Archives de Tag: Les Trois Accords

Caméra Vidéo (Les Trois Accords rappliquent).

Putain, à l’écoute du premier extrait (Caméra Vidéo) du troisième album des Trois Accords – qui s’intitulera gracieusement Dans mon corps, pour une sortie en octobre –, j’ai l’impression qu’on aura droit à tout un album.

Je trouve que ça frappe plus dans la tête que les singles du second effort. Avec Gus Van Go et Werner F (le duo de réalisateurs de The Stills et du dernier Vulgaires Machins) derrière la console, je crois qu’ils vont aussi relever le niveau de leur sonorité. On peut déjà y entendre une section de cuivre… à moins que ce ne soit que de la poudre aux yeux, ça promet!

Caméra Vidéo en écoute libre ici

Vive Drummondville!

Publicités

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

What’s my age again ?

Oui, vous avez bien lu le titre. Mais si vous ne l’avez pas compris, c’est à se demander où vous étiez en 1999, sûrement pas en plein dans votre adolescence.

Eh oui, le but du présent billet sera de divaguer sur Blink 182 et, plus précisément, sur leur album culte, soit Enema of the State. Pourquoi? Parce que j’ai eu une drôle d’envie de ressortir ce chef d’oeuvre de pop-punk (sic) il y a environ deux semaines alors que je m’apprêtais à faire la vaisselle dans le silence le plus total, peu inspiré par mes achats récents. Pourquoi ne pas piger dans le très vieux matériel ? me dis-je alors. Je pris donc mon courage à deux mains et je m’aventurai dans les ténèbres de ma discothèque, soit dans les dizaines d’album à sonorité pop-punk issus de mon Moyen-âge musical (c’est à dire entre douze à quinze ans environ). J’ai donc jeté mon dévolu sur le fracassant album de ces californiens, dont je possède tous (oui mesdames) les albums.

Avant d’envoyer le laser sur la chose, je me suis demandé si je n’allais pas être porté à stopper l’aventure dès les premiers power chords. Eh bien, il s’avéra que non et que j’ai même renouvelé le fait environ trois à quatre fois depuis ! Enema of the State s’avère être un album toujours écoutable, disons. Malgré la quasi décennie qui nous en sépare et le passage à plusieurs autres modes ainsi que l’évolution psycho-physique d’une grande part de ses auditeurs originels, il a encore réussit à amuser mes oreilles. Pas mal pour un ouvrage qui, selon moi, a relativement très peu réussi à se transmettre aux générations suivantes et qui sombre de plus en plus dans l’oubli.

Maintenant passons au décorticage de la galette. Débutant par l’efficace Dumpweed, l’album prend définitivement une couleur pop avec une réalisation proprette avec un petit beat aux origines punk et une ligne de power chords magistralement accrocheuse. Notons aussi que la voix de Tom Delonge avec le recul est toujours au bord d’être désagréable (en fait, elle l’a toujours été pour plusieurs d’entre vous, mais moi je l’ai toujours bien aimé), pour les néophytes, disons qu’elle ressemble à celle de Simon Proulx des Trois Accords. Puis on enchaine avec Don’t Leave Me, alors que Mark Hoppus prend le relais à la voix, pour le bien de certains d’entre vous, titre que j’ai toujours bien apprécié. Notons ici qu’après deux titres, les paroles n’ont pas beaucoup changé, en effet nous sommes encore dans le carcan des relations interpersonnelles chez les jeunes américains au tournant du millénaire présent.

Mais surprise, un thème totalement ésotérique nous est proposé par Tom dans Aliens Exist. Par contre, on l’oublie très rapidement dès que le lecteur CD (vous pensiez pas que j’écoutais ça en 33 tours?) enchaîne avec Going Away to College qui prend maintenant tout son sens alors que je suis à l’université moi-même (mettons). Puis c’est la révélation et le retour en arrière dans mes pantalons cargo larges ainsi que mes souliers de rouli-roulant lorsque se pointe What’s my Age Again dans mes moniteurs. C’est ici que Blink 182 prend tout son sens avec ses paroles grivoises et son vidéoclip osé pour l’époque (mais depuis, Christina Aguilera a repoussé les limites).

Puis l’album semble stopper avec Dysentery Gary qui vient un peu casser le rythme de l’album (et là je suis vraiment sérieux, c’est du vrai, cette chanson n’avait pas sa place à ce moment là) pour repartir plus lentement avec Adam’s Song. Petit hymne tristounet et incroyablement lent pour Travis Barker, qui se veut tout de même imaginatif là-dessus, je n’ose même pas y imaginer un batteur normal de pop-punk, c’aurait été certainement terrible. C’est là que je dois avouer que l’un des très bon point de Blink 182 n’était pas seulement d’avoir deux chanteurs également cons aux voix totalement différentes mais aussi d’avoir réussi à enrôler ce musicien qui surpasse en talent à peu près cinq fois ses deux comparses. Soulignons aussi que actuellement avec toute la perspective historique que l’on a, on pourrait considérer Adam’s Song comme un initiateur du emo-pop polluant les ondes radiophoniques de nos jours. Mais bon, là je m’avance sur un terrain musicographique très glissant.

Puis arrive le deuxième gros succès souvenir de Enema of the State, soit All the Small Things avec laquelle on avait fait un vidéoclip se moquant des boys bands aussi très en vogue à l’époque. Mais en se penchant de plus près sur ce titre, on se dit « merde c’est pas loin d’être pas mieux que des paroles des Backstreet Boys, j’espère que Blink niaisait là aussi sinon on s’est fait foutument avoir ». Puis on enchaîne avec quatre autres titres moins marquants pour clore l’album, desquelles The Party Song ressort tout de même avec un refrain qui peut facilement rester en tête. Sur Mutt j’en vint vraiment à me demander si le producteur de l’album a pas édité Aliens Exist ainsi que What’s my Age Again ensemble par erreur. En même temps, je me suis dit que je devrais pas écouter du Blink avec autant de concentration, ce que Wendy Clear me rappelle alors que la vitesse à laquelle elle se déroule ne nous donne aucun temps pour poser quelconque question. Puis arrive la fin avec Anthem, qui ne sort aucunement de l’ordinaire.

Sérieusement, c’est bon, mais prévoyez vous un peu de vaisselle sale pour l’apprécier à sa juste valeur si vous avez actuellement plus de seize ans.

P.S. J’ai failli tout abandonner (tout comme vous sûrement) en cours d’écriture, mais j’ai tenu bon, je crois que ça parait dans le propos.

1 commentaire

Classé dans Uncategorized