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The Dears, mes chéris. (No Return)

Comme certains d’entre-vous le savent peut-être déjà, je suis absolument fou de The Dears, comme en témoignent ces billets : You and I are a Gang of Losers et Disclaimer. En fait, j’ai un coup de foudre perpétuel pour ce groupe. À chaque fois que j’en découvre un nouveau morceau, je tombe sous le charme.

Tout a commencé au Cégep, lorsque j’ai découvert le groupe avec les simples 22: The Death of All Romance et Lost in the Plot. Puis, par un beau soir de décembre 2006, coup de massue au défunt Spectrum lors d’un spectable mémorable de la tournée Gang of Losers, je n’ai plus été le même homme depuis, c’est tout dire. Quelle voix (Murray Lightburn), quels musiciens, quelle intensité! Ensuite, c’est la folie : l’achat coup sur coup de No Cities Left et Gang of Losers que je branchent en intraveineuse. J’attendis patiemment ma nouvelle dose pour apprendre que le groupe était au bord du naufrage, 4 membres sur 6 ont quitté en 2008, catastrophe! Mais, le chanteur et sa compagne claviériste tiennent le fort et nous offrent Missiles qui me retourne encore tout à l’envers. Nouveau charme avec une nouvelle (et très efficace) équipe en janvier 2009 à l’Église St. James, spectacle mémorable autant pour la musique que pour l’ambiance.

Incapable d’attendre un nouvel album, j’avais encore besoin d’une dose fraîche. J’ai donc fouillé un peu pour trouver un EP lancé en 2001, Orchestral Pop Noir Romantique, dont j’avais entendu quelques bribes. Pratiquement introuvable dans les bacs, j’ai donc dû l’acheter par eBay.

Là, je suis totalement subjugué par l’ensemble, mais plus particulièrement par No Return, qui malgré une certaine longueur dans son introduction, frappe dans le mille avec son romantisme sombre et sa mélodie lyrique. Bref, j’en perd mes mots…

À vous de juger.

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Disclaimer.

Bon je suis pas mal dans les travaux d’université en ce moment, mais après quelques jours de travaux intensifs, je m’offre une petite pause ce soir. J’aurais bien aimé écrire un autre billet depuis le temps mais ou bien le vouloir était déficient, ou bien le temps l’était malgré la volonté. Ce faisant, ce soir je suis inspiré et j’ai relativement le temps, parce que je suis claqué.

Donc, sujet du présent billet : The Dears et leur toute dernière galette, Missiles. Fan de ce groupe depuis un spectacle en décembre 2006 d’une intensité que je n’ai que très peu rencontrée depuis (hormis une série de trois spectacles en une semaine au mois d’août dernier : Pierre Lapointe, Paul McCartney et Radiohead. La totale quoi). Bref, j’ai acheté l’album il y a quelques semaines. Depuis, il roule en boucle dans mon lecteur CD et sur mon iPod. Intensité? Oh que oui!

Si The Dears a perdu le 4/6e de ses membres durant le processus de création de l’album. La qualité et les compositions ne s’en font pas tant ressentir. En effet, Murray Lightburn EST The Dears, sans lui niet… le reste on s’en fout un peu. Malgré toute, je regrette les guitares trachantes de Patrick Krief, la batterie furieuse de George Donoso III et la basse mélodieuse de Martin Pelland. Toutefois, le premier participe à quelques titres sur l’album, le second s’est tout de même prêté au jeu pour bien faire… mais on y sent moins d’entrain.

En général, Missiles sonne relativement à mi-chemin entre Gang of Losers et No Cities Left. Cependant, il n’est tout de même pas dénué d’une personnalité propre selon moi. Si l’on n’y trouve pas nécessairement l’excellente cohésion de groupe de GOL, l’album n’est pas aussi riche et grandiose que NCL. On y retrouve certes des couches de claviers à l’infini parfois, mais peu de cordes et de cuivres. Ce faisant, l’on plane à plusieurs reprises comme par exemple sur Dream Job, qui se développe lentement mais sûrement, réussie.

L’album commence par une ambiance relaxante puis un petit rock très écho sur Disclaimer où Lightburn semble décharger tout ce que le groupe a vécu depuis quelques mois. Money Babies est un petit ramassis qui ne sonne comme rien de ce que The Dears ont fait auparavant, réussi malgré les paroles pas mal nunuches (j’en ai même trouvé une version française sur iTunes, marrant : Notre argent est élastique/Faut trouver du lait pour le bébé). Sur Berlin Heart, on retourne sur la douceur qui monte en force encore une fois lentement et sûrement puis qui atteint des sommets intéressants avec… un banjo! Je trouve l’intégration fort bien réussite, bizarrement.

Selon moi, les bijoux de l’album sont sans contredit Lights Off (une synthèse réussie de GOL et NCL, avec Krief en prime) ainsi que Meltdown in A Major (un autre merveilleux titre qui se développe lentement, avec un coeur qui vient chercher). Quant à Demons, on se croirait revenir à Hollywood Bedtime Story avec les claviers et les guitares simples. Sur Missiles, on entend un autre titre de The Dears où tout est tranquille pour les trois premiers quarts puis explose avant la fin. Crisis 1&2, chantée en partie par Natalia Yanchak, rappelle There There de Radiohead tant au niveau des guitares que des tambours, petit bémol tout de même pas agaçant… Enfin, Saviour vient résumer à merveille l’album, quoique en dix minutes, cuivres en prime.

En somme, Missiles est un album extrêmement bien réussi. Toutefois, je regrette tout de même que l’on ai pas eu droit à un autre album aussi cohérent que Gang of Losers mais je les félicite de ne pas avoir voulu recréer un deuxième No Cities Left. Moins de guitares, plus de claviers. Mais quelque chose qui vieillit très bien au rythme des écoutes…

La bombe : Disclaimer.
La carte cachée : Lights off.
Le frisson dans le dos : Les courts coeurs dans Meltdown in A Major.

Money Babies.

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You and I are a Gang of Losers

Il y a de ces albums que l’on écoute sans arrêt sans trop savoir pourquoi et qui en plus deviennent meilleurs à chaque écoute, personnellement Gang of Loser de The Dears fait partie de cette catégorie. Après les avoir vu en spectacle en décembre dernier, je suis totalement tombé sous le charme de ce groupe montréalais qui avait fait parler de lui en 2003 suite à la sortie du génial No Cities Left. La prestation en elle-même fût indescriptible alors que le chanteur Murray Lightburn était en forme et en voix (et quelle voix!) tandis que son band s’occupait de lui fournir un instrumental solide et sans faille.

Dans Gang of Losers, Murray Lightburn se préoccupe moins de nous chanter l’amour-catastrophe (si on peut l’appeler ainsi…) dont il nous parlait généralement dans No Cities Left. Ses paroles sont alors plus vagues et il nous parle bien souvent de recherche d’égalité sociale ou de reconnaissance sociale (je cherche mes mots en fait…) comme dans Ballad of Humankindness (Il y soulève le fait qu’il a été déjà été un sans-abri). Par contre, il m’apparait clair qu’il sous entend l’esclavage et les problèmes d’émancipation dans You and I are a Gang of Losers, Whites Only Party et enfin, Find our way to freedom. Plus courtes que sur le précédent album, les chansons ont selon moi plus d’impact et de personnalité même si elles y sont moins symphoniques et riches, ce qui est tout à l’avantage du grand talent brut de Lightburn. Les claviers sont moins omniprésents par contre, mais les guitares sont devenues plus trachantes et actives, trahissant encore une influence de The Smiths avouée…

La bombe : Ticket to Immortality
Le frisson : Hate then Love et la finale de Find our way to freedom
La carte-cachée : Ballad of Humankindness

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Classé dans indie, musique