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Caméra Vidéo (Les Trois Accords rappliquent).

Putain, à l’écoute du premier extrait (Caméra Vidéo) du troisième album des Trois Accords – qui s’intitulera gracieusement Dans mon corps, pour une sortie en octobre –, j’ai l’impression qu’on aura droit à tout un album.

Je trouve que ça frappe plus dans la tête que les singles du second effort. Avec Gus Van Go et Werner F (le duo de réalisateurs de The Stills et du dernier Vulgaires Machins) derrière la console, je crois qu’ils vont aussi relever le niveau de leur sonorité. On peut déjà y entendre une section de cuivre… à moins que ce ne soit que de la poudre aux yeux, ça promet!

Caméra Vidéo en écoute libre ici

Vive Drummondville!

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Faudrait vous apprendre à danser.

Combo montréalais faisant dans le rock indé avec guitares tranchantes et beaucoup d’attitude, Chinatown est apparu dans mes oreilles il y a de cela environ un an et demi par l’entremise de son espace MySpace, nous proposant alors des enregistrements de qualité pour un groupe non signé. Sa sensibilité pop certaine ainsi que la force de ses textes avaient su attirer mon attention. Signé par Tacca, un gros joueur dans l’industrie québécoise du disque, le groupe a pu enregistrer son premier album La Cité d’Or, réalisé par Gus Van Go (ex-Me mom and Morgentaler) et Werner F, responsables des trois albums de The Stills ainsi que de l’excellent Compter les Corps des Vulgaires Machins. Voici donc, dans les quelques lignes qui suivent, mes impressions sur un excellent album, qui est partie prenante de la trame sonore de mon été (ou de ce qui prétend être un été, enfin)…

Démarrant en trombe avec ce qui s’avère selon moi être la bombe de la galette, soit Apprendre à danser, La Cité d’Or ralentit ensuite relativement mais Chinatown s’avère solide sur toute la longueur : richesses des arrangements et des choeurs, force et justesse des guitares, une section rythmique réglée au quart de tour ainsi que, comme je l’ai déjà souligné, des textes très bien travaillés et riches. Si ces derniers semblent avoir une certaine touche très romantique qui rebutera peut-être certaines oreilles au premier abord, ils ne sombrent jamais dans l’eau de rose et sont dotés d’une ironie bien aiguisée.

Passant du rock indé pur (Pénélope, Perdre son temps, Flashs de paranoîa),  à la chanson (Du jazz avec l’apocalypse) à quelque chose près du Yé-yé (Tu es un hit) Chinatown maîtrise à merveille son jeu et s’avère très habile à varier le ton avec quelques titres plus doux qui évoluent lentement mais sûrement (Carrousel, L’automne, Salut vieux monde sale) ou de rock léger (Bateau de querelle, Secousses, La vrille). Fait à souligner, honorant (peut-être par accident) sa dénomination, le groupe adopte aussi parfois des petites tournures mélodiques orientales… quoi que tout le monde utilise la gamme penthatonique.

En somme, Chinatown s’inscrit, selon moi, aux côtés de Bonjour Brumaire dans une maîtrise francophone du rock indé à guitares (avec touches de claviers, certes) au Québec, ce qui n’est pas sans me réjouir, épris que je suis du pendant anglophone de la chose. De plus, les ayant vu en spectacle aux dernières Francofolies de Montréal, je me dois aussi de souligner la solidité de leur prestation ainsi que la justesse de leurs choeurs, ce qui a dépassé mes attentes.

À découvrir si vous aimez : The Stills, Bonjour Brumaire


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