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The Beatles – Remastérisation – Mon prologue – A Hard Day’s Night en Mp3

Je ne sais toujours pas quoi faire par rapport à la remastérisation de la discographie des Beatles. Possédant trois albums en CD (Abbey Road, White Album et Revolver) ainsi que quatre autres en vinyle (Meet the Beatles, Sgt Pepper’s, Hey Jude ainsi que Magical Mystery Tour), j’hésite entre tout racheter, en coffret pour sauver au total, ou acheter à la pièce à l’humeur sur plusieurs mois. Par dessus ça, il y a aussi le coffret Mono qui est très tentant – puisque c’était le seul mixage supervisé par les Beatles eux-mêmes jusqu’à Abbey Road et que cela est pour moi vraiment de l’inédit et ayant déjà fait l’écoute de Sgt. Pepper’s sous ce format je peux vous garantir que c’est une toute autre expérience.

Par contre, j’ai mis la main – merci à mon frangin – sur les MP3 de A Hard Day’s Night, ce qui donne quand même une très bonne idée de la chose; quoi qu’une écoute à pleine vapeur avec un système de son de qualité est nécessairement de mise pour en avoir le coeur net selon moi.

Comme A Hard Day’s Night fait partie du canon yé-yé des Beatles, je crois aussi que l’écoute d’albums tels que Rubber Soul, Magical Mystery Tour ou Abbey Road – de par leur complexité et leurs détails – remastérisés doit être une toute autre expérience.

Néanmoins, l’écoute de la galette en question est tout aussi pertinente à mes oreilles puisque les premiers enregistrements du groupe sont nécessairement ceux dont la qualité de l’enregistrement initial – mais pas nécessairement du contenu, je précise – laissait le plus à désirer, pour des raisons de moyens évidemment. La remastérisation semble donc avoir éclairci ces albums – disons de Please Please Me à Help.

C’est donc ce que l’on entend très clairement dès le premier (fameux) accord de A Hard Day’s Night. Par rapport à la version CD des années 80, le son est plus direct et moins étouffé.

Rapidement : la basse est plus ronde et profonde, les guitares mieux séparées et claires, les voix très claires et plus définies en harmonie. Néanmoins, je n’ai pas eu l’impression que la batterie y ait tant gagné au change – ce qui est sûrement dû aux techniques primitives d’enregistrement de la batterie du temps (2-3 micros alors contre 167 et 4/10 maintenant pour un seul kit de 2 toms et une moitié de cymbale). Les percussions y sont toutefois très claires, tout comme l’harmonica de John sur I Should Have Known Better. De plus, l’on remarque à certains moments des lignes de piano, très subtiles parfois, que l’on avait pas vraiment entendues auparavant.

Enfin, petite précision, c’est une remastérisation à la quelle nous avons droit et non un remixage comme Love – que j’ai adoré pour ce fait. Ce faisant, les gens qui sont rebutés par le mixage (ultra) stéréo des Beatles – avec la voix d’un côté et le reste de l’autre – comme j’en suis parfois – seront déçu d’apprendre qu’il n’a pas été changé pour une miette. Par contre, la définition des instruments y ayant gagné, le fait stéréo en devient moins lourd à supporter lorsqu’on l’écoute avec écouteurs.

Bref, je viens d’écrire près de 500 mots pour un seul album… imaginez quand j’aurai écouté tous les autres!

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Coldplay – Volume I.

Coldplay n’a vraiment pas besoin de présentation, j’irai donc droit au but : je ne suis pas fan, mais je ne suis pas loin. Un peu comme U2 – l’éternelle comparaison -, je l’écoute avec un plaisir relatif si l’une de leurs chansons passe à la radio (c’est toujours mieux que Rihanna, ou une septième chanson de Bryan Adams en seulement une heure à CHOM) ou lorsque quelqu’un de mon entourage fait jouer l’un de leurs albums. Par contre, de plein gré, c’est plus rare que Coldplay traîne dans mes oreilles. Je possède bien X&Y en CD depuis sa sortie en 2005, mais il se fait poussiéreux.

Par contre, après avoir été littéralement subjugué – et c’est pratiquement un euphémisme – par sa prestation au festival Osheaga de Montréal le 1er août dernier, j’ai décidé, de plein gré, de me mettre sur le cas Coldplay, album par album, juste pour entendre ce que ça suscitera dans mon esprit… Enjoy.

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Un samedi matin avec une fine pluie sur la fenêtre de la chambre à coucher et une humeur chaleureuse sous la pile de couvertures qui nous couvre depuis environ dix à douze heures.

C’est cette atmosphère que je ressens lorsque se mettent à jouer les premiers accords de Don’t Panic, ouverture toute en douceur du premier album de Coldplay, Parachutes, lancé en 2000. Cette impression colle tout au long de l’écoute de l’œuvre car le ton ne s’élève pratiquement pas plus dans les chansons qui suivent. En effet, le son de celles-ci se caractérise par l’utilisation constante de guitares acoustiques lentement gratées et d’une section rythmique subtile, et de temps à autre d’une guitare électrique tout aussi subtile et rarement overdrivée. Ainsi, vous dire que Yellow et Shiver sont les deux titres qui déménagent le plus vous donne une bonne petite idée du niveau de rock de la chose. Mais, contrairement aux albums qui suivront, l’utilisation de claviers est très restreinte sur Parachutes et le piano de Chris Martin n’apparaît que sur deux titres (Trouble, Everything’s Not Lost).

Sis sur une réalisation juste mais sans artifices, Parachutes est un album relativement uniforme et peu ambitieux, tout de même sans une once de prétention. Grosso modo, Coldplay y maîtrise le soft-rock à merveille, si je puis dire. Cependant, il m’a toujours semblé qu’il emprunte ici beaucoup à The Bends de Radiohead : réalisation semblable, voix un peu faussette, utilisation d’une réverbération subtile, sonorité de la guitare électrique dans les titres les plus doux, jeu de la section rythmique, etc. Ce n’est certes pas une mauvaise influence en soi, pour moi en tout cas, et pour un premier album la chose s’excuse de plus très facilement. Bref, les ressemblances avec des titres tels que High and Dry ou Nice Dreams ne relèvent pas de l’hallucination auditive à mes oreilles.

Enfin, même après plusieurs écoutes – sûrement de par son uniformité – il m’est difficile de discuter de Parachutes en pièces détachées. Du lot, Trouble s’élève toutefois selon moi au rang des meilleurs chansons du groupe par la charge de son refrain et annonce en quelque sorte les plus grandes envolées des albums qui suivent.

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