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Tonight in Jungleland…

Je suis inspiré, donc je vais en profiter pour écrire un autre billet pendant que l’enthousiasme y est. Un peu déconnecté des nouvelles découvertes ces temps-ci, et depuis quelques temps même, je suis même débranché du lecteur CD actuellement. Je ne crois pas l’avoir allumé en 2 semaines même, seulement des vinyles ont fait des tours depuis. Du lot, un certain américain du New Jersey, adepte de Telecaster, a pas mal crié dans mes hauts-parleurs dernièrement : Bruce Springsteen.

Alors que son statut ne fait pas l’unanimité dans ma garde rapprochée, j’ai toujours adoré ce porteur de chemise à carreau qui aime bien chantonner des hymnes digne un ouvrier éternellement paumé mais avec la voiture toujours pleine d’essence. La présence de deux claviéristes ainsi que d’un saxophoniste dans sa musique mi-urbaine mi-rurale rendent selon moi sa musique relativement unique. Pour les contemporains, je dirais que ça se rapproche un peu (je fais attention à ce que j’écris là) d’Arcade Fire, l’acordéon en moins, le glockenspiel en commun.

Actuellement, Born to Run de 1975 roule sous la platine de ma table tournante et j’ai du entendre ces sons dès mon très jeune âge car ma mère avait une cassette de cette album qui s’est déroulée par intermittence sur la tête de divers lecteurs cassette (appareils que je honnis maintenant) jusqu’à sa décomposition finale il y a quelques temps je crois. D’emblée, personnellement, je vois cet album comme étant un chef d’œuvre en quelque part entre du Bob Dylan et le Wall of Sound de Phil Spector. Si certains d’entre vous écoutez CHOM par intermittence depuis votre naissance, activement ou passivement, plusieurs des titres de cet enregistrement sont communs à vos oreilles.

Débutant relativement lentement avec l’excellente Thunder Road, avec son harmonica et sa ligne de piano reconnaissables, Born to Run passe au côté plus cuivré de Springsteen avec Tenth Avenue Freeze Out. On passe ensuite à la seconde vitesse avec l’urgente Night qui nous amène pas très loin de New York à mon avis. Puis le Bruce que plusieurs connaissent pour Born in the USA s’époumone dans Backstreets, fermant la première partie de l’album qui avait augmenté en intensité.

Arrive alors ce qui est selon moi LE sommet de l’album au début de la seconde partie, soit le titre éponyme, petit bijou de studio pas très loin de Spector, comme je l’ai soulevé plus haut. Le rock plus dépouillé revient sur She’s the One, pour qu’ensuite l’album ralentisse sur Meeting Across the River, chanson idéale pour un bar situé dans un sous-sol selon moi. Puis arrive l’épique Jungleland qui est sûrement l’une des meilleures fermetures d’album que je n’ai jamais entendu, tellement qu’elle nous laisse sur notre faim, on en redemande. De plus, le solo de saxophone qu’elle contient est absolument génial, tout comme la ligne de piano et de violon qui ouvre le titre.

Bref, aussi ficelé par des paroles fleuves, Born to Run est selon moi un jalon de la musique rock qui allie à merveille simplicité et profondeur instrumentale comme peu peuvent réellement le réussir.

La Bombe : Born to Run ainsi que l’ouverture de Jungleland.
Le Frisson dans le Dos : Le solo de saxophone de Jungleland.
La carte-cachée : Tout ce qui n’est pas Born to Run, Jungleland et Thunder Road, en particulier Night.

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