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Death on the Stairs.

Ayant depuis au moins 2003 plusieurs de leurs titres en Mp3 sur mon disque dur, ce n’est que cette année que je me suis procuré les deux albums de The Libertines, sans trop savoir pourquoi j’ai tant attendu…

Groupe phare du renouveau indie britannique au début de la décennie, le groupe était à l’abord décrit comme étant la réponse anglaise à The Strokes et malgré sa très courte carrière (soit de 2002 à 2004) il est sûrement l’un des plus, sinon le plus, influent sur la musique rock actuelle britannique. Comme son nom peut l’indiquer le groupe était entouré d’une certain décadence autant dans sa musique que dans la vie de ses membres (on ne compte plus les frasques de Pete Doherty).

Bâti autour de la collaboration de Doherty et de Carl Barât qui se partageaient le chant et l’écriture, The Libertines avaient selon moi une petite sonnorité distincte avec leurs guitares jouées avec nonchalance et par improvisation ainsi que des paroles qui démontre une certaine culture urbaine digne de Morrissey (ce qui par ricochet a selon moi eu une influence sur Arctic Monkeys).

Débutant par Vertigo, petit titre urgent bourré d’alcool dans la lignée des Strokes, l’album Up the Bracket enchaîne ensuite sur Death in the Stairs, pour moi premier classique du groupe, où le son du groupe se dévoile vraiment avec les guitares jouées salement alors que les deux chanteurs se répondent à merveille. Puis arrive Horroshow digne du punk anglais de la fin des seventies (l’album est produit par Mick Jones ex-guitariste de The Clash, influence majeure sur le son selon moi) et deux autres bombes soit Time for Heroes et Boys in the Band, chantées respectivement par Doherty et Barât, toutes deux très british. Ensuite le rythme s’apaise et la guitare acoustique arrive pour Radio America, petite ritournelle facile mais démontrant la profondeur lyrique de Doherty avec des choeurs digne de The Beatles. Puis un cri strident de Doherty nous ramène à l’électrique pour Up the Bracket puis l’acoustique revient un peu dans le fond pour Tell the King, mais l’électrique est ramené encore une fois par des cris The boy looked at Johnny, qui n’a certainement pas été enregistrée à jeun… Begging et The Good Old Days passent bien puis arrive la fin avec deux autres classiques : I Get Along (c’est ici que je souligne l’excellent jeu du batteur Gary Powell) et What a Waster, regard sur l’abus de drogue (Doherty sait de quoi il parle…).

Bref, le son improvisé et live de l’album est selon moi ce qui rend le plus charmant l’album Up the Bracket en rendant justice au fait que The Libertines était un groupe qui offrait un spectacle débauché… et une sacrée claque à la britpop proprette!

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