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CHOM.

La radio de CHOM 97.7 FM c’est une légende au Québec – à tout le moins dans le rayon de diffusion de la station -, presque tous les amateurs de rock du pays, vieux et moins vieux, connaissent la station, c’est un must. Personnellement, si je ne trouve rien à mon goût sur les ondes, je retourne automatiquement, sans même y penser, à cette station. C’est un réflexe héréditaire chez des gens comme moi, élévés par un ou des parents qui synthonisait ad vitam eternum le 99,7 FM, sauf parfois pour écouter les émissions d’humour des canaux francophones – qui ne sont plus aussi drôle qu’avant d’ailleurs (la présence d’Éric Salvail est patente).

Mais personne ne parle vraiment de CHOM dans les médias, c’est une espèce de gros bouche à oreille – le repère caché des vieux rockers québécois. De plus, si la station est anglophone… je ne connais que des auditeurs francophones. Ainsi, si vous êtes attentifs à l’écoute, lorsqu’il y a des concours ou des demandes spéciales en ondes, l’anglais très cassé des participants trahit indubitablement leur langue maternelle.

Grosso modo, le fait anglophone de CHOM s’explique par la législation du CRTC qui oblige – avec raison tout de même, selon moi – les canaux francophones à diffuser 60% de musique francophone québécoise – une obligation que n’a pas une chaîne anglophone. Mais, dans le domaine du Classic Rock – le segment visé par le 97.7 – disons que l’offre franco-québécoise est famélique… et même parfois très quétaine. Néanmoins, la station diffuse tout de même de temps à autre du Beau Dommage, Harmonium, Offenbach et Pagliaro, tandis leurs animateurs font parfois quelques commentaires en français, juste de même.

Justement,  parlons de ces animateurs. Excepté Sharon Hyland, qui est une femme – en tout cas, je n’entends pas vraiment une pomme d’Adam résonner dans sa voix -, je n’arrive pas à différencier les animateurs mâles. Même après près de 22 ans d’écoute, et des séances plus attentives pour tenter de les distinguer, niet, toujours le même gars avec une grosse voix cool qui me vient à l’esprit, qu’il soit 8h, 16h ou 3h33 du matin.

Enfin, venons en au contenu musical de CHOM. Empiriquement parlant, dès lors que nous synthonisons le poste, nous avons une chance sur quatre de tomber soit sur :

  1. Stairway to Heaven de Led Zeppelin
  2. The Spirit of the Radio de Rush
  3. Summer of ’69 de Bryan Adams
  4. American Woman de The Guess Who

Vous remarquerez que trois de ces quatre titres sont canadiens, c’est que les chaînes radio anglophones ont elles aussi une obligation de passer 60% de contenu canadien en onde. Ce qui fait que les Rush, Adams, Guess Who et autres Neil Young ainsi que BTO jouent souvent en ondes, étant pratiquement les meilleurs rockers canadiens. De plus, on a aussi droit à des artistes plus obscurs maintenant mais potables tels que April Wine, Colin James ou Kim Mitchell.

Par contre, l’envers de la médaille du contenu canadien, c’est que pour ne pas trop se répéter – car on a vite fait le tour du jardin classic rock canadian comme vous pouvez le constaster – les disc-jokeys de CHOM passent du Nickelback, Puddle of Mudd et Tea Party, soit du gros cacacanadien bien sale à mes oreilles (comme on en fait partout dans le monde tout de même).

Entre tout ça, dans le 40% de contenu non-canadien, là c’est le Pérou, Led Zeppelin par dessus Genesis, Pink Floyd, David Bowie, Bob Dylan, The Beatles, The Eagles, U2, The Clash, The Doors, Black Sabbath, Yes, The Rolling Stones, etc. etc. Donc, tout du bon pour une éducation musicale saine au classic rock

C’est tout ça CHOM pour moi. Voilà.

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Yours truly, angry mob.

Bon j’ai enfin trouvé une certaine inspiration pour m’exprimer sur un blogue, oublions donc tout le flafla d’introduction usuel. Je commence sans tambour ni trompette (vraiment ça c’était une expression terrible à mettre sur un blogue consacré à la musique… je m’en excuse sincèrement).

Mon premier sujet sera le groupe britannique Kaiser Chiefs, qui a lancé récemment son deuxième opus Yours Truly, Angry Mob et que j’ai vu en spectacle mardi dernier au Spectrum de Montréal appuyés par The Walkmen (que j’ai personnellement trouvé relativement moyens, peut-être que j’avais trop d’attentes) et par Annuals (Deux mot : belle claviériste). Bref, ils nous ont offert une prestation qui a dépassée mes attentes tout de même, c’était très divertissant disons. Le chanteur Ricky Wilson (du même nom que le défunt guitariste de The B-52’s) était en feu et en voix alors qu’ils nous ont débité tous leurs hits dans la première partie du spectacle (I predict a riot, Ruby, Everyday I love you less and less, Nananana) alors que tous le reste était tout aussi ravageur. Enfin, tout ceci s’est terminé dans un Oh my god endiablé alors qu’une certaine fille (appellée affectueusement Trash) a décidé de se dénuder en haut de la ceinture, ce qui m’a amené à me demander si je n’étais pas en fait à un show de Mötley Crue

Pour ce qui est de leur deuxième album Yours Truly, Angry Mob, que je me suis procurré suite au spectacle après plusieurs semaines d’hésitations, je dois dire qu’il est très bon… mais sans plus! Ce n’est certainement pas un album qui sera cité plus tard comme ayant été une influence pour de futurs artistes puisqu’il s’inspire lui même (parfois trop) de plusieurs de ses prédecesseurs. L’influence de The Smiths est évidente sur Ruby alors que des petits airs de Morrissey (Stephen Street un de ses anciens accolytes produit l’album en fait, ce qui peut expliquer certaines choses), The Jam et The Clash trainent durant pas mal tout l’album, ce qui n’est pas totalement mauvais non plus. L’album s’écoute très bien même s’il risque de mal traverser l’épreuve du temps, on passe un bon moment toutes les chansons ayant un petit accro. Les paroles sont faciles à retenir, n’étant pas très poétiques ou compliquées, et les mélodies viennent rapidement. Fait bizarre, sur Try your Best on peut même penser à Depeche Mode. Sinon, Ruby est très contagieuse tout comme sa suivante, The Angry Mob (qui peut nous sembler être une suite à I predict a Riot du premier album Employment) ainsi que Heat dies Down. Enfin, pour le prix qu’il m’a coûté, soit 9.99$, il en vaut certainement la peine sans nécessairement crier au génie, on passe un bon temps.

Donc c’est à conseiller pour les amateurs de Rock britannique, à la limite du Indie à mon avis…

(Ce texte, comme tout les suivant, a été composé d’un trait il se peut donc que je sois incohérent, soyez indulgents… c’est ce qui fait la beauté des blogues.)

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