Coldplay – Volume I.

Coldplay n’a vraiment pas besoin de présentation, j’irai donc droit au but : je ne suis pas fan, mais je ne suis pas loin. Un peu comme U2 – l’éternelle comparaison -, je l’écoute avec un plaisir relatif si l’une de leurs chansons passe à la radio (c’est toujours mieux que Rihanna, ou une septième chanson de Bryan Adams en seulement une heure à CHOM) ou lorsque quelqu’un de mon entourage fait jouer l’un de leurs albums. Par contre, de plein gré, c’est plus rare que Coldplay traîne dans mes oreilles. Je possède bien X&Y en CD depuis sa sortie en 2005, mais il se fait poussiéreux.

Par contre, après avoir été littéralement subjugué – et c’est pratiquement un euphémisme – par sa prestation au festival Osheaga de Montréal le 1er août dernier, j’ai décidé, de plein gré, de me mettre sur le cas Coldplay, album par album, juste pour entendre ce que ça suscitera dans mon esprit… Enjoy.

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Un samedi matin avec une fine pluie sur la fenêtre de la chambre à coucher et une humeur chaleureuse sous la pile de couvertures qui nous couvre depuis environ dix à douze heures.

C’est cette atmosphère que je ressens lorsque se mettent à jouer les premiers accords de Don’t Panic, ouverture toute en douceur du premier album de Coldplay, Parachutes, lancé en 2000. Cette impression colle tout au long de l’écoute de l’œuvre car le ton ne s’élève pratiquement pas plus dans les chansons qui suivent. En effet, le son de celles-ci se caractérise par l’utilisation constante de guitares acoustiques lentement gratées et d’une section rythmique subtile, et de temps à autre d’une guitare électrique tout aussi subtile et rarement overdrivée. Ainsi, vous dire que Yellow et Shiver sont les deux titres qui déménagent le plus vous donne une bonne petite idée du niveau de rock de la chose. Mais, contrairement aux albums qui suivront, l’utilisation de claviers est très restreinte sur Parachutes et le piano de Chris Martin n’apparaît que sur deux titres (Trouble, Everything’s Not Lost).

Sis sur une réalisation juste mais sans artifices, Parachutes est un album relativement uniforme et peu ambitieux, tout de même sans une once de prétention. Grosso modo, Coldplay y maîtrise le soft-rock à merveille, si je puis dire. Cependant, il m’a toujours semblé qu’il emprunte ici beaucoup à The Bends de Radiohead : réalisation semblable, voix un peu faussette, utilisation d’une réverbération subtile, sonorité de la guitare électrique dans les titres les plus doux, jeu de la section rythmique, etc. Ce n’est certes pas une mauvaise influence en soi, pour moi en tout cas, et pour un premier album la chose s’excuse de plus très facilement. Bref, les ressemblances avec des titres tels que High and Dry ou Nice Dreams ne relèvent pas de l’hallucination auditive à mes oreilles.

Enfin, même après plusieurs écoutes – sûrement de par son uniformité – il m’est difficile de discuter de Parachutes en pièces détachées. Du lot, Trouble s’élève toutefois selon moi au rang des meilleurs chansons du groupe par la charge de son refrain et annonce en quelque sorte les plus grandes envolées des albums qui suivent.

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