Archives de Tag: The Beatles

Les coulisses de pédale de « bass drum » grinçantes.

Tant qu’à faire, continuons avec Led Zeppelin

Fins connaisseurs de la musique du Hindenburg de Plomb que vous êtes, vous n’êtes pas sans savoir que son responsable attitré des tambours, John Bonham de son nom, est un des batteurs les plus reconnus de l’histoire du rock (là, faites moi pas chier avec votre Mike Portnoy de merde du Théâtre de Rêve (c’est quoi ce nom là d’ailleurs?)).

Saviez-vous que ce cher Bonham, décédé en 1980 par trahison de son amie Vodka, était aussi un maître joueur de la coulisse de de pédale « bass drum » grinçante?

C’est ce qui ressort à l’écoute des premières dizaines de secondes de Since I’ve Been Loving You

Et si vous avez fine oreille, vous remarquerez que Ringo Starr en personne fait figure de pionnier dans le domaine, avec All I’ve got to do

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The Beatles – Remastérisation – Mon prologue – A Hard Day’s Night en Mp3

Je ne sais toujours pas quoi faire par rapport à la remastérisation de la discographie des Beatles. Possédant trois albums en CD (Abbey Road, White Album et Revolver) ainsi que quatre autres en vinyle (Meet the Beatles, Sgt Pepper’s, Hey Jude ainsi que Magical Mystery Tour), j’hésite entre tout racheter, en coffret pour sauver au total, ou acheter à la pièce à l’humeur sur plusieurs mois. Par dessus ça, il y a aussi le coffret Mono qui est très tentant – puisque c’était le seul mixage supervisé par les Beatles eux-mêmes jusqu’à Abbey Road et que cela est pour moi vraiment de l’inédit et ayant déjà fait l’écoute de Sgt. Pepper’s sous ce format je peux vous garantir que c’est une toute autre expérience.

Par contre, j’ai mis la main – merci à mon frangin – sur les MP3 de A Hard Day’s Night, ce qui donne quand même une très bonne idée de la chose; quoi qu’une écoute à pleine vapeur avec un système de son de qualité est nécessairement de mise pour en avoir le coeur net selon moi.

Comme A Hard Day’s Night fait partie du canon yé-yé des Beatles, je crois aussi que l’écoute d’albums tels que Rubber Soul, Magical Mystery Tour ou Abbey Road – de par leur complexité et leurs détails – remastérisés doit être une toute autre expérience.

Néanmoins, l’écoute de la galette en question est tout aussi pertinente à mes oreilles puisque les premiers enregistrements du groupe sont nécessairement ceux dont la qualité de l’enregistrement initial – mais pas nécessairement du contenu, je précise – laissait le plus à désirer, pour des raisons de moyens évidemment. La remastérisation semble donc avoir éclairci ces albums – disons de Please Please Me à Help.

C’est donc ce que l’on entend très clairement dès le premier (fameux) accord de A Hard Day’s Night. Par rapport à la version CD des années 80, le son est plus direct et moins étouffé.

Rapidement : la basse est plus ronde et profonde, les guitares mieux séparées et claires, les voix très claires et plus définies en harmonie. Néanmoins, je n’ai pas eu l’impression que la batterie y ait tant gagné au change – ce qui est sûrement dû aux techniques primitives d’enregistrement de la batterie du temps (2-3 micros alors contre 167 et 4/10 maintenant pour un seul kit de 2 toms et une moitié de cymbale). Les percussions y sont toutefois très claires, tout comme l’harmonica de John sur I Should Have Known Better. De plus, l’on remarque à certains moments des lignes de piano, très subtiles parfois, que l’on avait pas vraiment entendues auparavant.

Enfin, petite précision, c’est une remastérisation à la quelle nous avons droit et non un remixage comme Love – que j’ai adoré pour ce fait. Ce faisant, les gens qui sont rebutés par le mixage (ultra) stéréo des Beatles – avec la voix d’un côté et le reste de l’autre – comme j’en suis parfois – seront déçu d’apprendre qu’il n’a pas été changé pour une miette. Par contre, la définition des instruments y ayant gagné, le fait stéréo en devient moins lourd à supporter lorsqu’on l’écoute avec écouteurs.

Bref, je viens d’écrire près de 500 mots pour un seul album… imaginez quand j’aurai écouté tous les autres!

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CHOM.

La radio de CHOM 97.7 FM c’est une légende au Québec – à tout le moins dans le rayon de diffusion de la station -, presque tous les amateurs de rock du pays, vieux et moins vieux, connaissent la station, c’est un must. Personnellement, si je ne trouve rien à mon goût sur les ondes, je retourne automatiquement, sans même y penser, à cette station. C’est un réflexe héréditaire chez des gens comme moi, élévés par un ou des parents qui synthonisait ad vitam eternum le 99,7 FM, sauf parfois pour écouter les émissions d’humour des canaux francophones – qui ne sont plus aussi drôle qu’avant d’ailleurs (la présence d’Éric Salvail est patente).

Mais personne ne parle vraiment de CHOM dans les médias, c’est une espèce de gros bouche à oreille – le repère caché des vieux rockers québécois. De plus, si la station est anglophone… je ne connais que des auditeurs francophones. Ainsi, si vous êtes attentifs à l’écoute, lorsqu’il y a des concours ou des demandes spéciales en ondes, l’anglais très cassé des participants trahit indubitablement leur langue maternelle.

Grosso modo, le fait anglophone de CHOM s’explique par la législation du CRTC qui oblige – avec raison tout de même, selon moi – les canaux francophones à diffuser 60% de musique francophone québécoise – une obligation que n’a pas une chaîne anglophone. Mais, dans le domaine du Classic Rock – le segment visé par le 97.7 – disons que l’offre franco-québécoise est famélique… et même parfois très quétaine. Néanmoins, la station diffuse tout de même de temps à autre du Beau Dommage, Harmonium, Offenbach et Pagliaro, tandis leurs animateurs font parfois quelques commentaires en français, juste de même.

Justement,  parlons de ces animateurs. Excepté Sharon Hyland, qui est une femme – en tout cas, je n’entends pas vraiment une pomme d’Adam résonner dans sa voix -, je n’arrive pas à différencier les animateurs mâles. Même après près de 22 ans d’écoute, et des séances plus attentives pour tenter de les distinguer, niet, toujours le même gars avec une grosse voix cool qui me vient à l’esprit, qu’il soit 8h, 16h ou 3h33 du matin.

Enfin, venons en au contenu musical de CHOM. Empiriquement parlant, dès lors que nous synthonisons le poste, nous avons une chance sur quatre de tomber soit sur :

  1. Stairway to Heaven de Led Zeppelin
  2. The Spirit of the Radio de Rush
  3. Summer of ’69 de Bryan Adams
  4. American Woman de The Guess Who

Vous remarquerez que trois de ces quatre titres sont canadiens, c’est que les chaînes radio anglophones ont elles aussi une obligation de passer 60% de contenu canadien en onde. Ce qui fait que les Rush, Adams, Guess Who et autres Neil Young ainsi que BTO jouent souvent en ondes, étant pratiquement les meilleurs rockers canadiens. De plus, on a aussi droit à des artistes plus obscurs maintenant mais potables tels que April Wine, Colin James ou Kim Mitchell.

Par contre, l’envers de la médaille du contenu canadien, c’est que pour ne pas trop se répéter – car on a vite fait le tour du jardin classic rock canadian comme vous pouvez le constaster – les disc-jokeys de CHOM passent du Nickelback, Puddle of Mudd et Tea Party, soit du gros cacacanadien bien sale à mes oreilles (comme on en fait partout dans le monde tout de même).

Entre tout ça, dans le 40% de contenu non-canadien, là c’est le Pérou, Led Zeppelin par dessus Genesis, Pink Floyd, David Bowie, Bob Dylan, The Beatles, The Eagles, U2, The Clash, The Doors, Black Sabbath, Yes, The Rolling Stones, etc. etc. Donc, tout du bon pour une éducation musicale saine au classic rock

C’est tout ça CHOM pour moi. Voilà.

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En direct du plus profond de mon armoire à vinyles – Volume 2

J’ai bien aimé mon dernier billet, et comme mon armoire à vinyle est remplie de titres les plus éclectiques les uns que les autres, voici un second regard sur la chose…

Madonna – True Blue (1985)

Deuxième album de la material girl, cet album s’est retrouvé dans mon armoire en des circonstances très obscures (j’aurais tendance à croire que c’est Maison Columbia qui a envoyé ça par erreur à mon père qui ne s’est pas plus forcé pour leur retourner…). Après quelques hésitations, j’ai finalement daigné l’écouter les hauts-parleurs à pleine vapeur… parce que oui, j’ai fait quelques écoutes secrètes avant. Je dois avouer que j’aime cet album et que je lui trouve plusieurs bon côtés malgré un enrobage qui a un peu mal vieilli (genre des guitares synthétiques, hum). Ça bouge et ça sent le printemps.
La bombe :
Papa don’t preach
(quoi d’autre?)
La toune que je suis plus capable d’entendre et que je trouverai éternellement mauvaise :
La Isla Bonita
.
Fait à noter :
Dans la pochette c’est écrit « This album is dedicated to my husband, the coolest guy in the universe »… qui était cet homme? Nul autre que Sean Penn, et le divorce n’a pas tardé après le lancement de l’album…

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Def Leppard – Hysteria (1987)
J’aurais jamais cru qu’un jour j’écrirait sur Dead Flipper, mais j’ai quand même quelque chose à dire là dessus :

C’est l’album le plus surproduit de l’histoire, fuck Robert John « Mutt » Lange (le producteur). C’est tellement empli de claviers quelconques, de refrains anthémiques et de passes de studio qu’on se demande comment les gars faisaient pour rendre le tout live. Si parfois on se demande où sont les guitares dans un groupe en principe hard-rock, quand elles finissent par apparaîte, c’est en caisse de 24. Avis aux amateurs de Bon Jovi et autres Motley Crüe… Mais en vérité, je n’ai jamais écouté la seconde face du vinyle... j’ai l’impression que si je finis par l’écouter, il y a une fée en quelque part qui va mourrir.
La grosse balade hair-metal avec le refrain de la mort : Love Bites.
La grosse toune avec le refrain n’importe quoi : Pour Some Sugar on Me (Verse un peu de sucre sur moé).

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The Beatles – Hey Jude LP (1970)
Bizarre de pièce dans ma collection : un LP centré sur Hey Jude qui a été rayé du catalogue des Beatles depuis les rééditions des années 1980. En découvrant cela, j’ai cru que ça vaudrait quelque chose, mais non! Ils en ont fait un bateau plein! Ce qui fait qu’on peut facilement le trouver à 2-3$ dans les magasins de vinyles usagés… Mais bon, le disque a le, plus que, grand mérité de réunir sur un album des singles hors-album des Beatles : Can’t Buy me Love, Revolution, Paperback Writer, Rain, The Ballad of John and Yoko, Lady Madonna, etc…

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En direct du plus profond de mon armoire à vinyles – Volume 1

(Bon, je ne prendrai pas encore huit lignes pour expliquer que ça fait trois mois que je n’ai pas écrit ici…)

J’aime les enregistrements vinyles, mais si cet amour réside maintenant au niveau de la sonorité de ceux-ci, il n’en a pas toujours été ainsi. En vérité, au départ, il y a environ cinq-six ans, c’était surtout parce que mon grand-père m’avait donné une table tournante (très cheap, qui ne fonctionnait que du côté gauche…) et que cela m’a permis de ressortir quelques vieux disques que mes parents avaient mis de côté après l’achat d’un lecteur CD au début des années 1990.  Si la réécoute de Sgt. Pepper’s Lonely Heart Club Band des Beatles s’est élévée au rang des émotions fortes, il y a plusieurs albums dont j’ai hérité, par défaut, que je n’ai pas daigné d’écouter jusqu’à tout récemment (depuis j’ai une autre table (d’un autre grand-père) avec un système de son avec des gros transitors sales).

Ce faisant, j’ai décidé de vous en faire découvrir rapidement trois qui ont attiré mon attention, pour une raison ou une autre, dernièrement…

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George Harrison – George Harrison (1979)
On connait la carrière solo de George Harrison surtout pour son premier album All things must past tandis que cet album m’a semblé obscur au premier regard. À l’écoute de l’album, on se rend compte que Harrison n’était plus vraiment au diapason des tendances à la mode en 1979 (Personnelement, je dirais que il a toujours été le plus conservateurs des Beatles… mais c’est négociable). En gros, sur cet enregistrement au titre inspiré, ça suinte le soft-rock par les hauts-parleurs. Mais c’est pas totalement dénué d’intérêt, c’est tout de même très bien ficelé et on apprécie entendre le jeu distinct d’Harrison à la guitare à l’avant-plan. En fait, je dirais que c’est un album qui sonne comme si Billy Joel jouait de la guitare au lieu d’un piano, ça devient jamais un peu violent.
Titres d’intérêt : Not Guilty (Un titre travaillé d’abord pour le White Album des Beatles, mais rejeté à l’époque), Blow Away, Love comes to everyone.
Titre très particulier : Here comes the Moon (une réponse à Here comes the Sun… inspiré le George)

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Phil Collins – No Jacket Required (1985)
Ah là, je vous sors une grosse bombe d’heavy-soft-rock!
Ça m’a pris quelques temps avant de m’avouer à moi-même que j’étais devenu accro après la première écoute de l’album… C’est tellement fait de « crochets » qu’on peut pas réprimer l’envie de mémoriser les refrains et de tapper du pied (ce qui doit être normal compte tenu du fait que l’artiste en question est à prime abord un excellent batteur). Toutefois, je ne peux pas m’empêcher de penser que Collins ne va pas tellement plus loin que ce que faisait à l’époque son groupe, Genesis… mais ce n’est pas une opinion, mais un fait généralement accepté dans la société occidentale. En fait, il se recopie lui-même à même l’album (Sussudio vs. Who said I would). Mais on lui pardonne, c’est Phil Collins.
La bombe interplanétaire : Sussudio (qu’est-ce que ça veut dire? je n’en ai aucune foutue idée).
Le refrain qui tue : I don’t wanna know (avec un pont qui résume les années 1980 en 35 secondes).
Le succès rock-matante qui fait pleurer : One more night.

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Offenbach – Traversion (1979)
Eh oui, Offenbach, GERRY BOULET. Oubliez Rendez-vous doux et Gerry le « rockeur au coeur tendre », ici c’est sérieux… ou presque. Si on ne peut parfois pas réprimer un rire à l’écoute du chanteur qui s’époumonne sur des paroles quelques peu absurdes, je dois reconnaître que se trouve là l’un des meilleurs albums de « vrai » rock de l’histoire de la musique populaire québécoise, rien de moins selon moi. Extrêmement bien jouée et composée, la galette est ornée d’une multitude de titres mémorables dans l’histoire du groupe : Ayoye, Mes blues passent pu dans porte, Je chante comme un coyote, Deux autres bières, etc. Le secret de cette qualité : le parolier de la majorité des titres est Pierre Huet, qui fut aussi parolier pour Beau Dommage. En somme, un must pour les amateurs de rock québécois.
L’ouverture très Deep Purple : Je l’sais ben.
Gerry Boulet et ses trippes : Je chante comme un coyote, Ayoye.
Le hit qui fait bouger : J’ai le rock n’Roll pis toé.


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Death on the Stairs.

Ayant depuis au moins 2003 plusieurs de leurs titres en Mp3 sur mon disque dur, ce n’est que cette année que je me suis procuré les deux albums de The Libertines, sans trop savoir pourquoi j’ai tant attendu…

Groupe phare du renouveau indie britannique au début de la décennie, le groupe était à l’abord décrit comme étant la réponse anglaise à The Strokes et malgré sa très courte carrière (soit de 2002 à 2004) il est sûrement l’un des plus, sinon le plus, influent sur la musique rock actuelle britannique. Comme son nom peut l’indiquer le groupe était entouré d’une certain décadence autant dans sa musique que dans la vie de ses membres (on ne compte plus les frasques de Pete Doherty).

Bâti autour de la collaboration de Doherty et de Carl Barât qui se partageaient le chant et l’écriture, The Libertines avaient selon moi une petite sonnorité distincte avec leurs guitares jouées avec nonchalance et par improvisation ainsi que des paroles qui démontre une certaine culture urbaine digne de Morrissey (ce qui par ricochet a selon moi eu une influence sur Arctic Monkeys).

Débutant par Vertigo, petit titre urgent bourré d’alcool dans la lignée des Strokes, l’album Up the Bracket enchaîne ensuite sur Death in the Stairs, pour moi premier classique du groupe, où le son du groupe se dévoile vraiment avec les guitares jouées salement alors que les deux chanteurs se répondent à merveille. Puis arrive Horroshow digne du punk anglais de la fin des seventies (l’album est produit par Mick Jones ex-guitariste de The Clash, influence majeure sur le son selon moi) et deux autres bombes soit Time for Heroes et Boys in the Band, chantées respectivement par Doherty et Barât, toutes deux très british. Ensuite le rythme s’apaise et la guitare acoustique arrive pour Radio America, petite ritournelle facile mais démontrant la profondeur lyrique de Doherty avec des choeurs digne de The Beatles. Puis un cri strident de Doherty nous ramène à l’électrique pour Up the Bracket puis l’acoustique revient un peu dans le fond pour Tell the King, mais l’électrique est ramené encore une fois par des cris The boy looked at Johnny, qui n’a certainement pas été enregistrée à jeun… Begging et The Good Old Days passent bien puis arrive la fin avec deux autres classiques : I Get Along (c’est ici que je souligne l’excellent jeu du batteur Gary Powell) et What a Waster, regard sur l’abus de drogue (Doherty sait de quoi il parle…).

Bref, le son improvisé et live de l’album est selon moi ce qui rend le plus charmant l’album Up the Bracket en rendant justice au fait que The Libertines était un groupe qui offrait un spectacle débauché… et une sacrée claque à la britpop proprette!

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