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Billie Jean is not my lover.

Bon ça fait quelques temps que je n’ai pas écrit un billet sur ce blogue, ni sur aucun autre en fait, et suite à de nombreuses demandes, toutes faites par un certain Mathieu Lavoie, j’ai craqué. N’ayant plus eu l’inspiration pour un certain temps, j’en était venu à presque oublier l’existence de cette partie du Web 2.0, maintenant le défi était de trouver quelque chose à dire. Je n’ai pas eu à chercher trop loin car le présent sujet tourne actuellement sous la platine de mon système de son : Thriller de Michael Jackson.

Il y a environ 2 semaines de cela, j’ai eu une petite rage de 33 tours que l’on peut acheter pour moins de 3-4$ usuellement sur l’Avenue Mont-Royal et sur la Rue St-Denis à Montréal. Me promenant dans les allées et recherchant l’inspiration, mon dévolu s’est jeté sur quatre enregistrements dont celui-ci. Prenant en compte qu’il s’est vendu à un nombre démentiel dans le monde entier depuis sa sortie en 1982, j’étais encore surpris de ne pas le posséder. Voici donc ce que j’en ai pensé depuis ces quelques séances d’écoutes.

Tout d’abord, j’aimerais exprimer un idée qui m’a frappée dès la première écoute de l’album : Thriller est loin d’être un album parfait. Malgré la présence de bombes dont le qualificatif de classiques n’est plus à redire, pas besoin de les nommer vous les connaissez déjà toutes, ce qui est parfois considéré comme étant le chef d’oeuvre de Michael Jackson contient aussi au bas mot trois titres qui ont soit très mal vieillit ou qui ont un peu trop influencé R. Kelly à mon goût.

Dans le lot, The Girl is Mine, qui est un duo avec Paul McCartney, est tellement quétaine que même votre mère changerait le poste de la radio s’il elle venait à jouer à son canal favori. Ajoutons à ceci, Human Nature et The Lady in my Life qui sont des parfaits exemples de titres qui ont mal passé le 31 décembre 1989, ou peut-être même avant.

Mais bon, Thriller étant Thriller, ces derniers titres sont rapidement oubliés, je suis peut-être même le seul à en parler, à la faveur de bombes réglées au quart de tour qui arrivent comme un raz de marrée dans mes enceintes. Nul besoin d’en redire sur Billie Jean, Thriller ainsi que Beat It qui ont l’effet d’un électrochoc dès qu’un DJ bien allumé décide de les faire jouer sur un plancher de danse. Toutefois, même si elle a aussi brisé les barrières du Top 10, P.Y.T. (Pretty Young Thing) est souvent oubliée, en fait l’écoute intensive de Thriller m’a presque fait découvrir ce titre où l’on sent facilement que Justin Timberlake n’est pas très loin. L’entrée avec Wanna be Startin’ Somethin’ est aussi réussie et tout au long de l’album on sent que la production de Quincy Jones est relativement influencée par son background Jazz en la personne d’une utilisation extensive des cuivres.

Bref, Thriller est certainement un classique par la présence de plusieurs bombes inoubliables de la Pop mais il n’est pas n’ont un chef d’oeuvre vu la présence de quelques chansons qui sentent le remplissage ou qui ont plutôt très mal vieillies.

La Bombe : Euh…
La Carte cachée : P.Y.T. (Pretty Young Thing)
« J’avais le doigt pas loin du bouton skip mais ça se fait pas avec un 33 tours » : Human Nature

P.S. Ce billet a été écrit en un seul jet, peut-être que dans 5 minutes, je vais changer d’avis.

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Pet Sounds.

Il y a de ces albums dont on a tellement entendu parlé que lorsqu’on ne le possède pas on se pose longtemps la question à savoir pourquoi, dans mon cas il en fût ainsi pour Pet Sounds des Beach Boys durant au moins 2-3 ans. Eh bien, ce problème je l’ai reglé il y a environ un mois et demi après avoir résisté

Enregistré fin 1965 et début 1966 sous l’égide totale de Brian Wilson (un idole), Pet Sounds est ce qu’on peut appeler un landmark dans l’histoire de la musique pop (rock si on veut…) alors que le compositeur utilsa des méthodes d’enregistrement révolutionnaires et une panoplie d’instruments tels que des accordéons, des orgues, des ensembles de vents et de cordes ainsi qu’un theremine. Tandis que le groupe était en tournée (Brian Wilson avait cessé les tournées dès 1964, remplacé par Bruce Johnston à la position de bassiste, vu des crises d’angoisses), Brian Wilson utilisa des musiciens professionnels pour parvenir à un son optimal. Bref je pourrais continuer encore longuement là dessus, mais je risque de me perdre…

Débutant par Wouldn’t It be Nice l’album débute donc selon moi par un miracle de musique pop avec la richesse instrumentale et vocale, mélancolique en soit, comme tout le reste de l’album en fait, on ne peut s’empêcher d’être heureux à son écoute. S’ensuit de parfait exemples de la méthode du Wall of Sound que Brian Wilson a reprise de Phil Spector tels que You Still Believe in Me, Don’t Talk put your Head on my Shoulder et I’m Waiting for the Day. L’album aussi deux instrumentaux qui démontrent toute la richesses des arrangements utilisés tout le long de l’album avec Let’s go Away for Awhile et Pet Sounds. La deuxième moitiée de l’album débute par God Only Knows qui est selon moi le paroxysme du génie de Brian Wilson, un frisson parcourt mon dos à chaque écoute de cette chanson vu la profondeur instrumentale et vocale dont elle fût dotée. I know there’s an Answer et Here Today sont géniales mais sont certainement celles qui ressemblent le plus à ce que le groupe nous avait habitué avant Pet Sounds. L’album se termine sur deux autres points forts avec I just wasn’t made for these times (démonstration évidente de l’état d’esprit du compositeur durant l’enregistrement et toute la pression qu’il se mettait, ce qui éventuellement le mena à tout délaisser durant l’enregistrement de sa suite Smile) ainsi que Caroline, No sûrement la chanson la plus dépouillée mais qui laisse toute la place à la voix merveilleuse de Brian Wilson.

Chef d’oeuvre, voilà le qualificatif que l’on peut donner certainement donner à cet ouvrage miracle de la pop (je crois qu’on a assez de recul pour l’affirmer…), ce qui le rend tout aussi génial est le fait qu’il influença grandement les Beatles lors de l’enregistrement de Sergeant Pepper’s Lonely Heart Club Band dans des détails tels que l’utilisation d’instruments variés et inhabituels de même que le seul son de la basse…

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