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La grande liquidation du temps des fêtes.

La musique du temps des fêtes… ou la kryptonite des commis de magasins quelconques. Heureusement, je n’ai travaillé qu’un seul temps des fêtes (celui de 2005 pour être précis, pour le plus grand plaisir d’un de mes fidèles lecteurs) dans l’un de ces magasins (un dépanneur pour être encore plus précis) et je n’ai donc jamais appris à détester ce type de musique sans contredit très segmenté…

Bref, pour votre plus grand déplaisir – ou votre grande joie – voici un petite présentation dans le désordre très peu exhaustive et très subjective de ma musique favorite du temps des fêtes, agrémenté d’un soupçon de vidéos plus rouges et verts les uns que les autres.

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A Christmas DuelThe Hives & Cindy Lauper

Lancé l’an dernier, ce duo inespéré (ou plutôt ce combat) de Howlin’ Pelle et l’unusual girl sort complètement des sentiers battus habituellement empruntés par ce segment de la musique pop. Baveux à souhait, les protagonistes jouent au couple adultère et ne lésinent pas sur les révélations, à qui dit mieux. « I bought no gifts this year and I slept with your sister » de dire Pelle, « I bought no tree this year and I slept with your brother. I wrecked your Daddy’s car and went down on your Mother » de lui répondre Cindy… De plus, la musique est composée de manière à ce que l’on prenne les paroles pour un rien, superbe diversion!

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Happy X-Mas (War is Over) John Lennon

Ce que j’ai toujours trouvé particulier avec cette chanson, c’est à quel point je suis capable de supporter la voix de Yoko Ono… ce qui est un exploit en soi. Mais bon, elle l’a eu facile, Phil Spector (le producteur, dont je parlerai un peu plus bas) l’a noyée dans une mer d’enfants pour bien faire.

Pour la petite histoire, Lennon avait décidé de remplacer le christ dans christmas par un X en clin d’oeil à la censure de The Ballad of John and Yoko par quelques radios américaines puritaines en 1969…

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Do they know it’s Christmas?Band Aid 1984

Dans une des premières chansons lancées dans un but caritatif (ici, pour l’Afrique) le donneur en a pour son argent rayon chanteurs britanniques : le falsetto de Simon Lebon (Duran Duran), la voix sablonneuse de Sting et l’intensité de Bono dans le même trente secondes. L’amateur de synthés kitsch que je suis est aussi servi!

En bonne conscience, j’ai acheté la pièce sur iTunes pour un gros 1,29$… maintenant je vais pouvoir me bourrer la fraise en toute quiétude durant le temps des fêtes! Dieu que je me sens libéré, merci Bono!

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All Alone on ChristmasDarlene Love & The E Street Band

Écrite par Steven Van Zandt (le guitariste de Bruce Springteen), cette pièce fut incluse dans la trame sonore de Home Alone 2 : Lost in New York, d’où un très grand attachement personnel puisque j’ai dû écouter ce film environ 67 fois et 3 quarts. Darlene Love (la chanteuse par excellence de chansons de nowel, une préférée de Phil Spector, comme nous le verrons plus bas) se donne ici à pleins poumons pour ne pas être seule à Noël, appuyée par The E Street Band, l’habituel groupe de Bruce Springsteen, dont la présente est pleine de sens : leur jeu a toujours été pas très loin de la sonorité d’une chanson de Noël et ils simulent à merveille le style spectorien.

Selon ce que le vidéoclip nous montre, Mccauley Culkin lui-même a produit la pièce, faut croire que ça ouvre des portes être ami avec Michael Jackson…

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All I want for Christmas is you Mariah Carey

Bon comme je suis pas à une quétainerie près ça ne me gène absolument pas d’afficher mon amour pour cette pièce majestueuse et entraînante d’une chanteuse à voix. Ça rend joyeux en plus (à part peut-être le petit gars dans Love Actually). On ne réinvente pas la roue ici par contre, le vidéoclip démontre en effet la dette de Carey (qui a participé à l’écriture, pas de blagues) aux grandes années 1960 de la musique de Noël (j’aboutis bientôt à Phil Spector…), mais la grosse production des années 1990 embellit le tout.

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L’album Christmas SongsDiana Krall

Sortez votre chocolat chaud avec vos couvertures laineuses et foutez le feu au foyer, le Noël cool jazz est là. Ça fait très maman comme album (en fait, c’est même une maman qui me l’a fait découvrir : Émilie D. pour ne pas la nommer), mais on passe une douce soirée super bonasse à emballer les cadeaux pendant que les carrés au Rice Krispies refroidissent sur le comptoir.

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L’album A Christmas Gift for you from Phil Spector

Cet album est définitivement le chef d’oeuvre des albums de Noël, rien de moins. La production de Phil Spector (là vous vous dites : bon enfin on va finir par savoir un peu c’est qui) est à son meilleur et c’est sûrement là que l’influence de ce qui s’est avéré finalement être un meurtrier sera la plus durable. Depuis son lancement en 1963 TOUS les albums de Nowel ont repris les arrangements que l’on y retrouve, et même parfois carrément la production : réécoutez Mariah Carey et Darlene Love; normal pour cette dernière puisqu’elle y chante quelques titres, dont la puissante Christmas (Baby please come home)…

Et pour les arrangements, jugez par vous-mêmes

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À votre tour maintenant…

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CHOM.

La radio de CHOM 97.7 FM c’est une légende au Québec – à tout le moins dans le rayon de diffusion de la station -, presque tous les amateurs de rock du pays, vieux et moins vieux, connaissent la station, c’est un must. Personnellement, si je ne trouve rien à mon goût sur les ondes, je retourne automatiquement, sans même y penser, à cette station. C’est un réflexe héréditaire chez des gens comme moi, élévés par un ou des parents qui synthonisait ad vitam eternum le 99,7 FM, sauf parfois pour écouter les émissions d’humour des canaux francophones – qui ne sont plus aussi drôle qu’avant d’ailleurs (la présence d’Éric Salvail est patente).

Mais personne ne parle vraiment de CHOM dans les médias, c’est une espèce de gros bouche à oreille – le repère caché des vieux rockers québécois. De plus, si la station est anglophone… je ne connais que des auditeurs francophones. Ainsi, si vous êtes attentifs à l’écoute, lorsqu’il y a des concours ou des demandes spéciales en ondes, l’anglais très cassé des participants trahit indubitablement leur langue maternelle.

Grosso modo, le fait anglophone de CHOM s’explique par la législation du CRTC qui oblige – avec raison tout de même, selon moi – les canaux francophones à diffuser 60% de musique francophone québécoise – une obligation que n’a pas une chaîne anglophone. Mais, dans le domaine du Classic Rock – le segment visé par le 97.7 – disons que l’offre franco-québécoise est famélique… et même parfois très quétaine. Néanmoins, la station diffuse tout de même de temps à autre du Beau Dommage, Harmonium, Offenbach et Pagliaro, tandis leurs animateurs font parfois quelques commentaires en français, juste de même.

Justement,  parlons de ces animateurs. Excepté Sharon Hyland, qui est une femme – en tout cas, je n’entends pas vraiment une pomme d’Adam résonner dans sa voix -, je n’arrive pas à différencier les animateurs mâles. Même après près de 22 ans d’écoute, et des séances plus attentives pour tenter de les distinguer, niet, toujours le même gars avec une grosse voix cool qui me vient à l’esprit, qu’il soit 8h, 16h ou 3h33 du matin.

Enfin, venons en au contenu musical de CHOM. Empiriquement parlant, dès lors que nous synthonisons le poste, nous avons une chance sur quatre de tomber soit sur :

  1. Stairway to Heaven de Led Zeppelin
  2. The Spirit of the Radio de Rush
  3. Summer of ’69 de Bryan Adams
  4. American Woman de The Guess Who

Vous remarquerez que trois de ces quatre titres sont canadiens, c’est que les chaînes radio anglophones ont elles aussi une obligation de passer 60% de contenu canadien en onde. Ce qui fait que les Rush, Adams, Guess Who et autres Neil Young ainsi que BTO jouent souvent en ondes, étant pratiquement les meilleurs rockers canadiens. De plus, on a aussi droit à des artistes plus obscurs maintenant mais potables tels que April Wine, Colin James ou Kim Mitchell.

Par contre, l’envers de la médaille du contenu canadien, c’est que pour ne pas trop se répéter – car on a vite fait le tour du jardin classic rock canadian comme vous pouvez le constaster – les disc-jokeys de CHOM passent du Nickelback, Puddle of Mudd et Tea Party, soit du gros cacacanadien bien sale à mes oreilles (comme on en fait partout dans le monde tout de même).

Entre tout ça, dans le 40% de contenu non-canadien, là c’est le Pérou, Led Zeppelin par dessus Genesis, Pink Floyd, David Bowie, Bob Dylan, The Beatles, The Eagles, U2, The Clash, The Doors, Black Sabbath, Yes, The Rolling Stones, etc. etc. Donc, tout du bon pour une éducation musicale saine au classic rock

C’est tout ça CHOM pour moi. Voilà.

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Coldplay – Volume I.

Coldplay n’a vraiment pas besoin de présentation, j’irai donc droit au but : je ne suis pas fan, mais je ne suis pas loin. Un peu comme U2 – l’éternelle comparaison -, je l’écoute avec un plaisir relatif si l’une de leurs chansons passe à la radio (c’est toujours mieux que Rihanna, ou une septième chanson de Bryan Adams en seulement une heure à CHOM) ou lorsque quelqu’un de mon entourage fait jouer l’un de leurs albums. Par contre, de plein gré, c’est plus rare que Coldplay traîne dans mes oreilles. Je possède bien X&Y en CD depuis sa sortie en 2005, mais il se fait poussiéreux.

Par contre, après avoir été littéralement subjugué – et c’est pratiquement un euphémisme – par sa prestation au festival Osheaga de Montréal le 1er août dernier, j’ai décidé, de plein gré, de me mettre sur le cas Coldplay, album par album, juste pour entendre ce que ça suscitera dans mon esprit… Enjoy.

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Un samedi matin avec une fine pluie sur la fenêtre de la chambre à coucher et une humeur chaleureuse sous la pile de couvertures qui nous couvre depuis environ dix à douze heures.

C’est cette atmosphère que je ressens lorsque se mettent à jouer les premiers accords de Don’t Panic, ouverture toute en douceur du premier album de Coldplay, Parachutes, lancé en 2000. Cette impression colle tout au long de l’écoute de l’œuvre car le ton ne s’élève pratiquement pas plus dans les chansons qui suivent. En effet, le son de celles-ci se caractérise par l’utilisation constante de guitares acoustiques lentement gratées et d’une section rythmique subtile, et de temps à autre d’une guitare électrique tout aussi subtile et rarement overdrivée. Ainsi, vous dire que Yellow et Shiver sont les deux titres qui déménagent le plus vous donne une bonne petite idée du niveau de rock de la chose. Mais, contrairement aux albums qui suivront, l’utilisation de claviers est très restreinte sur Parachutes et le piano de Chris Martin n’apparaît que sur deux titres (Trouble, Everything’s Not Lost).

Sis sur une réalisation juste mais sans artifices, Parachutes est un album relativement uniforme et peu ambitieux, tout de même sans une once de prétention. Grosso modo, Coldplay y maîtrise le soft-rock à merveille, si je puis dire. Cependant, il m’a toujours semblé qu’il emprunte ici beaucoup à The Bends de Radiohead : réalisation semblable, voix un peu faussette, utilisation d’une réverbération subtile, sonorité de la guitare électrique dans les titres les plus doux, jeu de la section rythmique, etc. Ce n’est certes pas une mauvaise influence en soi, pour moi en tout cas, et pour un premier album la chose s’excuse de plus très facilement. Bref, les ressemblances avec des titres tels que High and Dry ou Nice Dreams ne relèvent pas de l’hallucination auditive à mes oreilles.

Enfin, même après plusieurs écoutes – sûrement de par son uniformité – il m’est difficile de discuter de Parachutes en pièces détachées. Du lot, Trouble s’élève toutefois selon moi au rang des meilleurs chansons du groupe par la charge de son refrain et annonce en quelque sorte les plus grandes envolées des albums qui suivent.

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Hot Fuss.

Été 2004, je suis jeune, j’ai une job (donc je suis « riche ») et j’ai une Nissan Sentra ’92 (couleur rouille avec des taches de rouges), toutes les possibilités sont donc miennes ! Dans mon taco rouillé se trouve un superbe système de son avec lecteur CD et je n’écoute jamais la radio FM car je m’offre maintenant tous les CD que je désire sans problème (argent et mobilité aidant). Arrive alors sur les ondes de Musique Plus un groupe qui attire mon attention avec une petite sonorité ’80s et de faux airs prétentieux (c’est ce que je croyais à l’époque). Ce groupe c’était The Killers avec leur hit Somebody told Me tourné en plein désert du Nevada, peu de temps après la révélation leur album était mien et le disque se mit à tourner un nombre incroyable de fois dans la voiture (Maxime Blanchette à l’appui)…

Débutant par ce qui semble être une émulation d’un bruit d’hélicoptère, Hot Fuss s’engage sur un riff de bass funk sur Jenny was friend of Mine avec le faux accent british (d’alors) du chanteur/claviériste Brandon Flowers, belle entrée en la matière digne d’un hymne d’aréna de Duran Duran! Puis, le hit Mr. Brightside enchaîne (toujours plaisant en karaoké) sur le cercle éternel de l’amour à sens unique puis Smile like you Mean it digne du U2 des années ’90. Arrive le méga tube Somebody Told Me empli de synthétiseurs et d’un riff de bass ravageur, titre inoubliable dans mon cas…

All these things that I’ve done rappelle encore U2 par son riff de guitare space et se donne des airs grandioses avec sa chorale (I’ve got soul but I’m not a soldier) tout comme Andy, you’re a Star que j’apprécie plus par contre (sûrement à cause du titre). Puis arrive quatre titres qui sonnent de la brique pop tout droit sortie des années 1980, commençant par une simple mélodie synthétisée sur On top enchaînant sur la très new-wave Change your Mind. Puis arrive Believe me Natalie encore une fois digne de U2, mais cette fois plutôt du temps de Joshua Tree avec sa guitare à écho, tout ceci se termine sur la très urgente Midnight Show dangereuse pour le plancher de dance. Mais la vraie fin est Everything will be Alright, titre moins intéressant totalement enregistré sur le laptop du chanteur, sûrement un démo jamais vraiment terminé…

Malheureusement, toute cette belle inocence de l’été 2004 fût perdue avec la sortie du second album, Sam’s Town, qui démontra que le groupe était peut-être finalement vraiment prétentieux et décida de devenir vraiment américain, exit l’accent british…

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