Archives de Tag: Take me Out

Led Zeppelin, aïeul de Franz Ferdinand?

J’étais à (ré)écouter tout bonnement le doublement bon album de Led Zeppelin Physical Graffiti, lancé en 1975, alors que mes oreilles et ma culture musicales matures se sont mises à ouïr du Franz Ferdinand.

Sur Trampled Under Foot pour être plus précis (Face 2, piste 2, 5 minutes 37 secondes), que voici…

Comparaison de circonstance avec le méga-tube Take me Out, dont je vous invite à revoir le vidéoclip tellement génial (malheureusement encore massacré par une qualité vidéo de merde, indigne du YouTube HQ de ces années-ci) :

Ce qui amène donc une nouvelle question musicographique : Led Zeppelin, qui a tout fait pour le rock du hard- au blues-, en passant par le country- et le folk- (et même le punk selon Johnny Ramone en personne), a-t-il aussi mis son grain de sel dans le dance-rock de l’archiduc autrichien descendu par Gavrilo Princip?

Toutefois, loin de moi la volonté de laisser la question en pan et sans source à l’appui, le nouveau paradigme ledzeppelinien s’expliquerait en partie, selon le propre aveu de John Paul Jones (surement l’un des noms de rocker qui a le plus de classe) qui souligne l’influence de Stewie Wonder sur son jeu de clavinet

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Franz Ferdinand – Métropolis (Montréal) – 31 août 2009.

Solide et imprévisible. Voilà qui définit selon moi l’excellent spectacle qu’a offert (hier soir) Franz Ferdinand au Métropolis de Montréal.

Solide : parce que le groupe ne s’est pas pratiquement jamais arrêté de jouer – hormis pour un intermède avant une finale endiablée – et qu’il nous a lancé hit par dessus hit – normal après trois albums – ce en démarant en trombe avec No You Girls et enchaînant Michael par dessus Take Me Out et Do You Want To?, du bonbon.

Imprévisible : Parce que le groupe ne trempe pas dans le genre de spectacle où l’on a l’impression que les musiciens pèsent sur la touche Play de leur séquenceur et se contentent de faire du lipsynch sans émotion (genre The Killers apparement)… non madame! Franz Ferdinand fait quelque peu dans l’improvisation et la relecture des ses pièces, sans jamais y perdre son public. Ainsi, ils ajoutent une dimension qui colle on ne peut plus mieux à leur approche dance du rock. J’avais des appréhensions vis-à-vis de l’interprétation de Lucid Dreams, qui sur album prend une tournure résolument électro-dance… eh bien, ils ont dépassé mes attentes en terminant avec ce titre et en réussissant à ne pas être ennuyant.

En bonus : le chanteur Alex Kapranos qui nous fait la conversation dans un français clair et charmant à souhait.

Bref, à voir absolument en spectacle pour n’importe amateur de musique qui fait danser et tapper du pied.

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Sinon, voici le vidéoclip pour Can’t Stop Feeling, tout simplement génial.

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Auf Achse.

Avec des paroles romantiquement prétentieuses et grivoises posées sur un instrumental disco (plus overdrive, moins cordes) Franz Ferdinand était apparu avec fracas sur la scène musicale en 2004. Propulsé par le hit Take me Out (et son vidéoclip très arty) l’album éponyme est devenu un classique de l’indie-rock et a ouvert la porte pour le rock « pour faire danser les filles ».

Le début de Jacqueline fait figure de trompe-l’oeil avec le petit gratage de guitare classique avec un chant « oh so british » avant de passer brusquement aux choses sérieuses avec les guitares urgentes et tranchantes qui sont la marque de commerce du groupe. Puis on enchaîne avec Tell her Tonight qui est clairement un rip-off instrumental de Funky Town à partir de quoi le beat disco ne quittera plus d’ici la fin de l’album. Take me Out la bombe nous fait alors vraiment entendre ce qu’est Franz Ferdinand, c’est à dire un groupe capable de composer des riffs complètement accrocheurs et dansant (qui n’a jamais siffler cet air?). Dark of the Matinée vient continuer ceci dans un mode verse-chorus-verse, puis arrive Auf Asche petite pause désespérée sur fond de claviers. L’énergie repart de plus avec Cheating on You (dangereusement prétentieuse), This Fire (deuxième bombe dansante de l’album) et Darts of Pleasure (urgence). Arrive Michael, sûrement le titre le plus déstabilisant de l’album de par ses paroles homoérotiques mais qui deviennent à la longue un hymne tellement comique. L’album semble prendre fin sur Come on Home (genre de balade disco-rock) mais 40′ vient terminer le tout avec un riff réverbé à la sixties et mystérieux…

Avec ses airs de Blur et de XTC avec plus de disco et des guitares bien aiguisées, l’album éponyme de Franz Ferdinand a rafraîchit le rock en 2004-2005 en le ramenant sur les planchers de danse….

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