Archives de Tag: The Little Flames

L’Âge de la Sous-estimation (Sic).

Bon un autre billet en si peu de temps (le dernier écart entre deux billets était de près de trois mois), wow. En fait, cette pratique me permet de faire asbstraction de mes présents travaux d’université… tout en conservant mon verbe à vif.

Depuis quelques mois, j’ai tenté à quelques reprises de jeter ici mes impressions sur The Age of the Understatement le premier album de The Last Shadow Puppets, projet parallèlle d’Alex Turner, des Arctic Monkeys, sorti en mai dernier. Malheureusement, toute tentative a été suivie d’une baisse d’inspiration rapide, ce malgré le fait que les dites chansons aient tourné régulièrement durant l’été 2008 sur mon iPod et à travers mon système de son Marantz.

Allié à Miles Kane de The Rascals, et anciennement de The Little Flames, Turner sort carrément du sentier tracé avec les Monkeys. Exit les petites guitares tranchantes et le petit indie-rock minimaliste. Les deux comparses partagent les guitares et les voix, qui se ressemblent à s’y méprendre en passant… J’ai oublié de dire qu’ils ont engagé un orchestre d’une vingtaine de musiciens pour l’occasion, sous la direction et les arrangements d’Owen Pallett, qui occupe la même fonction chez Arcade Fire, aussi connu pour son propre projet : Final Fantasy.

Réalisé par James Ford, le même qui avait produit Favourite Worst Nightmare, The Age of the Understatement est une très belle surprise en soi à mon avis. J’avais des doutes à l’abord lorsque j’ai entendu parler du projet la première fois. En effet, je suis toujours dubitatif lorsqu’un petit rocker affirme que son projet album sera enregistré avec un orchestre… j’ai sous-estimé Alex Turner. Bourré de talent, il se laisse aller avec Kane au jeu de la pop intelligente, à la sauce spectorienne si l’on veut. De plus, le son de guitare « mystérieux » qui avait été évoqué dans le dernier album des Monkeys est ici utilisé à très bon escient. Bref, du bonbon pour moi.

L’album démarre en vitesse avec le titre éponyme. Grandiose, on se laisse charmer rapidement… malgré le manque de présentations. On est convaincu dès lors du bienfait du projet. Puis, Standing next to you nous ramène directement dans la pop british des sixties, comme en fait foi son vidéoclip en fait. Sur Calm like you, les cuivres et l’orgue entrent en jeu, on varie. Avec Seperate but ever Deadly, on finit par se souvenir qu’un des camarades est un Monkeys, intéressante perspective.

Sur The Chamber, l’album prend une allure plus mystérieuse, plus douce. Mais on revient rapidement à quelque chose du plus tribal avec Only the Truth pour ensuite baisser la cadence sur My mistakes were made for you. Puis, Black Plant nous fait retomber dans une petite folie sixties, digne de la trame sonore d’un James Bond, version Sean Connery. Le mystérieux revient de l’avant avec I don’t like you anymore pour finalement se développer raidement avant la fin. La même ambiance continue avec un orgue, et plus de cordes, sur In my Room (sérieusement ce titre doit être revenu 50 fois dans l’histoire du pop-rock…).

Mais mon coup de coeur de l’album est sans contredit Meeting Place qui avant la fin de l’album nous présente un titre qui se développe en douceur et qui est bien poli par l’orchestre. Merveilleux, du bonbon. Puis la fin arrive avec The time has come again qui amène l’éternelle petite balade acoustique, Turner en solo. Bref, on est charmés et les attentes sont rencontrées. Que nous réserve Alex Turner en 2009 ? Sûrement un quatrième album en trois ans et demi, productif le gars… personnelement, je lui prédis un très bel avenir, sans équivoque.

La Bombe : The Age of the Understatement.
La Carte-cachée et le frisson dans le dos : Meeting Place.

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I’ll walk you up, what time’s the bus come?

J’ai acheté au moins 3-4 autres albums depuis que je possède le deuxième des Arctic Monkeys Favorite Worst Nightmare, mais rien n’y fait je suis totalement accro (la dernière fois c’était pour Gang of Losers de The Dears et A Weekend in the City de Bloc Party) depuis environ un mois et demi et suite à un spectacle enlevant, quoique sans rappel et sans 505. Alors, j’ai été jusqu’à acheter 3 de leurs singles cette semaine et en plus j’ai mis sur commande leur EP Who the Fuck are the Arctic Monkeys! Je me suis dit que tant qu’à acheter des singles (chose absurde ici bas en Amérique…) aussi bien acheter ceux d’un groupe contemporain dont la collection n’est pas encore large et dont on dit un grand bien de leur B-Sides…

Je n’ai toutefois pas trouvé le single de I bet you look good on a Dancefloor (celui qui a lancé la folie en Angleterre en Octobre 2005…) mais ça viendra assez vite. Je me suis donc procuré When the Sun Goes Down, Leave Before the Lights Come On et Brianstorm.

When the Sun Goes Down fût le deuxième single lancé par Arctic Monkeys et se hissa lui aussi au #1 du palmarès britannique suite à I Bet you Look Good on a Dancefloor. Personnellement ce titre est mon favori de l’album Whatever People say I am, That’s what I’m not avec The View from the Afternoon et il est accompagné des B-Sides Stickin’ on the Floor, Settle for a Draw et 7. Alors que le premier est un petit titre urgent et rapide comme le groupe en a le secret (on dirait même une publicité de iPod…), le deuxième est un très bon compromis entre ce qui s’est fait dans le 1er et le 2e album tandis que le troisième est tout droit dans la lignée de Still take you home.

Leave Before the Lights Come On (vidéo ci-dessous) est un single hors-album (chose commune en Angleterre) sorti à l’été 2006 en Angleterre ce qui rend ce titre relativement inédit en Amérique en dehors des cercles avisés. Le titre est rapidement devenu l’un de mes préférés du groupe depuis la première écoute avec une mélodie accrocheuse et des paroles intéressantes, qui aurait pu facilement être une des bombes du deuxième album. Les deux B-Sides sont aussi très intéressants alors que Put Your Dukes up John, une reprise de l’obscure groupe The Little Flames maintenant apparement séparé, est tout aussi dansant que mystérieux. Mais la grande surprise provient de Baby I’m Yours une reprise d’une chanson « quétaine » des années ’70, alors qu’ils nous avaient habitué à un son live, cru et guit-bass-drums, le groupe signe ici un morceau leché avec un arrangement de cordes et des choeurs très Motown. Il me fait plaisir de dire que c’est très réussi ce qui démontre une certaine prodondeur…

Brianstorm premier single lancé pour leur second album Favourite Worst Nightmare débute plutôt par une introduction (avec ensemble de cordes…) qui trahit une influence de la musique de films dans If you found this it’s probably too late (qui sert d’introduction dans leurs spectacles) qui enchaîne très rapidement encore par un court titre urgent pour passer à Brianstorm. Le 2e B-Side Temptation greets you like your naughty friend aurait pu facilement se retrouver sur l’album si ce n’aurait été de la collaboration intéressante (mais pas si surprenante connaissant leurs penchants hip-hop) de Dizzee Rascalz et avec une phrase comme  » I don’t ever want to hate you, so don’t show me your bed « . C’est tout à fait pareil pour le 3e B-Side What if you were right the first time? l’un des titres les plus raw fait par le groupe avec l’utilisation évidente d’une Big Muff (profond fuzz) dans le bridge. Bref, le single de Brianstorm est quant à moi le plus solide des trois que je me suis procuré alors que chacun des titres fait en sorte qu’il semble être un album. Ce qui me fait dire que si l’on peut utiliser d’aussi bon titres comme B-Sides c’est qu’il y en a de meilleurs qui seront mis sur album à l’avenir…

Donc en attend la réception de Who the Fuck are the Arctic Monkeys et la sortie imminente du single Fluorescent Adolescent (ce sera une bombe)….

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