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Franz Ferdinand – Métropolis (Montréal) – 31 août 2009.

Solide et imprévisible. Voilà qui définit selon moi l’excellent spectacle qu’a offert (hier soir) Franz Ferdinand au Métropolis de Montréal.

Solide : parce que le groupe ne s’est pas pratiquement jamais arrêté de jouer – hormis pour un intermède avant une finale endiablée – et qu’il nous a lancé hit par dessus hit – normal après trois albums – ce en démarant en trombe avec No You Girls et enchaînant Michael par dessus Take Me Out et Do You Want To?, du bonbon.

Imprévisible : Parce que le groupe ne trempe pas dans le genre de spectacle où l’on a l’impression que les musiciens pèsent sur la touche Play de leur séquenceur et se contentent de faire du lipsynch sans émotion (genre The Killers apparement)… non madame! Franz Ferdinand fait quelque peu dans l’improvisation et la relecture des ses pièces, sans jamais y perdre son public. Ainsi, ils ajoutent une dimension qui colle on ne peut plus mieux à leur approche dance du rock. J’avais des appréhensions vis-à-vis de l’interprétation de Lucid Dreams, qui sur album prend une tournure résolument électro-dance… eh bien, ils ont dépassé mes attentes en terminant avec ce titre et en réussissant à ne pas être ennuyant.

En bonus : le chanteur Alex Kapranos qui nous fait la conversation dans un français clair et charmant à souhait.

Bref, à voir absolument en spectacle pour n’importe amateur de musique qui fait danser et tapper du pied.

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Sinon, voici le vidéoclip pour Can’t Stop Feeling, tout simplement génial.

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Faudrait vous apprendre à danser.

Combo montréalais faisant dans le rock indé avec guitares tranchantes et beaucoup d’attitude, Chinatown est apparu dans mes oreilles il y a de cela environ un an et demi par l’entremise de son espace MySpace, nous proposant alors des enregistrements de qualité pour un groupe non signé. Sa sensibilité pop certaine ainsi que la force de ses textes avaient su attirer mon attention. Signé par Tacca, un gros joueur dans l’industrie québécoise du disque, le groupe a pu enregistrer son premier album La Cité d’Or, réalisé par Gus Van Go (ex-Me mom and Morgentaler) et Werner F, responsables des trois albums de The Stills ainsi que de l’excellent Compter les Corps des Vulgaires Machins. Voici donc, dans les quelques lignes qui suivent, mes impressions sur un excellent album, qui est partie prenante de la trame sonore de mon été (ou de ce qui prétend être un été, enfin)…

Démarrant en trombe avec ce qui s’avère selon moi être la bombe de la galette, soit Apprendre à danser, La Cité d’Or ralentit ensuite relativement mais Chinatown s’avère solide sur toute la longueur : richesses des arrangements et des choeurs, force et justesse des guitares, une section rythmique réglée au quart de tour ainsi que, comme je l’ai déjà souligné, des textes très bien travaillés et riches. Si ces derniers semblent avoir une certaine touche très romantique qui rebutera peut-être certaines oreilles au premier abord, ils ne sombrent jamais dans l’eau de rose et sont dotés d’une ironie bien aiguisée.

Passant du rock indé pur (Pénélope, Perdre son temps, Flashs de paranoîa),  à la chanson (Du jazz avec l’apocalypse) à quelque chose près du Yé-yé (Tu es un hit) Chinatown maîtrise à merveille son jeu et s’avère très habile à varier le ton avec quelques titres plus doux qui évoluent lentement mais sûrement (Carrousel, L’automne, Salut vieux monde sale) ou de rock léger (Bateau de querelle, Secousses, La vrille). Fait à souligner, honorant (peut-être par accident) sa dénomination, le groupe adopte aussi parfois des petites tournures mélodiques orientales… quoi que tout le monde utilise la gamme penthatonique.

En somme, Chinatown s’inscrit, selon moi, aux côtés de Bonjour Brumaire dans une maîtrise francophone du rock indé à guitares (avec touches de claviers, certes) au Québec, ce qui n’est pas sans me réjouir, épris que je suis du pendant anglophone de la chose. De plus, les ayant vu en spectacle aux dernières Francofolies de Montréal, je me dois aussi de souligner la solidité de leur prestation ainsi que la justesse de leurs choeurs, ce qui a dépassé mes attentes.

À découvrir si vous aimez : The Stills, Bonjour Brumaire


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