Archives de Tag: The Smiths

You and I are a Gang of Losers

Il y a de ces albums que l’on écoute sans arrêt sans trop savoir pourquoi et qui en plus deviennent meilleurs à chaque écoute, personnellement Gang of Loser de The Dears fait partie de cette catégorie. Après les avoir vu en spectacle en décembre dernier, je suis totalement tombé sous le charme de ce groupe montréalais qui avait fait parler de lui en 2003 suite à la sortie du génial No Cities Left. La prestation en elle-même fût indescriptible alors que le chanteur Murray Lightburn était en forme et en voix (et quelle voix!) tandis que son band s’occupait de lui fournir un instrumental solide et sans faille.

Dans Gang of Losers, Murray Lightburn se préoccupe moins de nous chanter l’amour-catastrophe (si on peut l’appeler ainsi…) dont il nous parlait généralement dans No Cities Left. Ses paroles sont alors plus vagues et il nous parle bien souvent de recherche d’égalité sociale ou de reconnaissance sociale (je cherche mes mots en fait…) comme dans Ballad of Humankindness (Il y soulève le fait qu’il a été déjà été un sans-abri). Par contre, il m’apparait clair qu’il sous entend l’esclavage et les problèmes d’émancipation dans You and I are a Gang of Losers, Whites Only Party et enfin, Find our way to freedom. Plus courtes que sur le précédent album, les chansons ont selon moi plus d’impact et de personnalité même si elles y sont moins symphoniques et riches, ce qui est tout à l’avantage du grand talent brut de Lightburn. Les claviers sont moins omniprésents par contre, mais les guitares sont devenues plus trachantes et actives, trahissant encore une influence de The Smiths avouée…

La bombe : Ticket to Immortality
Le frisson : Hate then Love et la finale de Find our way to freedom
La carte-cachée : Ballad of Humankindness

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Classé dans indie, musique

The Queen is Dead, boys.

À l’heure où j’écrit ces lignes, je me suis trouvé de quoi me divertir pour la soirée pour éviter de faire mal à mes finances en allant voir Modest Mouse au Métropolis juste pour Johnny Marr, un de mes idoles de guitare qui vient de joindre ce groupe à temps plein. Pour les incultes il fût le guitariste/compositeur de The Smiths de 1984 à 1987 et il est à mes yeux un foutu guitariste parce qu’en étant le seul du groupe il a su créer une rythmique « active » disons. En fait, il a su avec génie faire des riffs de guitare qui sonnaient à la fois comme des leads (désolé pour mes amis musiciens qui sont habitués aux « grands » termes, mais c’est comme ça que je peux l’exprimer). Bref, lorsque The Smiths s’est séparé en 1987 suite à la sortie de Strangeways, here we come et que Morrissey a décidé de continuer en solo, l’absence de Marr s’est fait sentir tout de suite dans ses enregistrements subséquents malgré qu’il reste un foutu auteur/interprète…

Alors que j’ai pu me procurer une table tournante de bonne qualité enfin il y a quelques semaines (salutations à mon grand-père paternel), j’ai acheté quelques 33 tours usagés et pas chers dont The Queen is Dead, l’album classique de The Smiths. Avec des titres tels que The Boy with the Thorn on his side, Some Girls are bigger than others, There is a light that never goes out et Bigmouth Strikes Again l’oeuvre renferme de grands classiques du groupes (et de foutues performances de Marr). Des titres comme Cemetry Gates ou Frankly, Mr. Shankly sont aussi ravageurs avec la petite « innocence sarcastique » qu’on aime tant chez Morrissey. Mais ma préférée reste l’ouverture The Queen is Dead avec sa batterie apocalyptique, ses guitares « lousses » ainsi que l’urgence dans la voix, hymne anti-monarchiste digne de Morrissey encore une fois…

Bref, cet album sorti en 1986, alors que la new-wave synthétisée prédominait, est certainement un classique et une pierre d’assise de l’Indie actuel, avé Morrissey-Marr!

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Yours truly, angry mob.

Bon j’ai enfin trouvé une certaine inspiration pour m’exprimer sur un blogue, oublions donc tout le flafla d’introduction usuel. Je commence sans tambour ni trompette (vraiment ça c’était une expression terrible à mettre sur un blogue consacré à la musique… je m’en excuse sincèrement).

Mon premier sujet sera le groupe britannique Kaiser Chiefs, qui a lancé récemment son deuxième opus Yours Truly, Angry Mob et que j’ai vu en spectacle mardi dernier au Spectrum de Montréal appuyés par The Walkmen (que j’ai personnellement trouvé relativement moyens, peut-être que j’avais trop d’attentes) et par Annuals (Deux mot : belle claviériste). Bref, ils nous ont offert une prestation qui a dépassée mes attentes tout de même, c’était très divertissant disons. Le chanteur Ricky Wilson (du même nom que le défunt guitariste de The B-52’s) était en feu et en voix alors qu’ils nous ont débité tous leurs hits dans la première partie du spectacle (I predict a riot, Ruby, Everyday I love you less and less, Nananana) alors que tous le reste était tout aussi ravageur. Enfin, tout ceci s’est terminé dans un Oh my god endiablé alors qu’une certaine fille (appellée affectueusement Trash) a décidé de se dénuder en haut de la ceinture, ce qui m’a amené à me demander si je n’étais pas en fait à un show de Mötley Crue

Pour ce qui est de leur deuxième album Yours Truly, Angry Mob, que je me suis procurré suite au spectacle après plusieurs semaines d’hésitations, je dois dire qu’il est très bon… mais sans plus! Ce n’est certainement pas un album qui sera cité plus tard comme ayant été une influence pour de futurs artistes puisqu’il s’inspire lui même (parfois trop) de plusieurs de ses prédecesseurs. L’influence de The Smiths est évidente sur Ruby alors que des petits airs de Morrissey (Stephen Street un de ses anciens accolytes produit l’album en fait, ce qui peut expliquer certaines choses), The Jam et The Clash trainent durant pas mal tout l’album, ce qui n’est pas totalement mauvais non plus. L’album s’écoute très bien même s’il risque de mal traverser l’épreuve du temps, on passe un bon moment toutes les chansons ayant un petit accro. Les paroles sont faciles à retenir, n’étant pas très poétiques ou compliquées, et les mélodies viennent rapidement. Fait bizarre, sur Try your Best on peut même penser à Depeche Mode. Sinon, Ruby est très contagieuse tout comme sa suivante, The Angry Mob (qui peut nous sembler être une suite à I predict a Riot du premier album Employment) ainsi que Heat dies Down. Enfin, pour le prix qu’il m’a coûté, soit 9.99$, il en vaut certainement la peine sans nécessairement crier au génie, on passe un bon temps.

Donc c’est à conseiller pour les amateurs de Rock britannique, à la limite du Indie à mon avis…

(Ce texte, comme tout les suivant, a été composé d’un trait il se peut donc que je sois incohérent, soyez indulgents… c’est ce qui fait la beauté des blogues.)

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