

  1. Stairway to Heaven de Led Zeppelin
  2. The Spirit of the Radio de Rush
  3. Summer of ’69 de Bryan Adams
  4. American Woman de The Guess Who

Vous remarquerez que trois de ces quatre titres sont canadiens, c’est que les chaînes radio anglophones ont elles aussi une obligation de passer 60% de contenu canadien en onde. Ce qui fait que les Rush, Adams, Guess Who et autres Neil Young ainsi que BTO jouent souvent en ondes, étant pratiquement les meilleurs rockers canadiens. De plus, on a aussi droit à des artistes plus obscurs maintenant mais potables tels que April Wine, Colin James ou Kim Mitchell.

Par contre, l’envers de la médaille du contenu canadien, c’est que pour ne pas trop se répéter – car on a vite fait le tour du jardin classic rock canadian comme vous pouvez le constaster – les disc-jokeys de CHOM passent du Nickelback, Puddle of Mudd et Tea Party, soit du gros cacacanadien bien sale à mes oreilles (comme on en fait partout dans le monde tout de même).

Entre tout ça, dans le 40% de contenu non-canadien, là c’est le Pérou, Led Zeppelin par dessus Genesis, Pink Floyd, David Bowie, Bob Dylan, The Beatles, The Eagles, U2, The Clash, The Doors, Black Sabbath, Yes, The Rolling Stones, etc. etc. Donc, tout du bon pour une éducation musicale saine au classic rock

C’est tout ça CHOM pour moi. Voilà.

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Coldplay – Volume I.

Coldplay n’a vraiment pas besoin de présentation, j’irai donc droit au but : je ne suis pas fan, mais je ne suis pas loin. Un peu comme U2 – l’éternelle comparaison -, je l’écoute avec un plaisir relatif si l’une de leurs chansons passe à la radio (c’est toujours mieux que Rihanna, ou une septième chanson de Bryan Adams en seulement une heure à CHOM) ou lorsque quelqu’un de mon entourage fait jouer l’un de leurs albums. Par contre, de plein gré, c’est plus rare que Coldplay traîne dans mes oreilles. Je possède bien X&Y en CD depuis sa sortie en 2005, mais il se fait poussiéreux.

Par contre, après avoir été littéralement subjugué – et c’est pratiquement un euphémisme – par sa prestation au festival Osheaga de Montréal le 1er août dernier, j’ai décidé, de plein gré, de me mettre sur le cas Coldplay, album par album, juste pour entendre ce que ça suscitera dans mon esprit… Enjoy.

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Un samedi matin avec une fine pluie sur la fenêtre de la chambre à coucher et une humeur chaleureuse sous la pile de couvertures qui nous couvre depuis environ dix à douze heures.

C’est cette atmosphère que je ressens lorsque se mettent à jouer les premiers accords de Don’t Panic, ouverture toute en douceur du premier album de Coldplay, Parachutes, lancé en 2000. Cette impression colle tout au long de l’écoute de l’œuvre car le ton ne s’élève pratiquement pas plus dans les chansons qui suivent. En effet, le son de celles-ci se caractérise par l’utilisation constante de guitares acoustiques lentement gratées et d’une section rythmique subtile, et de temps à autre d’une guitare électrique tout aussi subtile et rarement overdrivée. Ainsi, vous dire que Yellow et Shiver sont les deux titres qui déménagent le plus vous donne une bonne petite idée du niveau de rock de la chose. Mais, contrairement aux albums qui suivront, l’utilisation de claviers est très restreinte sur Parachutes et le piano de Chris Martin n’apparaît que sur deux titres (Trouble, Everything’s Not Lost).

Sis sur une réalisation juste mais sans artifices, Parachutes est un album relativement uniforme et peu ambitieux, tout de même sans une once de prétention. Grosso modo, Coldplay y maîtrise le soft-rock à merveille, si je puis dire. Cependant, il m’a toujours semblé qu’il emprunte ici beaucoup à The Bends de Radiohead : réalisation semblable, voix un peu faussette, utilisation d’une réverbération subtile, sonorité de la guitare électrique dans les titres les plus doux, jeu de la section rythmique, etc. Ce n’est certes pas une mauvaise influence en soi, pour moi en tout cas, et pour un premier album la chose s’excuse de plus très facilement. Bref, les ressemblances avec des titres tels que High and Dry ou Nice Dreams ne relèvent pas de l’hallucination auditive à mes oreilles.

Enfin, même après plusieurs écoutes – sûrement de par son uniformité – il m’est difficile de discuter de Parachutes en pièces détachées. Du lot, Trouble s’élève toutefois selon moi au rang des meilleurs chansons du groupe par la charge de son refrain et annonce en quelque sorte les plus grandes envolées des albums qui suivent.

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Faudrait vous apprendre à danser.

Combo montréalais faisant dans le rock indé avec guitares tranchantes et beaucoup d’attitude, Chinatown est apparu dans mes oreilles il y a de cela environ un an et demi par l’entremise de son espace MySpace, nous proposant alors des enregistrements de qualité pour un groupe non signé. Sa sensibilité pop certaine ainsi que la force de ses textes avaient su attirer mon attention. Signé par Tacca, un gros joueur dans l’industrie québécoise du disque, le groupe a pu enregistrer son premier album La Cité d’Or, réalisé par Gus Van Go (ex-Me mom and Morgentaler) et Werner F, responsables des trois albums de The Stills ainsi que de l’excellent Compter les Corps des Vulgaires Machins. Voici donc, dans les quelques lignes qui suivent, mes impressions sur un excellent album, qui est partie prenante de la trame sonore de mon été (ou de ce qui prétend être un été, enfin)…

Démarrant en trombe avec ce qui s’avère selon moi être la bombe de la galette, soit Apprendre à danser, La Cité d’Or ralentit ensuite relativement mais Chinatown s’avère solide sur toute la longueur : richesses des arrangements et des choeurs, force et justesse des guitares, une section rythmique réglée au quart de tour ainsi que, comme je l’ai déjà souligné, des textes très bien travaillés et riches. Si ces derniers semblent avoir une certaine touche très romantique qui rebutera peut-être certaines oreilles au premier abord, ils ne sombrent jamais dans l’eau de rose et sont dotés d’une ironie bien aiguisée.

Passant du rock indé pur (Pénélope, Perdre son temps, Flashs de paranoîa),  à la chanson (Du jazz avec l’apocalypse) à quelque chose près du Yé-yé (Tu es un hit) Chinatown maîtrise à merveille son jeu et s’avère très habile à varier le ton avec quelques titres plus doux qui évoluent lentement mais sûrement (Carrousel, L’automne, Salut vieux monde sale) ou de rock léger (Bateau de querelle, Secousses, La vrille). Fait à souligner, honorant (peut-être par accident) sa dénomination, le groupe adopte aussi parfois des petites tournures mélodiques orientales… quoi que tout le monde utilise la gamme penthatonique.

En somme, Chinatown s’inscrit, selon moi, aux côtés de Bonjour Brumaire dans une maîtrise francophone du rock indé à guitares (avec touches de claviers, certes) au Québec, ce qui n’est pas sans me réjouir, épris que je suis du pendant anglophone de la chose. De plus, les ayant vu en spectacle aux dernières Francofolies de Montréal, je me dois aussi de souligner la solidité de leur prestation ainsi que la justesse de leurs choeurs, ce qui a dépassé mes attentes.

À découvrir si vous aimez : The Stills, Bonjour Brumaire


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